‹ Cours familier de Littérature - Volume 15Chapitre 145 sur 193 · V.

V.

«Aujourd'hui tout mon temps s'est passé en occupations, en affairages; ni lecture, ni écriture; journée matérielle. À présent, seule, en repos dans ma chambrette, je lirais, j'écrirais beaucoup, je ne sais sur quoi, mais j'écrirais. Je me sens la veine ouverte. Ce serait un beau moment de poésie, et je regrette de n'en avoir aucune en train. En commencer? Non, c'est trop tard, la nuit est faite pour dormir, à moins qu'on ne soit Philomèle; et puis, quand je commencerais quelque chose, demain peut-être je le laisserais aux rats. La réflexion me plonge vite au fond de toute chose, et je vois le néant dans tout, si Dieu ne s'y trouve pas.»