CCLXV
Mais la voilà qui rentre et qui va finir elle-même le récit.
Fior d'Aliza reprit la place qu'elle avait laissée, et continua en regardant sa tante:
--Je partis à pied avec cette lettre, et en promettant à mon père et à ma tante de revenir ainsi de Livourne tous les samedis pour leur rapporter tout ce qui serait nécessaire à leur vie, et pour passer avec eux le dimanche à la cabane, seul jour de la semaine où les galériens ne sortent pas pour travailler dans le port ou pour balayer les grandes rues de Livourne.
Ah! que de larmes nous versâmes en nous séparant au pied de la montagne! N'est-ce pas, ma tante et mon père? Mais enfin ce n'étaient plus des larmes mortelles, et nous avions l'espoir de nous revoir toutes les semaines, et de ramener enfin Hyeronimo libre et heureux auprès de nous.