‹ Curiosa: Essais critiques de littérature ancienne ignorée ou mal connueChapitre 37 sur 45 · XXXV

XXXV

LES

PROVERBES EN FACÉTIES

D’ANTONIO CORNAZANO[112]

Les _Proverbii in facetie_ sont un des plus agréables recueils de Nouvelles que nous ait légués l’Italie, si riche en ce genre de littérature; c’était, au XVIe siècle, un petit livre populaire, qui se vendait orné de vignettes sur bois d’un travail aussi primitif que celles du _Bon Berger_, de Jean de Brie. Les bibliographes en ont relevé une vingtaine d’éditions, de 1518 à 1560, ce qui ne l’a pas empêché de devenir extrêmement rare. Renouard en a fait chez Didot l’aîné, en 1812, une réimpression qui, sans être commune, se trouve plus aisément que les éditions anciennes et dont le texte, beaucoup moins incorrect, nous a servi pour la présente traduction.

L’auteur d’un ouvrage qui a joui d’une si grande vogue, Antonio Cornazano, n’est plus guère connu que par lui, quoiqu’il en ait écrit bien d’autres. Comme tant de laborieux érudits de la Renaissance, il avait fondé sa renommée sur de volumineux travaux, où il croyait mettre tout son génie, et la postérité en lit seulement quelques pages légères, tombées de sa plume dans un jour de bonne humeur. Son fameux poème _De fide et vita Christi_, en _terza rima_, qui combla d’admiration ses contemporains et le fit égaler à Dante, est absolument négligé aujourd’hui, et les Allemands, qui savent tout, ignorent probablement qu’avant Klopstock il avait composé une _Messiade_. Ses _terze rime_ en l’honneur de la Vierge Marie ont eu le même sort, ainsi que son poème didactique en neuf chants sur l’art de la guerre; les six livres de Commentaires qu’il a soigneusement rédigés en Latin sur un des grands capitaines de son temps, Bartolommeo Coleoni, sont perdus dans la vaste compilation de Grævius et Burmann. Ce n’est ni comme émule de Dante et de Pétrarque, ni comme continuateur de Végèce et de Frontin qu’il s’est sauvé de l’oubli.

Il était né à Plaisance en 1431. Quelques biographes le font naître à Ferrare, où il résida les vingt dernières années de sa vie, mais il a lui-même parlé de Plaisance comme de sa ville natale en maints endroits de ses ouvrages, et pris le titre de _poeta Placentinus_ en tête de l’un d’eux. Passano, dans la petite notice qu’il lui a consacrée (_Novellieri Italiani in prosa_, 1878, tome Ier), rapporte que, comme il faisait ses premières études, il tomba vers l’âge de douze ans passionnément amoureux d’une jeune fille, et que son père, pour le guérir, l’envoya à l’Université de Sienne. Nous avons trouvé la confirmation de ce fait, d’ailleurs peu important, où nous n’aurions pas songé à la chercher, dans son poème à la Vierge: _De la sanctissima vita di Nostra Donna, a la illustrissima Madonna Hippolyta Visconti, duchessa di Calabria_, in-4° sans date ni lieu d’impression, de la plus grande rareté[113]. Le poète s’y dit alors âgé de vingt-huit ans:

_Da ch’io nacque... Ch’or compisce il vigesimo octavo anno, Sempre in amare ho la mia vita frusta;_

Depuis que je naquis... Or j’accomplis ma vingt-huitième année, Toujours à aimer j’ai dépensé ma vie;

et il ajoute:

_Uno angel vivo, un pin co i fructi d’oro, El fior de giorni miei posseduto hanno Fra sedeci anni..._

Un ange vivant, un _pin aux fruits d’or_, Ont possédé la fleur de mes jours Durant seize ans...

Douze et seize font bien vingt-huit, ce qui montre que malgré l’exil à Sienne il était resté fidèle, et ce _pin aux fruits d’or_ nous désignerait la famille de son adorée si nous étions suffisamment initiés aux mystères du blason.

