XXIV.
On sentait dans ces paroles hardies et convaincues un grand fonds de foi dans l'éternelle sagesse, qui s'ajourne quelquefois, mais qui ne se dément jamais. «On ne voudrait pas m'entendre aujourd'hui, nous disait-il encore, mais le moment n'est pas loin où l'on m'entendra; car les nations se sauvent toujours et se perdent toujours, et quand elles veulent décidément se sauver elles remontent aux lois de Dieu! Ces lois de Dieu, c'est moi qui les sais, ajoutait Balzac; sous un régime ou sous un autre, vous reviendrez à la loi des lois, l'unité de volonté!»
Sa figure s'illuminait alors d'un éclat divin. On souriait, mais on l'écoutait, et on devait finir par le croire. Il avait péché dans sa jeunesse malheureuse contre les moeurs, mais jamais contre le bon sens et moins encore contre Dieu.
Il était religieux comme sa mère et sa soeur; la solitude et le bonheur le ramenaient à Dieu.--Lisons maintenant ce grand moraliste.
LAMARTINE.
(_La suite au prochain entretien._)
CVIIe ENTRETIEN.
BALZAC ET SES OEUVRES.
(DEUXIÈME PARTIE.)