CL. MAROT.
Un ange la prend dans ses bras, Et la couche sur l’autre rive.
PARNY.
Monsieur sait mieux que moi, me dit-il, que coucher avec une fille, ce n’est que faire ce qui lui plaît: de là à lui faire faire ce que nous voulons, il y a souvent bien loin.
DE LACLOS.
Que veut-il donc? Coucher avec une jolie femme et en passer sa fantaisie.
LA POPELINIÈRE.
Si j’ cède à tes beaux discours, C’est parc’ que tu m’ cass’ la tête, Car avec un’ fille honnête On n’ couch’ pas avant huit jours.
(Chanson anonyme moderne.)
COUCOU. Oiseau jaune, de la race des cocus, aussi féconde que celle des mirmidons.
Les coucous sont gras, Mais on n’en tue guère; Les coucous sont gras, Mais on n’en tue pas. La crainte qu’on a de manger son père, Son cousin germain, son oncle ou son frère, Fait qu’on n’en tue guère, Fait qu’on n’en tue pas.
(Vieille chanson.)
COUENNE. Le membre viril,—une cochonnerie.
COUILLES. Testicules de l’homme.
De la pointe du vit le poinct, Et vit li met jusqu’à la couille.
(Anciens Fabliaux.)
Mais si ma couille pissait telle urine, la voudriez-vous bien sucer?
RABELAIS.
On ne fait non plus cas des pauvres que de couilles; on les laisse à la porte, jamais n’entrent.
(Moyen de parvenir.)
COUILLONS. Les testicules.
O vit! bande toujours, et vous, couillons propices, Distillez votre jus, Pour fixer à jamais les rapides délices De mes sens éperdus.
(Parnasse satyrique.)
Voyez la grande trahison Des ingrats couillons que je porte: Lorsque leur maître est en prison, Les ingrats dansent à la porte.
(Cabinet satyrique.)
Mes couillons, quand mon vit se dresse, Gros comme un membre de mulet, Plaisent aux doigts de ma maîtresse Plus que deux grains de chapelet.
THÉOPHILE.
COULER. Avoir une coulante, une gonorrhée gagnée au service de la femme, parce qu’en effet le membre viril, à l’instar du suif qui coule d’une chandelle, filtre alors une chaude-pisse dans la culotte.
Ma pine encore vierge Coula, Ni plus ni moins qu’un cierge. Voilà.
EUGÈNE VACHETTE.
COUP. L’acte vénérien, qui est, en effet, un choc—agréable pour celle qui le reçoit comme pour celui qui le donne.
L’autre jour un amant disait A sa maîtresse à basse voix, Que chaque coup qu’il lui faisait Lui coûtait deux écus ou trois.