‹ Dictionnaire érotique moderneChapitre 51 sur 80 · L. FESTEAU.

L. FESTEAU.

PETIT LAPIN. La nature de la femme, à laquelle nous faisons une chasse passionnée, armés du fusil à deux ou trois coups fabriqué par le Devismes céleste.

Le p’tit lapin d’ ma femme!

dit le refrain d’une chanson indécente moderne autorisée par la préfecture de police.

PETIT PIED, PETIT CON. Proverbe qui forme pendant avec cet autre: Long nez, longue pine.

Regarde au nez et tu verras combien Grand est celui qui aux femmes fait bien. Regarde au pied pour au rebours connaître Quel le vaisseau d’une femme doit être.

(Moyen de parvenir.)

PETIT TROU (Le). La nature de la femme.

Vilaine! tu prétends faire entrer cela dans ton petit trou? Je t’en défie.

LA POPELINIÈRE.

O petit trou, trou mignard, trou velu, D’un poil follet mollement crespelu, Qui, à ton gré, domptes les plus rebelles.

(Cabinet satyrique.)

PETIT VASE. Le con.

Bien connaissez, ami lecteur, Une espèce de coquillage, Conque de mer qu’on nomme un pucelage! Hé bien, de ce vase enchanteur Tels sont les bords qui de la rose, Ou plutôt du plus fin corail Ont la couleur...

PLANCHER-VALCOUR.

PETIT VOLTIGEUR (Le). Le membre viril, qui, par ses évolutions habiles et réitérées, fait la joie du corps dans lequel il sert comme engagé volontaire.

Dieux! qu’il sera beau sous les armes, Quand l’Amour, ce dieu protecteur, Mouillera, pour doubler ses charmes, Le front du petit voltigeur.

GUILLEMÉ.

PETITS CONS. Synonymes: l’anneau, le bijou, le petit centre, le conin, le conichon, l’hiatus divin, le petit lapin, la pissette, le trou chéri, etc., etc.

Voici le POUR:

Dans un petit con de jeunesse, Qui n’entend ruse ni finesse, Jamais je ne vais que le pas. Je n’ai à faire aucun partage, Je laboure tout l’héritage, Encor ne me suffit-il pas. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ces petits cons à grosse motte Sur qui le poil encor ne flotte, Sont bien de plus friands boucons; Le monde s’en irait grand erre Si j’étais tout seul sur la terre Et qu’il n’y eût que des grands cons.

Le SR DE SYGOGNES.

Le CONTRE:

Les cons si estroits de closture Mettent un vit à la torture Et le laissent sans mouvement; J’aimerais mieux branler la pique Que de foutre en paralytique: Le plaisir gît au remûment. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Foutre des cons de ces pucelles, Serrés comme des escarcelles, Où le vit n’est en liberté; J’ai dans le con de ma voisine Ma chambre, antichambre et cuisine, Logis d’hiver, logis d’été.

MOTIN.

PETITS VITS. Synonymes: l’asticot, la bibite, le fifre, la guiguitte, la quéquette, le salsifis, etc., etc.

Ces petits vits desquels l’enflure A peine garnit l’ouverture Des cons, voire des plus petits, Sont haïs de nous autres, filles, Et les estimons inhabiles A chatouiller nos appétits.

Ces petits vits à la douzaine Ne rendent la nature pleine Et ne donnent jusques au bout; Il semble que l’on nous farfouille Ou d’un fétu, ou d’une douille: Il faut égalité partout. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ils sont vagabonds par la place, Sans marquer ni chemin ni trace: Les murs n’approchent nullement, Le plancher sur leur chef se hausse, C’est une volupté sans sauce: Le plaisir vient du frottement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Le SR DE SYGOGNES.

PICOTIN D’AVOINE. Ration de sperme que l’homme marié donne plus ou moins fréquemment à sa femme, afin qu’elle n’aille pas se plaindre à ses voisines—et surtout se faire consoler par ses voisins.

Soudain que la gouge on emmanche, Lui rebailler le picotin, Si l’instrument ne se démanche.