Depuis 1455 il vivait à Milan, à la cour du duc Francesco Sforza, près duquel il avait été chercher fortune, qui l’avait accueilli avec faveur et qui le garda près de lui jusqu’à sa mort, arrivée en 1466. Ce fut là qu’il composa une bonne partie de ses œuvres. Le poème à la Vierge dont il vient d’être question, n’était pas son premier essai littéraire, et il avait débuté par des compositions d’un tout autre genre, plus conformes à son tempérament amoureux, car dans son Invocation du début il dit à la Madone:

_E pria che Morte in me l’arco suo schocchi, Redrizza, prego, in laude de toi rai, Le mie lascive rime e i versi sciocchi._

Avant que Mort sur moi ne détende son arc, Redresse, je t’en prie, en los de tes rayons, Mes rimes lascives et mes vers folâtres.

Ces rimes lascives et ces vers folâtres sont peut-être parmi les manuscrits de Cornazano que possèdent en assez grand nombre les Bibliothèques de Modène et de Florence, et que les biographes du poète, dont des extraits figurent dans le _Thesaurus_ de Grævius et Burmann, appellent _Elogia quædam_, _Poemata varia_, _Carmina in oculorum laudem_, titres Latins qui désignent fort probablement des ouvrages écrits en Italien. Un autre grand poème, en _terza rima_, comme le précédent: _Opera bellissima de l’arte militar, del excellentissimo poeta miser Antonio Cornazano_, imprimé seulement en 1493 (Venise, in-folio), doit être encore rapporté à cette époque, l’auteur en parlant ailleurs comme d’une œuvre de sa jeunesse, ainsi que le _De fide et vita Christi_, dont l’impression est de 1472. Cornazano tenait en outre, près du duc Francesco Sforza l’emploi qu’ont généralement les poètes de cour admis dans la familiarité des princes: il rédigeait ses missives amoureuses. «Les paroles,» dit-il, «peuvent aussi causer du plaisir aux belles jeunes femmes; j’en puis rendre quelque témoignage, moi qui fus une dizaine d’années à la cour de ce duc, souvent requis par Sa Seigneurie de composer pour elle des lettres d’amour et des sonnets[114].»

Du service de Fr. Sforza, Cornazano passa en 1466 à celui du célèbre condottiere Bartolommeo Coleoni, alors général de la République de Venise, dont il écrivit les hauts faits dans les plus minutieux détails et sous sa dictée, car le récit n’est pas poursuivi jusqu’à la mort du capitaine. Cet intéressant travail, qui est comme un abrégé de l’histoire de l’Italie dans la seconde moitié du XVe siècle, Coleoni ayant été activement mêlé à toutes les guerres de son temps, est en Latin; Cornazano ne l’avait pas fait imprimer de son vivant, et Grævius et Burmann en ayant rencontré le manuscrit l’ont inséré au tome IX, VIIe partie, de leur _Thesaurus antiquitatum et historiarum Italiæ_. Coleoni mort, en 1475, Cornazano revint à Plaisance et fut, en 1479, envoyé comme ambassadeur à Milan; il alla aussi en France, ainsi qu’il le rapporte dans son poème _De fide et vita Christi_, mais on ne sait à quelle date et à quelle occasion. En 1480 ou 1481 il passa à la cour d’Hercule d’Este, à Ferrare, qui l’accueillit et l’entretint avec bienveillance; il épousa, sur le tard, Taddea de Varro, appartenant à une ancienne et noble famille, et mourut une vingtaine d’années après, en 1500. Il fut enseveli dans l’église des Servites. Zilioli, dans ses _Vite de’ Poeti Italiani_, se contente de dire qu’il était aussi savant en Grec qu’en Latin, et qu’en Italien il écrivit divers ouvrages aussi utiles qu’amusants, honorable occupation, dans laquelle il passa gaîment sa vie et parvint à une sainte et joviale vieillesse. «Il avait en vers,» ajoute-t-il, «un style facile, agréable, et qui ne manquait pas de grâce, mais il était si licencieux en paroles que rien de plus, et usait de vocables que les gens de goût ne peuvent lire sans rougir.»

