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CHAPITRE XVIII

LA DERNIÈRE CHANCE

Notre première occupation, le lendemain, fut de dépouiller l’ours de sa peau, que nous voulions porter en trophée à William’s Creek. Puis, ayant creusé un trou, nous y plaçâmes les pattes de maître Martin, et nous allumâmes un grand feu par-dessus. Nous recommandons ce procédé indien à nos lecteurs: il n’y a pas de mets recherché qui puisse se comparer à des pattes d’ours cuites de cette façon.

Cette agréable besogne terminée, nous reprîmes notre travail sur les rives du ruisseau; mais n’ayant rien trouvé, nous revînmes dîner un peu découragés. Après ce repas, nous résolûmes de faire une dernière tentative à environ deux milles plus haut vers les sources du ruisseau.

[Illustration: Il se mit à exécuter une danse folle.]

Quelques coups de pioche nous amenèrent au rocher, et pendant que je continuais à creuser, Pat prit une bonne pelletée de la terre que nous venions d’extraire et descendit au bord du ruisseau pour procéder au lavage.

Tout à coup, j’entendis sa voix joyeuse qui m’appelait. Je laissai tomber ma pioche et me mis à courir vers lui. Il était assis par terre, la boîte à laver entre les jambes.

«Eh bien, qu’y a-t-il? As-tu vu un autre ours? lui dis-je en regardant autour de moi, tout essoufflé par ma course après les rochers.

--Au diable l’ours, répondit-il; tenez!» Et prenant dans ses doigts une poignée de terre humide, il se leva et se mit à exécuter une danse folle et bizarre.

Je crus qu’il perdait la raison, et je l’apostrophai avec véhémence. Il se contenta de hausser les épaules en me disant de regarder dans la boîte.

J’examinai attentivement l’intérieur et n’y vis rien que de la boue. Pat continuait à battre des entrechats autour de moi. Fatigué enfin, hors d’haleine, il vint se rasseoir près de la boîte.

«Remuez donc un peu cette boue avec vos doigts», me dit-il.

Je fis ce qu’il désirait; je retirai un grand nombre de pierres, et au bout d’un instant j’aperçus comme un éclair jaune dans la masse; c’était un petit lingot de la grosseur d’une noix. Presque aussi ému que Pat, je ne pus que me jeter par terre et fermer les yeux, tant était forte la sensation de joie que j’éprouvais. Bientôt me relevant, je courus au bord de l’eau avec la boîte, je lavai complétement tout ce qu’elle contenait, et je trouvai au fond un petit lingot avec plusieurs pépites. Nous restions là, absorbés dans cette vision extatique, trop émus l’un et l’autre pour pouvoir parler.

«Mais si tout cela, dis-je enfin, n’était que le contenu d’une petite poche égarée dans le rocher, et si nous allions ne plus rien trouver?

--C’est ce que je craindrais aussi, répondit Pat, si nous n’avions que le gros morceau; mais regardez ces jolies pépites; c’est une preuve que nous tenons un filon.»

Nous reprîmes notre travail avec courage, et chaque lavage nous donna non plus de gros morceaux, mais une foule de petits.

Le succès n’étant plus douteux, nous résolûmes de retourner immédiatement à William’s Creek pour chercher des outils et des provisions. Je coupai avec l’aide de Pat un jeune sapin, dont je fis six poteaux; puis ayant tracé sur le sol un carré de deux cents pieds de côté pour chacun de nous (c’est l’étendue accordée à ceux qui découvrent de nouveaux gisements), je plantai les poteaux en terre et j’y écrivis nos noms en grosses lettres.

Il plut à torrents pendant toute la nuit, mais nous étions parfaitement abrités sous les branches d’un sapin géant qui formait au-dessus de nous un véritable parapluie. Nous entendions la rivière mugir de plus en plus fort à mesure qu’elle se gonflait sous l’orage; mais que nous importaient le temps et la rivière et l’endroit perdu, ignoré du monde, où nous étions? Nous n’avions de pensée que pour la fortune qui enfin nous souriait.

Le matin, à notre réveil, nous trouvâmes que la rivière avait crû de trois pieds durant la nuit, et qu’il était plus difficile que jamais de la traverser. L’arbre sur lequel nous étions parvenus à atteindre l’île, quelques milles plus bas, avait été emporté par la crue, et en tout cas il nous eût été impossible de passer à gué le petit bras qui nous séparait de l’île. A un mille de nous, entre les deux branches principales de la rivière, s’élevait un rocher au pied duquel était tombé, en travers du courant, un arbre long et mince qui semblait être notre dernière ressource. Le temps avait désormais pour nous une telle valeur que nous décidâmes de tenter le passage au moyen de cet arbre.

