XVI.
La saison change.
Le 1er mars.
«Je me sens portée aux larmes; cependant je ne suis pas malheureuse. D'où cela vient-il donc? De ce que, apparemment, notre âme s'ennuie sur la terre, pauvre exilée!... Voilà Mimi en prière; je vais faire comme elle et dire à Dieu que je m'ennuie. Oh! moi, que deviendrais-je sans la prière, sans la foi, la pensée du ciel, sans cette pitié de la femme qui se tourne en amour, en amour divin? J'étais perdue et sans bonheur sur la terre. Tu peux m'en croire, je n'en ai trouvé encore en rien, en aucune chose humaine, pas même en toi.»
Le 15 mars.
«Une lettre, mais pas de toi! C'est d'Euphrasie qui me donne des nouvelles de Lili, tristes nouvelles qui me font craindre de perdre cette pauvre amie. Je vais à Cahuzac en faire part à ma tante.»