‹ De l'Amour Édition revue et corrigée et précédée d'une étude sur les oeuvres de Stendhal par Sainte-BeuveChapitre 114 sur 163 · CI

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Discussion entre l'homme de bonne foi et l'homme d'Académie.

«Dans cette discussion avec l'académicien, toujours l'académicien se sauvait en reprenant de petites dates et autres semblables erreurs de peu d'importance; mais la conséquence et qualification naturelle des choses, il niait toujours, ou semblait ne pas entendre: par exemple, que Néron eût été cruel empereur ou Charles II parjure. Or, comment prouver de telles choses, ou, les prouvant, ne pas arrêter la discussion générale et en perdre le fil?»

«Telle manière de discussion ai-je toujours vue entre telles gens, dont l'un ne cherche que vérité et avancement en icelle, l'autre faveur de son maître ou parti, et gloire du bien dire. Et j'ai estimé grande duperie et perdement de temps en l'homme de bonne loi de s'arrêter à parler avec lesdits académiciens.» (OEuvres badines de Guy Allard de Voiron)