Cet arbre, qui semblait être notre dernière ressource, à moins que nous ne descendissions beaucoup plus bas jusqu’à un endroit où nous trouverions des arbres pour faire un radeau. Nous étions si pleins du sentiment de notre richesse prochaine, que la valeur de notre existence avait augmenté à nos yeux de mille pour cent depuis l’instant où, de l’autre bord, nous avions examiné d’un œil soupçonneux ce même arbre et l’avions dédaigné. Le temps, d’un autre côté, avait désormais pour nous une telle valeur que nous ne nous sentions pas d’humeur à perdre trois ou quatre jours pour descendre le cours de la rivière: nous nous décidâmes donc à tenter le passage sur l’arbre, dont la souche fort heureusement était de notre côté.

Nous cachâmes, à la manière des Indiens, la moitié de nos provisions et les outils dont nous n’avions pas besoin; et, chargés de nos paquets beaucoup plus légers cette fois, nous nous mîmes en route.

L’endroit nous parut terrible vu de près. Au centre de la rivière, le poids seul de l’arbre lui faisait subir une dépression de deux ou trois pieds, et l’eau se brisait contre ce frêle obstacle; il était évident que le poids d’un homme le ferait encore plus enfoncer. Le courant, dans sa rapidité furieuse, détachait de temps à autre de la rive de gros rochers qui tombaient dans l’eau avec un bruit sourd, et il était à craindre que quelque débris flottant n’entraînât le frêle sapin qui devait nous servir de passerelle.

[Illustration: L’endroit nous parut terrible vu de près.]

Cependant le rapide au-dessus de nous était long d’un mille et en droite ligne, de sorte que nous pouvions voir assez loin pour être sûrs qu’aucun accident de ce genre n’arriverait pendant que nous serions en train de passer. Pour ne négliger aucune chance de salut, nous changeâmes la disposition de nos paquets et les attachâmes en travers de la poitrine.

Nous tenions notre couteau à la main, prêts à couper la corde dans le cas où le pied nous aurait manqué et où nous serions tombés à l’eau.

Les chances de Pat eussent à coup sûr été assez minces, car il ne savait pas nager; mais même pour un bon nageur la question était de savoir si le courant le pousserait vers le bord ou l’entraînerait vers quelque gouffre.

Comme nous étions ainsi à délibérer sur la rive, peu ravis de la perspective qui s’offrait à nous, Pat regarda en amont et s’écria: «Pardieu! voici venir quelque chose qui va faire cesser nos hésitations!»

En effet, vers le haut du rapide commençait à paraître une masse informe d’arbres, de souches et de branches entremêlés. A chaque instant cette espèce d’île flottante s’accrochait à quelque projection de la rive, s’arrêtait quelques secondes, et, l’obstacle vaincu par la force du courant, reprenait sa marche.

«Je me risque, Dick!» s’écria Pat. Et, retroussant son pantalon, enfonçant son chapeau sur sa tête, il monta sur le tronc renversé et s’avança d’un pas ferme, évitant habilement les petites branches qu’il rencontrait çà et là. Nous ne pouvions passer en même temps, et j’attendis sur le bord, surveillant Pat, qui bientôt arriva au centre de la rivière où, l’arbre s’enfonçant sous lui, l’eau lui monta jusqu’à mi-jambes. Il chancela un instant; mais il reprit son équilibre, et bientôt je le vis, à ma grande joie, atteindre la rive opposée sain et sauf.

Alors vint mon tour. Tant que je fus sur la partie la plus grosse de l’arbre, tout alla bien; mais lorsque j’arrivai au centre, et que sentant l’eau me battre les jambes, je ne pus voir bien distinctement où placer le pied, la sensation que j’éprouvai fut absolument le contraire d’agréable. Comme Pat, je m’arrêtai quelques secondes pour reprendre haleine; mais, en levant les yeux, je vis que l’île flottante approchait; je ne pouvais rester là une minute de plus; je repartis donc; mais juste au moment où je venais de passer l’endroit le plus difficile et où j’approchais de la rive, je butai contre une de ces maudites branches latérales et faillis tomber. Le cœur en cet instant fut près de me manquer, toutefois je réussis à regagner mon équilibre; mais cela me causa un tremblement nerveux, et je sentis que je ne pouvais continuer à marcher d’un pas aussi sûr qu’auparavant; je me décidai donc à courir, et, étant arrivé ainsi tout près de la rive, je tombai moitié à terre, moitié dans l’eau; mais Pat, qui m’attendait, me saisit par les épaules et m’arracha à l’étreinte mortelle du courant où j’avais été si près de périr. Quelques minutes plus tard arrivait l’énorme masse d’arbres déracinés, brisant comme une paille l’arbre qui nous avait servi de pont.

