XI
NAPOLÉON
«Napoléon, ton nom est un cri dans l'histoire....
Ce sonnet est encore une pièce politique, écrite en 1856 et qui semble avoir été inspirée au poète par la vue d'une peinture ou d'une sculpture représentant un soldat blessé, étendu aux pieds d'une Victoire.
Un autre fragment de huit vers, sans date, adressé également à Napoléon, subsiste aussi, qui commence par ces mots: «Oh! d'ennemis sans foi....»
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Je noterai encore quelques brouillons se rattachant à des pièces publiées et qui présentent des variantes avec le texte imprimé, pour Les Marrons du Feu (deux fragments), Le Saule (deux), La Coupe et les Lèvres (quatre, dont l'un porte le titre de Brandel, et qui ne sont pas les mêmes que les deux fragments indiqués ci-dessus); Rolla (un); quelques phrases inédites de la Confession d'un Enfant du Siècle, dont un passage est publié dans le supplément du FIGARO du 14 mai 1887; cinq plans ou divisions de scènes différents pour Lorenzaccio[82]; deux projets d'un nouveau dénoûment du Chandelier, faits en 1850, lors de l'interdiction de la pièce; un commencement d'étude en prose Sur Léopardi, qui est publié en vers et terminé sous le titre de Après une lecture; un sonnet Au Rhin; un fragment de poème dramatique en trois chants, L'Oubli des Injures, dont plusieurs passages se retrouvent dans La Coupe et les Lèvres; un autre fragment en vers, qui est un dialogue entre Rolla et le Grand-prêtre, sans titre; une première version du Sonnet au Lecteur de 1850; d'autres fragments inédits des stances Sur la Paresse, de la chanson Les Filles de Cadix, de Louison, de Carmosine, de Faustine et du Songe d'Auguste.
[82] L'édition in-4º, des OEuvres d'Alfred de Musset publiée à la Librairie Lemerre, de 1884 à 1895, est la première qui donne un texte de Lorenzaccio conforme au manuscrit. De nombreux passages sont ajoutés, entre autres, toute la fin de la quatrième scène de l'acte IV, demeurée jusqu'alors inédite.
Il ne subsiste après cela, parmi les manuscrits d'Alfred de Musset, que des ébauches (les Deux Magnétismes; deux Lettres à Buloz, inachevées, l'une sur les réformes théâtrales, l'autre sur les «voleurs de noms»; cette seconde lettre est le dernier morceau en prose sorti de la plume d'Alfred de Musset. Un Thé; une Comédie sous le règne de Louis XV, sans titre; A Mme ***, sur le suicide; Adolphe, etc...); des essais de tournures de phrases, des fragments de poésies où le sens finit au milieu d'un vers inachevé, où les vers s'arrêtent avant le sens (Sur Grévedon, A Mme Ristori, Conte en vers se passant en Limagne, A Willa, A un jeune peintre, etc...); des lignes de prose qui n'ont ni commencement ni fin (Sur la Guerre d'Orient, Sur la Visite de la Reine d'Angleterre, etc...), débris qui ne peuvent figurer dans les oeuvres de l'écrivain.
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Il ne me reste plus à parler maintenant que de certaines oeuvres que l'on attribue à Alfred de Musset, sans donner la preuve certaine qu'il en est l'auteur: «Alfred de Musset n'a jamais employé de secrétaire, dit Paul de Musset. Toute publication posthume dont on ne pourra pas produire l'autographe, sera évidemment apocryphe et mensongère.» (BIOGRAPHIE, p. 371). Il faut s'entendre sur ce mot autographe: Paul de Musset désigne non seulement ceux écrits en entier par Alfred, mais aussi ceux écrits sous sa dictée, après 1842, par Mlle Colin, alors qu'il était malade et dans l'impossibilité de tenir une plume, lesquels sont revus par lui et corrigés de sa main; le plus important de ces «seconds autographes» est celui de Carmosine.
Tel est le cas des pièces qui suivent: où est l'autographe?
1º Chanson de Sténio, intercalée dans la première édition de LÉLIA par George Sand. (Dupuy et Tenré, 1833. 2 vol. in-8º. Tome II, p. 208.)
2º Quatrain à H. de Latouche, composé en 1833, à propos des polémiques sur George Sand. LA REVUE DES FAMILLES, 1er mars 1892.
3º Deux Sonnets à Alfred de Vigny, l'un par George Sand, l'autre par Alfred de Musset, envoyés à l'auteur de Chatterton au lendemain de la représentation de cette pièce. REVUE MODERNE, juin 1865.