Cette critique, fort exagérée, ne peut s’appliquer à aucun des ouvrages de Cornazano dont nous venons de parler, et pas davantage à d’autres du même genre, tels que le traité _Del modo di reggere e di regnare_ et le _Triumphus Caroli Magni_ dont il y avait dans la Bibliothèque de Renouard un magnifique manuscrit sur parchemin en lettres d’argent, avec initiales en or et en couleur; elle vise uniquement les _Proverbes en facéties_, qui existent sous deux formes, en vers élégiaques Latins et en prose Italienne, sans qu’on puisse bien déterminer celle des deux langues à laquelle Cornazano avait d’abord donné la préférence.

Le recueil Latin, imprimé trois ans après la mort de l’auteur, porte ce titre: _Antonii Cornazani Placentini novi poetæ facetissimi quod de Proverbiorum inscribitur opus nunquam alias impressum, adeo delectabile et jocosum variisque facetiis refertum, ut unicuique etiam penitus mœsto hilaritatem maximam afferat. Impressum Mediolani per Petrum Martyrem de Mantegatiis, anno salutis MCCCCCIII, die ultima Septembris._ Une autre édition sans date, exactement sous le même titre, y compris le _nunquam alias impressum_, et ne différant que par le nom de l’éditeur: _impresso in Milano per Gotardo da Ponte_, est considérée par tous les bibliographes, Brunet, Passano, etc., comme une réimpression ou contrefaçon de la précédente. Toutes deux sont de la plus grande rareté. Le volume se compose d’un Prologue et de dix poèmes d’inégale longueur, mais tous un peu plus étendus que les contes du recueil Italien, et traitant des proverbes suivants:

I. _Quare dicatur: Pur fieno che gli è paglia d’orzo._

II. _Quare dicatur: Futuro caret._

III. _Quare dicatur: Non me curo de pompe pur che sia ben vestita._

IV. _Quare dicatur: La va de Fiorentino a Bergamasco._

V. _Quare dicatur: Dove il Diavolo non pò mettere il capo gli mette la coda._

VI. _Quare dicatur: Chi fa li fatti suoi non s’imbratta le mani._

VII. _Quare dicatur: Si crede Biasio._

VIII. _Quare dicatur: Se ne accorgerebero gli orbi._

IX. _Quare dicatur: El non è quello, vel: Tu non sei quello._

X. _Quare dicatur: Tu hai le noce et io ho le voce._

Le Prologue est adressé _Ad magnificum et potentem Ciccum Simonetam, ducalem consiliarium dignissimum_, c’est-à-dire à Cicco ou, moins familièrement, Francesco Simonetta, homme d’État Milanais, qui fut le premier ministre de Francesco Sforza, puis de Galéas-Marie et enfin de Bonne de Savoie, régente du duché durant la minorité de Jean-Galéas. Ludovic le More le fit décapiter en 1480, lorsqu’il s’empara des États de son neveu. Cornazano y parle, comme d’un temps déjà éloigné, de sa jeunesse, de ses œuvres guerrières, du peu de profit qu’il en retirait alors, mais il ajoute qu’à présent Plaisance l’honore à l’égal des plus grands poètes:

_Tantaque bella meæ cecini sub flore juventæ, Ut Martis galeam me tenuisse putes; Est et opus patrii juvenes quod ad æthera jactant, Sed me par meritum non habuisse dolent. Hactenus ut nullos enixa Placentia vates Me colit, Aonidum sum sibi primus honor._

J’ai chanté tant de guerres à la fleur de mes ans, Que tu me croirais avoir porté le casque de Mars; Cet ouvrage, la jeunesse de mon temps l’élève aux cieux, Mais déplore que je n’en aie pas eu juste récompense. A présent, plus qu’aucun poète, l’illustre Plaisance M’honore, je suis pour elle la plus haute gloire d’Aonie.