Une fois la rivière derrière nous, nous nous sentîmes fort à l’aise, et, marchant d’un pas rapide, nous arrivâmes en peu de jours à William’s Creek.

La première chose que nous fîmes fut de faire enregistrer notre _claim_ chez le commissaire du gouvernement. Il nous fallut décrire aussi exactement que possible l’emplacement et payer les droits de cinq dollars. Nous nous occupâmes ensuite de réunir les provisions et les outils nécessaires. Nous ne désirions pour le moment nous associer personne, le travail de deux hommes étant suffisant pour l’exploitation d’un claim où il n’était pas nécessaire de creuser de puits profonds; mais nous ne manquâmes pas de faire part en secret de notre découverte à nos anciens associés de Jack of Clubs Creek, et nous les engageâmes fort à venir aussitôt que possible choisir des terrains et s’établir auprès de nous.

Ce qui nous causait le plus d’embarras était de savoir comment transporter nos outils et nos provisions. Notre claim était à plusieurs journées de marche, et c’était tout ce qu’un homme pouvait faire que de porter jusque-là de quoi se nourrir en chemin. Il était donc évident que nous ne pouvions nous passer de mulets, et pour cela il nous fallait l’aide d’un marchand. Je frappai à plusieurs portes et n’essuyai que des refus. A la fin, je trouvai un juif allemand nommé Schwartz, qui avait ouvert récemment boutique et venait de recevoir du bas pays un certain nombre de mulets. Nos récits et la vue de notre or, qui ne ressemblait nullement à celui qu’il avait vu jusque-là (les marchands et les mineurs expérimentés savent très-bien dire à première vue de quelle creek du voisinage vient l’or qu’on leur montre), l’excitèrent au plus haut point; mais nous eûmes de la peine à nous entendre. Il voulait d’abord avoir, en échange des provisions et des outils qu’il fournirait, la moitié de tout ce que nous trouverions. Nous n’entendions point de cette oreille, et il eut beau nous raconter comment il avait été maintes fois victime de sa confiance, cela ne nous toucha nullement.

Enfin, après bien des débats, notre juif devenant plus raisonnable, nous conclûmes l’arrangement suivant: il s’engageait à nous fournir dix mulets avec leur chargement de provisions et d’outils, et à nous accompagner avec un seul homme qu’il laisserait avec nous pour veiller à ses intérêts; de notre côté, nous nous engagions à prendre 100 mètres carrés de terrain pour lui près des nôtres, à ne faire des 300 mètres carrés qu’un seul _claim_, et à payer, sur le produit brut de notre travail, 10 dollars par jour à l’homme qui le représenterait.

[Illustration: Le chemin devint très-mauvais.]

Nous nous gardâmes bien de dire à cet homme où nous allions, de crainte qu’il ne commît quelque indiscrétion; et le lendemain matin, après avoir chargé nos mulets de tout ce qui nous était nécessaire, nous partîmes en suivant le cours de la William’s Creek pour gagner Antler Creek, source de la rivière de l’Ours, par une route différente et moins connue que la route ordinairement suivie. Nous ne manquâmes pas cette fois d’emporter deux bonnes carabines que Schwartz nous procura et une provision de poudre, de balles et d’autres munitions.

Le premier jour, le chemin fut assez praticable; mais les deux jours suivants il devint très-mauvais; nous ne pûmes faire qu’une douzaine de milles, et malgré cela nos pauvres animaux étaient horriblement fatigués. Nous arrivâmes enfin à un endroit situé à deux milles au-dessus de notre creek, sur le bord opposé du cours d’eau principal. Pendant notre absence, la neige avait fondu dans le haut pays et la rivière avait repris son niveau habituel: nous n’éprouvâmes aucune difficulté à construire un radeau. Nous eûmes deux ou trois traversées à faire pour transporter nos animaux et nos provisions de l’autre côté, ce qui, avec les allées et venues, nous prit encore quelques jours.