Avant de les publier dans la Revue, M. Louis Ratisbonne avait soumis ces deux sonnets à l'appréciation de Paul de Musset, qui lui fit cette réponse:
«Monsieur et cher confrère,
«En pensant aux deux sonnets que vous avez eu l'obligeance de me communiquer, j'ai conçu des doutes sérieux sur leur authenticité. A moins de preuves du contraire, je ne puis croire qu'ils soient de mon frère. Le mot race bovine, que contient l'un des deux, et plusieurs autres expressions de colère ou de mépris appliquées aux critiques du drame de Chatterton, me semblent un peu trop forts en crudité. On n'a pas tant de ressentiment pour des critiques adressées à un autre. Je croirais volontiers que M. de Vigny a pu faire ces deux sonnets dans un moment d'irritation, et s'amuser ensuite à supposer qu'il les avait reçus de personnes qui, sans doute, lui avaient fait des compliments sur la pièce qu'on représentait alors avec succès à la Comédie Française. Je vous engage donc à ne pas publier sous le nom de mon frère celui que M. de Vigny lui a attribué, à moins que vous n'en retrouviez l'autographe, car cet autographe doit exister si le sonnet a été envoyé. Quant à l'autre sonnet, attribué à une personne qui n'a jamais fait de vers, son caractère évidemment pseudonyme est une preuve à l'appui de mon opinion que tous deux sont de l'auteur de Chatterton. Je ne vois que la découverte des autographes qui puisse me faire revenir de cette opinion. Si vous les retrouvez, soyez assez bon pour m'en donner avis; mais s'il n'existe dans les papiers de M. de Vigny que la copie écrite de sa main, dont vous m'avez donné lecture, il sera prudent de ne les considérer que comme des documents incertains.
«Agréez, Monsieur et cher confrère, l'assurance de mes sentiments distingués.
«9 mai 1865.
«P. DE MUSSET.»
Malgré cette lettre, la publication fut faite et M. L. Rastibonne eut raison, car M. Georges Jubin, dans la Revue bleue du 3 avril 1897, a publié des documents, dont une lettre d'Alfred de Musset à Buloz, qui ne laissent plus aucun doute sur l'authenticité de ces deux sonnets, dont Alfred de Musset est l'auteur.
4º Sur les Auteurs de mon temps, strophes burlesques dont voici la dernière:
Lassailly A failli Vendre un livre. Il n'eût tenu qu'à Renduel Que cet homme immortel, Eût enfin de quoi vivre.[83]
[83] Publié dans: Les Soupeurs de mon temps, par Roger de Beauvoir. Paris, Faure, 1868. 1 vol. in-12, p. 135.--L'Illustration, 19 septembre 1868.
L'autographe que je possède est écrit par Roger de Beauvoir, qui est pourtraicturé dans la troisième strophe:
De Beauvoir Bel à voir Nous amuse Lorsqu'il a bien dîné Il nous prie à déjeuné On y va, l'on s'abuse.
Les autres écrivains dépeints sont Henri Blaze, d'Anglemont, Sainte-Beuve, Capo de Feuillide, Paul de Musset et Paul Foucher.
Ce genre de plaisanterie était très en vogue parmi les habitués du salon de George Sand. M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul, dans sa VÉRITABLE HISTOIRE D'ELLE ET LUI (C. Lévy, 1897. 1 vol. in-12, p. 8), publie une Complainte sur le Duel de Gustave Planche et de Capo de Feuillide, que l'on attribua à la collaboration d'Alfred de Vigny et de Brizeux, mais dont l'héroïne connaissait le véritable auteur (ce n'est pas à nous de soulever le voile). Lui écrivit à cette époque une Revue Romantique; Elle, le 23 novembre 1834, une Complainte sur la mort de François Luneau. Nous indiquons d'autre part les charges faites à l'atelier d'Achille Devéria par Alfred de Musset, qui écrivit aussi une parodie des Mémoires d'Outre-Tombe de Chateaubriand; et peut-être a-t-il aidé Mme Augustine Brohan à confectionner son «beau couplet de la vierge en patache».
5º Rêves d'Hiver. Janvier 1838. Tel est le titre d'un manuscrit passé en vente chez Laverdet le 10 avril 1855. J'ignore ce qu'il est et qui le possède aujourd'hui.
6º Quatrain Italien, inscrit sur l'album de M. le comte Dousse d'Armanon. L'ARTISTE, 29 septembre 1844:
La rosa e un vago fiore Come la giornata, Presto che nasce e muore E non ritorna piu
Cette petite pièce est citée dans un article de M. Guénot-Lecointe sur la manie des albums; il l'accompagne de cette réflexion: «Au lieu de ces quatre lignes italiennes qui ne sont même pas des vers, pourquoi M. Alfred de Musset n'a-t-il pas écrit une strophe des Contes d'Espagne?»
