LII
Orgueil féminin.
Bologne, 18 avril, 2 heures du matin.
Je viens de voir un exemple frappant; mais, tout calcul fait, il faudrait quinze pages pour en donner une idée juste, j'aimerais mieux, si j'en avais le courage, noter les conséquences de ce que j'ai vu à n'en pas douter. Voilà donc une conviction qu'il faut renoncer à communiquer. Il y a trop de petites circonstances. Cet orgueil est l'opposé de la vanité française. Autant que je puis m'en souvenir, le seul ouvrage où je l'aie vu esquissé, c'est la partie des Mémoires de Mme Roland où elle conte les petits raisonnements qu'elle faisait étant fille.