Une fois arrivés à notre claim, nous abattîmes des arbres pour construire une confortable hutte qui fut bâtie en trois jours; puis, comme c’était convenu, je laissai Pat et le représentant de Schwartz compléter la cabine, couper des planches pour les vannes et creuser un fossé pour amener une rigole à l’endroit où nous voulions travailler, et je retournai à William’s Creek pour y reconduire les mules. Cela fait, je revins en hâte me remettre au travail.

A mon retour, je trouvai la cabine finie, et l’eau amenée sur les lieux par une suite d’écluses complétées le jour précédent et dans lesquelles Pat et Jim (l’homme de Schwartz) jetaient à tour de rôle des pelletées de cette boue dans laquelle était cachée notre fortune future. Ils avaient, durant mon absence, travaillé comme des nègres.

Pendant trois mois nous ne vîmes personne; mais à la fin du troisième mois Schwartz vint accompagné d’un homme, nous amenant cinq chevaux chargés de provisions fraîches et d’outils neufs dont nous commencions à avoir grand besoin. Nous avions amassé un joli tas de poussière d’or; Pat partit avec Schwartz pour placer notre trésor à la banque.

[Illustration: Exploitation des mines d’or, dans le Caribou.]

Plusieurs de ces individus qui sont toujours à l’affût des nouvelles eurent vent de cette seconde expédition, et peu après le retour de Pat nous eûmes une invasion de vingt à trente mineurs, à la tête desquels je reconnus l’homme même que Schwartz avait amené avec lui. Mais il ne nous molestèrent en aucune façon, et se mirent diligemment au travail. Au reste, il y avait amplement de la place pour nous tous, et nous fûmes plutôt satisfaits que contrariés de les voir s’établir près de nous. Notre petite colonie, avec ses six ou sept huttes de troncs d’arbres, ne manquait pas d’animation; les bords du ruisseau offraient même le spectacle d’une grande activité; tous les travailleurs étaient à l’ouvrage, piochant la terre, lavant les roches, triant le minerai.

A la fin de la saison, notre claim étant presque épuisé, nous cédâmes notre terrain à un prix très-modéré à quelques-uns de nos anciens amis qui étaient venus s’établir auprès de nous.

Par un hasard assez fréquent dans la recherche aventureuse des gisements aurifères, la partie de la creek sur laquelle était tombé notre choix se trouva de beaucoup la plus riche du voisinage, et au bout de cinq mois de travail nous avions amassé une somme très-considérable.

Lorsqu’on sut que nous étions devenus riches, on nous fit à Victoria l’accueil le plus sympathique et l’on nous entoura d’un respect tout particulier. Le journal auquel j’avais autrefois collaboré publia quelques articles où Pat et moi étions désignés comme «deux des principaux et des plus entreprenants pionniers»; mais lorsqu’on sut que nous n’avions point l’intention de semer sur les lieux les richesses que nous venions d’acquérir, on changea de ton, et le journal se livra à une véritable explosion d’indignation contre «ces avides et ingrats personnages qui viennent faire leur fortune dans le pays et s’en vont la dépenser ailleurs».

CONCLUSION

Pat fut de beaucoup le plus sage de nous deux. L’ambition n’était point un des traits dominants de son caractère; et c’est pourquoi, se voyant désormais riche pour la vie, il se fit habiller convenablement, se munit de tout ce qui pouvait lui être utile ou agréable durant la traversée, et prit un passage de première classe sur un navire qui retournait en Irlande. Deux ans plus tard il m’écrivit pour m’apprendre que sa fiancée Brigitte et lui étaient mariés et possédaient une jolie petite propriété située non loin du lieu de sa naissance. Il m’engageait fort à l’imiter, et ajoutait, dans le langage imagé d’un vieux mineur, que si je voulais abandonner l’exploration des montagnes du Far West pour celle de sa propriété, j’étais sûr d’y trouver, sans longues recherches, le roc solide de sa vieille affection. Il me faisait les amitiés de Brigitte, et me disait qu’en dépit du regret qu’elle avait eu de donner à son premier enfant «le nom saxon et païen de Richard», elle l’avait cependant ainsi baptisé en souvenir de moi et de mon amitié pour son mari.