La même revue, dans sa livraison du 21 novembre 1844, donne encore une Prière inscrite sur l'album des moines du Carmel.
7º Stances à Henri Cantel. REVUE DE FRANCE, 1er mars 1881.
8º Un ami inconnu, qui me permettra de le remercier ici, me faisait parvenir, naguère, ce sonnet, dont il attribue la paternité à l'auteur de la Ballade à la Lune:
LUNA
Ce soir, la Lune est ronde, et sa tête fantasque Comme un domino, passe entre les peupliers. --Peste! la folle nuit! et vous avez, beau masque, Choisi là, sur ma foi, d'étranges cavaliers.
Quoi, jusqu'au noir clocher, qui, coiffé de son casque, Semble prêt à vous suivre! Et, parmi les halliers, L'âpre Éole intrigué, qui suspend sa bourrasque Pour ne pas déranger vos projets singuliers!
Partez donc, o Luna! Le ciel clair et sans voiles A pour vous rallumé ses claustrales étoiles... Et moi, qu'a su charnier votre air leste et fringant,
Voyant vos doigts si blancs rayer la toile verte De mes rideaux, je dis: «Sur ma fenêtre ouverte, «Ma mie, n'auriez-vous pas laissé choir votre gant?»
9º Quatrain à une dame, en lui envoyant des bonbons lors de sa grossesse. L'ÉVÉNEMENT, 25 décembre 1876.
10º Quatrain à une vieille coquette. L'ESTAFETTE, 24 juin 1892.
11º A une Espagnole, stances improvisées sur un rythme de Victor Hugo. LE VOLEUR, 2 mai 1873.
12º Stances à Buffon, écrites sur un panneau de son cabinet de travail, à Montbard. LE CENTENAIRE DE BUFFON, Troyes, Montgolfier. 1889. Br. in-8º, page 68.
13º Déclamation.--A miss Anna X***, deux poésies, dans la GRANDE REVUE DE PARIS ET SAINT-PÉTERSBOURG, 25 juillet 1890.
14º Pour les vers inscrits Sur l'Album du château de Clisson, pendant un voyage qu'Alfred de Musset fit dans la Loire-Inférieure, il se récuse lui-même dans une lettre qu'il adressa d'Angers à Mme Alfred Tattet:
«...Quant aux vers du livre de Clisson, on m'en a parlé plusieurs fois et je les tiens pour admirables, mais je n'ai pas l'honneur d'en être le père; il paraît qu'en mettant mon nom au bas, on a voulu du moins m'en faire le parrain. Je n'ai jamais été par là, et quand cet enfant-là m'est né, j'étais probablement bien loin. Ma Muse aura accouché pendant mon absence, c'est pour le moins un cas rédhibitoire. J'ai déjà assez mis au monde de mauvais garnements pour ne pas vouloir d'intrus dans la famille....»[84]
[84] Cette lettre est publiée en partie dans LE FIGARO du 6 avril 1883, et en entier dans la GAZETTE ANECDOTIQUE du 30 juin 1885.
Est-ce que certaine conférencière célèbre, qui jadis incarna Lucretia del Fede, ne connaît pas le véritable auteur? Je suis allé souvent à Clisson et je me suis procuré le fameux livre; mais les pages où se trouvaient les soi-disant vers d'Alfred de Musset ont été arrachées par quelque visiteur peu délicat. On voit encore des vers ou des lignes de prose, signés Victor Hugo, Lamartine, George Sand, mais malheureusement pour l'authenticité de ces autographes, aucun de ceux dont je connais l'écriture de leur pseudo-auteur, n'a été écrit par son signataire.
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Avant de mettre fin à cette longue énumération que le lecteur doit trouver bien ardue, il me faut encore indiquer quelques pièces données comme inédites, et qui ne sont en réalité que des réimpressions d'oeuvres publiées:
1º L'Épigraphe placée en tête du tome II de LÉLIA par George Sand (Dupuy et Tenré, 1833. 2 vol. in-8º).--Le Fragment donné page 190 de LES DEUX SOEURS, par Mme Aglaé de Corday (Louviers, Achaintre, 1838. 1 vol. in-8º), ne sont que deux strophes de Namouna.
2º La Nouvelle en prose que publie la GAZETTE DE LA NOBLESSE du 16 octobre 1856, est un extrait du Voyage où il vous plaira, par Hetzel.
3º La couverture de la 87e livraison des FRANÇAIS PEINTS PAR EUX-MÊMES (Curmer, 1840, in-4º), donne comme inédits 18 vers, que reproduit LE NATIONAL de Bruxelles du 26 mars 1880, lesquels sont les 18 premiers vers des Secrètes pensées de Rafaël.