G. COQUILLART.

PIÈCE DU MILIEU. La nature de la femme, à laquelle l’homme se plaît à substituer son morceau.

Le dieu d’amour se pourrait peindre Tout aussi grand qu’un autre dieu, N’était qu’il lui suffit d’atteindre Jusqu’à la pièce du milieu.

RÉGNIER.

Elle sautait dans le lit sans craindre de montrer ses pièces.

D’OUVILLE.

PIED DE CON (Un). Un con qui aurait la capacité d’engloutir un vit de douze pouces.

J’ crois ben qu’ la seul’ médecine Qui pourrait m’ guérir tout d’ bon Et m’empêcher d’ fair’ bâton, Ce s’rait d’ fair’ sombrer ma pine, Capitain’, dans un pied d’ con.

G. DE LA LANDELLE.

PIED DE VIT (Un). Un membre de douze pouces. On vous en souhaite.—Va-t’en voir s’ils viennent!

—Alors, dit Cloris tout allègre, Un pied de mouton au vinaigre Est bon selon mon appétit. Mais Charlotte ces mots rehausse: —J’aime mieux un bon pied de vit; Il n’y faut point chercher de sauce.

(Épigramme sur les appétits de quelques dames.)

Sans bruit, accourez à moi; Avec un bon pied-de-roi Vous serez tôt secourue.

(Variétés hist. et littér.)

PIEU (Le). Le membre viril—qu’on enfonce dans ce terrain mouvant qu’on appelle le vagin de la femme.

Jamais mon pieu ne ballotte, Et sitôt qu’ je l’ pouss’ d’un bord, Crac! il se dress’ comme un r’ssort.

G. DE LA LANDELLE.

PIGEON. Jeune homme innocent, ou vieillard crédule, dont les filles se moquent volontiers, prenant son argent et ne lui laissant pas prendre leur cul, et le renvoyant, plumé à vif, au colombier paternel ou conjugal.

Près de là je vois un pigeon Qui se tenait droit comme un jonc, Le nez au vent et l’âme en peine. Il regardait d’un air vainqueur Ma nymphe qu’avait mal au cœur: Pour un cœur vierge, quelle aubaine!

ANT. WATRIPON.

J’ lui dis: Ma fille, allons, n’ fais pas d’ manières. Et j’ la conduis moi-même au pigeonnier.

(Chanson nouvelle.)

J’ai ma colombe. —Moi, je tiens mon pigeon.

(Les Bohémiens de Paris.)

PINCER LE CUL. Aimer à prendre à belles mains les fesses d’une femme,—où d’un homme quand on est pédéraste.

Il lui pince amoureusement le cul.

H. MONNIER.

Godefroy, la nuit, après boire, Pinça le cul, sournoisement, A Renaud encor presque imberbe.

B. DE MAURICE.

PINE. L’outil masculin, l’engin avec lequel l’humanité pine et se perpétue. On n’ose pas prononcer le mot, mais on adore la chose, et il n’est pas de rêve de jeune fille qui ne soit agréablement troublé par ce dieu qui n’a pas encore trouvé d’athée. Pine vient, soit du grec πηνη, corde, soit du latin penis, queue, soit du français pénil.

L’autre la nommait sa pine.

RABELAIS.

En notre troupe il y avait un prêtre breton qui avait la pine si offensée.

(Moyen de parvenir.)

Ton valet a mal à la pine, Ton anus est en désarroi, Fort aisément je m’imagine Ce qu’il a pu faire avec toi.

(Épigrammes.)

Elle me dit qu’elle était fort étonnée qu’à mon âge je ne fusse pas plus instruite que cela sur le pinage, et que si je voulais être discrète, elle m’instruirait parfaitement.

(Anaïs.)

Pour lors, un bracquemart du plus fort calibre la finit et la venge cinq ou six fois de l’insuffisante pinette qui vient de l’émoustiller.

(Les Aphrodites.)

Attends que je défasse tout cela: nous verrons la pine après.

LA POPELINIÈRE.

... Piner est le mot des maçons.

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