Pour ma part, je n’avais nullement le désir de rentrer de sitôt au pays et de faire une fin. Je me livrais alors avec acharnement à la spéculation, et j’avais déjà amassé une grande fortune; mais le sort ne me fut pas longtemps favorable et je perdis une grande partie de mon avoir. J’eus le bonheur toutefois de retrouver mon vieil ami le capitaine, qui n’avait pas été fort heureux dans ses dernières entreprises; et ce fut pour moi une grande joie de pouvoir lui témoigner ma reconnaissance et lui venir en aide à mon tour.

Après un hiver agréable à Victoria, je partis, avec un de mes vieux amis, pour San-Francisco, d’où je comptais aller explorer le riche district argentifère de Washoe, et c’est au moment d’entreprendre cette nouvelle expédition que je ferme ce volume et dis adieu à ceux de mes lecteurs qui ont bien voulu me suivre jusqu’ici.

FIN

PARIS.--IMPRIMERIE DE E. MARTINET, RUE MIGNON, 2.

TABLE DES MATIÈRES

CHAP. Ier. Le départ 1

II. San-Francisco 18

III. L’arrivée 32

IV. L’île Vancouver 46

V. En remontant le Fraser 55

VI. En route pour les mines 68

VII. La vallée de la Thompson 84

VIII. Les voleurs de bestiaux 91

IX. William’s creek 100

X. Navigation sur le Fraser 116

XI. Nos vacances 128

XII. Une expédition dangereuse 139

XIII. Un hiver à Victoria 151

XIV. Seconde saison aux mines 160

XV. Nouvelles aventures 174

XVI. Une triste aventure 189

XVII. A la découverte de l’or 208

XVIII. La dernière chance 222

Conclusion 243

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES

PARIS.--IMPRIMERIE DE E. MARTINET, RUE MIGNON, 2

LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79, A PARIS

LE JOURNAL DE LA JEUNESSE

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PAR LA LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie

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JOURNAL DE LA JEUNESSE

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HISTOIRE NATURELLE, ZOOLOGIE, BOTANIQUE.--Le Cormoran, le Pélican, l’Amour maternel chez les oiseaux, par E. Menault; l’Hippopotame du Jardin zoologique, le Hamster, l’Autruche, le Bouquetin du Tyrol, les Invasions de sauterelles en Algérie, la Taupe, la Pêche du hareng, le Départ des hirondelles, l’Éléphant, le Calmar, par Th. Lally; un Perroquet centenaire, le Cresson, le Mégathérium, par H. Norval; le Jardinage de la jeunesse, par L. Châtenay; les Oiseaux gigantesques, par Marcel Devic; la Mer chez soi, l’Aquarium d’eau douce, par H. de la Blanchère; le Phylloxera, par Albert Lévy, etc.

ASTRONOMIE.--La Terre rencontrée par une comète, la Planète Vénus, l’Éclipse du 26 mai, Comment on mesure la distance du soleil à la terre, par A. Guillemin.

INVENTIONS, DÉCOUVERTES.--Les Bateaux à vapeur de la Manche, par A. Guillemin; les Dépêches microscopiques et les Pigeons voyageurs, Impressions de voyage en ballon, le Professeur Charles, par G. Tissandier; la Bouée de l’espérance, par Ét. Leroux; un Nouvel appareil de sauvetage, le Pyrophone, par A. Lévy; un Fanal inextinguible, une Mine de gaz d’éclairage, les Omnibus, par P. Vincent; les Navires cuirassés, par Léon Renard; le Chemin de fer du Rigi, le Scaphandre, par H. Norval, etc.

CAUSERIES INDUSTRIELLES.--La Laine, le Coton, Thomas Highs ou le Métier à filer le chanvre, par Eug. Muller; Comment on obtient la glace dans l’Inde, par Louis Rousselet; Les Huiles de pétrole, par G. Tissandier; Comment se fait une aiguille, les Vendanges, Emploi de l’air comprimé, les Eaux de Paris, par P. Vincent; les Bonbons, par H. Norval.

ACTUALITÉS, CONTEMPORAINS, VARIÉTÉS.--Les Inondations, par A. Guillemin l’Incendie de Boston, par R. Cortambert; le Naufrage du _Northfleet_, la Famille Durand à l’Exposition de Vienne, par Eug. Muller; Découvertes au Forum romain, par Fr. Wey; les Cyclones, par G. Tissandier; l’Exposition de Vienne, les Bohémiens, une Réception à Péking, par L. Rousselet; le Naufrage de l’_Atlantic_, le Tremblement de terre de San-Salvador, Horace Greeley, le Voyage du chah de Perse, par P. Vincent; l’Ouverture de la chasse, l’Exposition des races canines, par Th. Lally; les Funérailles d’un roi indien, Agassiz, Livingstone, Latour d’Auvergne, Kaméhaméha V, par Ét. Leroux; l’Arc, par H. de la Blanchère; Paganini, Nélaton et Coste, par H. Norval, etc.

