III.
Commençons par son portrait à vingt-cinq ans, car peu de ses contemporains l'ont connu, tant c'était un solitaire de la foule; il passait seul dans les rues, sur les promenades, le long de nos quais; on le remarquait à l'élégance de son costume, à la noblesse sans affectation de son attitude, à la sérénité de son beau visage, à la douceur affable de son regard; on se disait: «C'est quelqu'un au-dessus du vulgaire, c'est un diplomate étranger, c'est un jeune homme sur le front duquel la Providence a écrit une grandeur future.» On s'arrêtait, mais on ne savait pas son nom.