‹ Dictionnaire érotique moderneChapitre 69 sur 80 · L. PROTAT.

L. PROTAT.

TÉTONNIÈRE. Femme amplement pourvue de mamelles.

Dans le cabaret où ils soupaient servait une grosse tétonnière d’Andalousie.

PIGAULT-LEBRUN.

TÉTONS. La gorge d’une femme.

_Sur un col blanc, qui fait honte à l’albâtre, Sont deux tétons, séparés, faits au tour, Allant, venant, arrondis par l’amour._

VOLTAIRE.

Donne-moi tes tétons.

LA POPELINIÈRE.

_Comme le gland d’un vieux qui baise Flotte son téton ravagé._

(_Parnasse satyrique._)

_Si son cœur est de roche. Ses tétons n’en sont pas._

J. DUFLOT.

THÉÂTRE DE LA NATURE. Le con, où le vit a ses entrées comme acteur ou protecteur, en payant soit de son argent, soit de sa bonne mine.

«Ce théâtre a pour avant-scènes deux colonnes de marbre blanc; il ne possède qu’un seul décor, lequel représente un buisson avec une fontaine au milieu.

Le trou du souffleur est par derrière, ainsi que l’orchestre, composé d’un seul musicien qui exécute avec son instrument à vent une ouverture sur les motifs de: _sentir_ avec ardeur.

Quand l’acteur principal entre en scène, il a toujours l’aspect dur et imposant; il a avec lui deux confidents, deux amis inséparables qui l’attendent dans la coulisse. Quand l’acteur quitte la scène, il est triste et abattu... il pleure.

La directrice est libre de donner plusieurs représentations de suite, et, pour peu que l’acteur principal la trouve aimable, et à son gré, plein de verve et d’éloquence, il rentre en scène avec un nouveau transport,—à moins de raisons _majeures_.

—Tous les mois, le théâtre fait relâche. Il l’annonce par une affiche rouge sur laquelle on applique une bande blanche. Pendant ce temps, l’acteur est libre de donner des représentations en ville, mais, gare à lui!... Souvent il se fatigue, revient malade... Alors, la directrice se plaint et l’administration _coule_!!!

NOTA: La directrice accorde quelquefois des entrées de faveur.»

TIRE-BOUCHON AMÉRICAIN. C’est la tocade de toutes les grisettes. Elles font asseoir l’homme sur une chaise, mettent son bouchon au vent; puis, s’asseyant à cheval sur lui et s’appuyant sur le dos de la chaise, elles se font entrer le dit bouchon dans le con tant qu’elles peuvent, le tirent, se renfoncent dessus, jouissent comme des carpes pâmées, et s’en donnent ainsi jusqu’à ce qu’elles soient tout à fait échinées.

Quoique Cornélie soit partie, le plaisir n’est pas parti avec elle; monte chez moi, je serai bien aimable, et je te ferai le tire-bouchon américain.

(_Fantaisiste_, I, 179.)

TIRELIRE (Briser sa). Perdre son pucelage,—ce trésor que les mères veulent forcer les filles à garder pendant seize ou dix-huit ans.

_Maman, apprenez qu’un voleur M’a pris la pièce qu’on admire; Mais ce qui me met en fureur, C’est qu’en brisant ma tirelire, Tout haut chantait le sacripant, Zi, zi, pan, pan!_