CONDITIONS ET MODE DE LA PUBLICATION

LE JOURNAL DE LA JEUNESSE paraît le samedi de chaque semaine à partir du 7 décembre 1872. Chaque numéro, imprimé sur deux colonnes par M. MARTINET, contient 16 pages de texte et de gravures, et est protégé par une couverture.--Le prix du numéro est de 40 centimes.

Chaque année de la publication forme deux beaux volumes in-8º richement illustrés. Prix de chaque vol.: broché, 10 fr., cartonné en percaline rouge, tranches dorées, 13 fr.

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POUR PARIS ET LES DÉPARTEMENTS

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[Illustration]

Typographie Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris.

FOOTNOTES:

[A] Le _Far West_ (Grand Ouest) est le nom donné en anglais aux pays qui s’étendent du Mississipi et des grands Lacs jusqu’au rivage de l’océan Pacifique.

[B] Sorte de thon à ventre rayé qu’on trouve dans les mers intertropicales.

[C] Le lecteur doit se souvenir qu’en Amérique les wagons, au lieu d’être des voitures fermées et séparées les unes des autres comme sur les lignes d’Europe, communiquent ensemble au moyen de passerelles et sont traversés par un couloir qui permet aux voyageurs de circuler d’une extrémité à l’autre du train.

[D] Boisson faite d’eau glacée, de sucre, d’eau-de-vie et de feuilles de menthe que l’on y laisse infuser pendant quelques minutes.

[E] _Oncle Sam_ et _cousin Jonathan_ sont les sobriquets donnés aux Américains des États-Unis par les Anglais, qui portent eux-mêmes celui de _John Bull_.

[F] Cette loi, ou plutôt cette coutume sauvage, n’est que l’application par la collectivité du droit primitif de défense individuelle. A défaut de tribunal, le peuple s’assemble, constate le flagrant délit et pend le coupable sans autre forme de procès. Il n’est pas rare que, dans les pays nouvellement occupés, on soit obligé d’avoir recours à cette justice sommaire.

[G] Les _touts_ ou _touters_ sont les commissionnaires qui se trouvent à l’arrivée des trains ou bateaux pour recommander les hôtels aux voyageurs.

[H] C’est le nom que les habitants donnent, par abréviation, à San-Francisco.

[I] Chapeau espagnol à larges bords.

[J] Manteau américain fait d’une couverture de couleur au milieu de laquelle on a ménagé une ouverture pour la tête.

[K] _Cañon_, en espagnol, signifie tuyau et s’emploie aujourd’hui, dans l’Amérique du Nord, pour désigner les _gorges_, _cols_ ou _défilés_ des montagnes.

[L] Ce procédé nous paraît ressembler fort, sauf l’usage de la _Yeast powder_, levûre en poudre, à celui que, de temps immémorial, suivent nos paysans de la Bretagne et du Limousin, pour faire leurs galettes de farine de blé noir. (_Note du traducteur._)

[M] _Placer_, nom donné par les Espagnols aux gisements de métaux précieux, et appliqué depuis aux mines d’or.

[N] Le pied anglais n’a que 0m,30.

[O] Abréviation de _Peter_, Pierre.

[P] Le verbe _to rustle_ signifie _frôler_, _braire_, et, au figuré, _se pavaner_. _Rustle_, dérivé de _to rustle_, veut dire, au fond, _en imposer_, _gagner sa vie en faisant croire à des ressources que l’on n’a point_. (_Note du traducteur._)

· · ·

On a effectué les corrections suivantes:

se destination=> sa destination {pg 6}

retourner de ce pas en Califournie=> retourner de ce pas en Californie {pg 38}

lui demandai s’ii avait examiné=> lui demandai s’il avait examiné {pg 106}

ceux qui provienait=> ceux qui proviennait {pg 143}

cette avanture=> cette aventure {pg 182}

marche très-penible=> marche très-pénible {pg 208}

à Wiliam’s Creek=> à William’s Creek {pg 222}

nous fûmes plutôt satisfait=> nous fûmes plutôt satisfaits {pg 241}

haranguait une une foule=> haranguait une foule {pg 190}

End of Project Gutenberg's Dans l'extrême Far West, by Richard Byron Johnson