C’est donc lorsque sa ville natale, dont il était devenu un des premiers citoyens, l’envoya comme ambassadeur à Milan, qu’il dédiait son œuvre à Simonetta, alors à l’apogée de sa faveur, mais bien près de sa mort tragique.

Le recueil Italien n’est pas une traduction, comme l’ont avancé Libri et quelques autres bibliographes, ni même un abrégé du précédent. Des seize petites Nouvelles, expliquant autant de proverbes, qu’il renferme, quatre seulement, la Ire, la VIe, la VIIe et la XVe ont leur équivalent dans le Latin. Les deux plus anciennes éditions que l’on en connaisse: Venise, 1518, _per Francesco Bindoni e Maffeo Pasini compagni_ (signalée par Passano), et Venise, 1523, ne contiennent que quatorze Nouvelles. Nous pouvons décrire avec exactitude la seconde, qui se trouve à la Bibliothèque de l’Arsenal. Elle est intitulée: _Proverbii di messer Antonio Cornazano in facecia, et Luciano de Asino aureo, et historiati novamente stampati. Sub pœna excommunicationis latæ sententiæ, come nel breve appare. Stampata nella inclyta Città di Venetia, per Nicolò Zoppino et Vincentio compagno, nel MCCCCCXXIII, a di XXII de Agosto. Regnante lo inclito Principe messer Andrea Gritti._ La traduction de l’_Ane d’or_, de Lucien, est du comte Boiardo, l’auteur de l’_Orlando innamorato_, et les _historiati_ se composent uniquement de la _Novella ducale_, de Cornazano, dont le héros est le duc Francesco Sforza, et à laquelle nous avons fait plus haut un emprunt; comme elle ne tient pas à l’œuvre des _Proverbii in facetie_, nous n’avons pas jugé à propos de la reproduire. Quant au Privilège pontifical, ce n’est qu’une plaisanterie; au revers du titre, on lit bien un Bref menaçant d’amende les contrefacteurs, mais ce Bref se rapporte à un autre ouvrage que les Proverbes, une _Historia rerum in Italia ab anno Domini MCCCCVC usque in hodiernum ferme gestarum_, publiée par les mêmes libraires, N. Zoppino d’Aristotile et Vincentio, son associé; il n’a été mis là que pour effrayer ceux qui pouvaient ne pas savoir le Latin. Dans toutes les éditions qui suivirent, à partir de 1525 (et on n’en compte pas moins de seize jusqu’à celle de Didot en 1812), on lit en sous-titre: _con tre proverbii aggiunti e due Dialoghi_, quoiqu’il n’y ait en réalité que deux proverbes ajoutés; ce sont les deux doubles versions d’un même adage: _Anzi corna che croce et Tutta è fava_; on peut légitimement douter qu’elles soient de Cornazano, d’autant plus que l’une d’elles, la première, se trouve dans le _Convito_ de Gio-Battista Modio, imprimé en 1558.

Passano s’est fondé là-dessus pour estimer que l’ouvrage Latin, _De origine Proverbiorum_, est seul attribué avec certitude à Cornazano; d’après lui, le recueil Italien des _Proverbii in facetie_ ne serait qu’une compilation placée par un anonyme sous le couvert d’un écrivain renommé. Sebastiano Poli, _Modi di dire Toscani_ (1761, in-8°), à l’adage _Adio fave_, croit au contraire que Cornazano est l’auteur de l’un comme de l’autre et qu’il avait écrit la version Italienne avant la version Latine, ce dont on trouverait l’indication dans un distique du Prologue à Fr. Simonetta:

_Illaque, materno quia sunt sermone, puellæ Me sæpe in foribus prætereunte legunt..._

et il affirme de plus que l’œuvre était en vers blancs (_in verso sciolto_), imprimés depuis, par l’ignorance des typographes, comme s’ils étaient de la prose. Nous ne déciderons pas du bien fondé de cette seconde allégation, mais, quant à la première, elle est entièrement fausse; le distique en question ne se prête à ce qu’on veut lui faire dire que si on l’isole de celui qui le précède:

_Per me habet hic cautæ quæ scribat amator amicæ, Nec responsa sua negliget ipsa manu, Illaque, materno quia sunt sermone, puellæ Me sæpe in foribus prætereunte legunt._

Par moi l’amoureux sait comment écrire à sa fine maîtresse, Et celle-ci, de sa main, ne néglige pas ses réponses: Comme elles sont en notre langue, les jeunes filles Souvent sur leurs portes les lisent quand je passe.

Nous ne voyons là qu’une allusion à un ouvrage dont toute trace, sauf celle-ci, semble perdue, et qui devait être une sorte de _Secrétaire des Amants_, à moins que ce ne fût une traduction ou imitation des _Héroïdes_ d’Ovide. Cornazano devait, en effet, avoir publié quelque petit livre de ce genre, car voici ce qu’on lit au début de sa _terza rima_ en l’honneur du Christ:

_Nè qui prometto un stil gayo e giocondo, Come hebbi gia fral gregge di Cupido, Nel quale era el mio colpo più profondo;_

_Altro è legger d’un stral percossa Dido, E donna dardeggiar con vano amante, Aprendogli esso el cor per fargli nido:_

_Altro è legger virtuti e cose sante, E contemplar el figlio di Maria Pendante in croce per l’homo peccante._

Je ne promets pas ici le style gai et plaisant Que j’eus naguère dans le troupeau de Cupidon Où plus profond était mon élan;

Autre chose est de lire Didon d’une flèche percée, Femme criblant de traits son frivole amant Qui lui ouvre son cœur pour lui faire un nid:

Autre chose lire vertus et œuvres saintes, Et contempler le fils de Marie Suspendu sur la croix pour l’homme pécheur.

Quoi qu’il en soit, ce manuel de correspondance amoureuse que les jeunes filles lisaient sur le pas de leurs portes et dont elles s’inspiraient pour répondre aux galants, n’a aucun rapport avec les _Proverbii in facetie_; le bibliographe s’est fourvoyé en donnant aux deux vers du Prologue un sens qu’ils ne peuvent pas avoir.

Nous croyons néanmoins comme lui que le recueil Italien est bien de Cornazano, à qui il a été de tout temps attribué et qui d’ailleurs ne saurait être du premier compilateur venu. C’est l’œuvre d’un maître écrivain, plein d’art et de finesse, égal par le style aux meilleurs conteurs et en surpassant quelques-uns par l’originalité de l’invention. L’idée de prendre des proverbes usuels et de leur assigner, au moyen d’une histoire plaisante, une origine tout à fait imprévue est des plus ingénieuses. Cinthio degli Fabrizii, dans son _Origine delli volgari Proverbi_ (1527, in-folio), autre livre bien curieux, s’en est emparé après lui, et, en traitant quelquefois les mêmes sujets, leur a donné une ampleur quelque peu démesurée; il dit en plusieurs milliers de vers ce que Cornazano esquisse légèrement en deux ou trois pages. On lira avec plaisir ces petits contes libres, qui ont la grâce de ceux de Boccace et le piquant des facéties de Pogge.

Septembre 1884.

[112] _Les Proverbes en facéties_ d’Antonio Cornazano (XVe siècle). Traduit pour la première fois, texte Italien en regard. _Paris_, _Liseux_, 1884, in-16.

[113] Il se trouve à la Bibliothèque de l’Arsenal.

[114] _Novella ducale_, insérée à la suite des _Proverbii in facetie_, dans les anciennes éditions.