‹ Cours familier de Littérature - Volume 18Chapitre 95 sur 106 · IV.

IV.

Le drame du père Goriot commence avec une hideuse vérité, et finit avec une odieuse invraisemblance. C'est le roman de la canaille, depuis le forçat Vautrin, qui professe en paroles et en actions le cynisme du crime, et qui tue de sang-froid pour enrichir Eugène de Rastignac, jusqu'au père Goriot qui meurt pour favoriser le désordre de ses deux filles, et qui les étend lui-même, comme des victimes, sur le bûcher des prostitutions. Il peut exister de tels pères, me dira-t-on. Je réponds: Non! de tels pères ne seraient plus des pères, leur paternité ne produirait plus le respect, mais la honte! On ne s'intéresse plus du moment qu'on méprise; ce serait le miracle de l'infamie; or il n'est pas permis au romancier de faire des miracles. Ce roman se gâte en ce moment-là. Le livre tombe des mains honnêtes.

Voici le début du drame: