‹ Cours familier de Littérature - Volume 21Chapitre 151 sur 192 · C

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--Oh! quoi, dit-il, ils ont bien eu le coeur de couper les pampres qui montent innocemment de père en fils jusqu'à votre foyer!... Hélas! c'est trop vrai, ajouta-t-il en levant les mains au ciel et en regardant les feuilles mortes qui n'avaient plus la force de supporter le poids de leurs lourdes grappes flétries. Se peut-il que la malignité des hommes aille jusque-là? Ah! que j'y ai passé de bons soirs à causer à l'ombre, avec vos braves pères, en buvant une goutte du bon jus de vos ceps et en bénissant san Francisco des dons de Dieu pour les coeurs simples; mais à présent, continua-t-il, je ne repasserai jamais là sans maudire la perversité des méchants!... Mais non, ajouta-t-il en se reprenant, non, ne maudissons personne, même ceux qui nous font du mal; plaignons-les, au lieu de les haïr. La pitié est la charité des persécutés envers les persécuteurs: c'est la seule vengeance qui plaît à Celui qui est là-haut. Prions pour eux; n'est-ce pas plus malheureux d'être bourreau que d'être victime?