‹ Dans un coin de violettesChapitre 27 sur 29 · Amour, toi le larron

Amour, toi le larron

Amour, toi, le larron éternel, qui dérobes
Les lourds trésors des cœurs et le secret des robes !
Tu te glisses et te dissimules la nuit,
Et ton pas est le pas du traître qui s’enfuit…

Ton pas est plus léger que le doux pas du Songe !
Et l’on n’entend jamais ce bruit sournois qui ronge.
N’as-tu point d’amitié ? N’as-tu point de raison ?
Voici que s’insinue en mon cœur ton poison.
Épargne-moi ! Vois mon visage et mon front blême…
Mon ennemi, l’Amour, je te hais et je t’aime.

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