‹ Cours familier de Littérature - Volume 28Chapitre 12 sur 142 · XLIV

XLIV

Il fit ensevelir cette femme amie dans l'église des Français, Saint-Louis, et quitta Rome pour aller pleurer à Naples.

Peu de temps après, il reçut de M. de Talleyrand sa nomination au poste de ministre plénipotentiaire à Sion, bourgade des Alpes, capitale de la petite république du Valais.

Il accepta et alla remercier Napoléon.

Le duc d'Enghien ayant été fusillé quelques jours après, il donna sa démission.

Madame Bacciochi et M. de Fontanes vinrent lui faire les reproches de l'amitié épouvantée. Il ne rétracta rien de son imprudence et de son indignation. Son royalisme, dont il s'est trop vanté, date de ce jour-là. Bonaparte ne témoigna aucun ressentiment. Les amis mêmes du prochain empire ne se retirèrent pas. M. Pasquier vint l'embrasser. Chateaubriand ne lui rendit pas assez, plus tard, le souvenir de ce généreux courage.