4º LE DIOGÈNE du 19 octobre 1856 annonce des Stances à Mme Dorval, mais rectifie son erreur dans le numéro du 9 novembre; ce sont les stances A la Malibran.
5º Le journal LE PLAISIR A PARIS du 26 juin 1889 publie «Le Navire», fragment du Retour, et l'«Ennui», fragment des Stances: «Je méditais courbé».
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Il reste une question que j'aurais voulu aborder, celle de la Correspondance d'Alfred de Musset, mais cela m'entraînerait en des détails bibliographiques bien longs[85]. Les trente-cinq lettres mises à la fin du volume des OEUVRES POSTHUMES, ne donnent qu'un bien faible aperçu de ce qu'elle est.
[85] C'est pour la même raison que j'omets les Variantes qu'offrent entre eux les divers textes imprimés.
Par les publications faites en 1896 à propos d'Elle et Lui, on connaît des fragments des lettres qu'Alfred de Musset écrivait à George Sand; d'autres, adressées à Buloz, Alfred Tattet, Pierre Pagello, Alfred Arago, Boucoiran, Mme de Belgiojoso, Mme Augustine Brohan, David d'Angers, Maxime Du Camp, Alexandre Dumas, Sainte-Beuve, Mme Olympe Chodzko, Albéric Second, Alfred de Vigny, Mme de Girardin, Arsène Houssaye, Eugène Renduel, Mme Levrault, Frantz Liszt, Émile Péhant, etc..., ont été publiées dans des journaux, des revues ou des livres; nous en avons découvert cent dix, imprimées en entier ou peu s'en faut, dans ces conditions, sans compter les lettres ou fragments de lettres d'Alfred de Musset à George Sand, ainsi que celles dont tout ou partie est, pour la première fois, publié dans le présent volume; et l'on peut tenir pour certain qu'il en existe un plus grand nombre. Mais combien curieuses sont celles qui demeurent encore inconnues parmi les noms cités plus haut et celles qu'il envoya à son frère Paul, à ses éditeurs, aux interprètes de ses comédies, à divers membres de sa famille, aux directeurs des revues où il a écrit, à Émile Augier, Ulric Guttinguer, Théophile Gautier, au comte d'Alton, à Désiré Nisard, Ambroise Thomas, Auguste Barre, Mlle Rachel, même à sa gouvernante, Mlle Colin (dont la REVUE DE PARIS ET SAINT-PÉTERSBOURG et les ANNALES LITTÉRAIRES ont publié les mémoires)[86], et à beaucoup d'autres, dont je ne puis dire les noms.
[86] Réimprimés sous le titre de: Dix ans chez Alfred de Musset, par Mme Martellet, née A. Colin. Paris, Chamuel, 1899. 1 vol. in-12.
J'omets avec intention la correspondance.... amoureuse, trop intime pour être publiée, et qui ne sera jamais connue; car, avec un tact que je ne puis qu'approuver, lors de la mort du poète, toutes les lettres de femmes qui furent trouvées dans ses tiroirs, furent restituées sans échange à celles qui les avaient écrites. Toutefois, le mystérieux paquet déposé à la Bibliothèque Nationale, pour être ouvert et publié en 1910, renferme, si je ne me trompe, l'une de ces correspondances; ce n'est pas celle de George Sand, comme on l'a prétendu; celle-ci, pensons-nous, est adressée A une belle inconnue:
Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer.
Les lettres à sa Marraine sont aussi peu connues que les autres, car les textes que Mme Jaubert a intercalés dans ses SOUVENIRS (Hetzel, 1881, 1 vol. in-12) et ceux donnés par Paul de Musset, sont, sauf quelques rares exceptions, absolument altérés et défigurés. J'ai pu en vérifier la majeure partie sur les autographes originaux et j'ai constaté qu'ici une lettre avait servi à en faire deux; que là, deux ou trois lettres étaient fondues en une seule; ailleurs, les phrases sont interposées, et très souvent les dates supprimées ou changées. N'eût-il pas mieux valu rien plutôt que cela! Que de jolies choses cependant elles renferment, et que de récits j'y ai lus, semblables à Un souper chez Mlle Rachel, qui n'est que l'une d'elles, dont on a supprimé le commencement et la fin![87].
[87] Voir ci-après la Notice bibliographique sur la Correspondance d'Alfred de Musset.
Comment conclure, si ce n'est en exprimant le désir de voir un jour joindre aux oeuvres du poète, toutes ces pages inédites, toutes ces lettres surtout, qui révèleront un Musset inconnu?
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LES ANNALES POLITIQUES ET LITTÉRAIRES du 19 septembre 1897 commencent la publication de Denise, cette nouvelle dont je parle au début de cet article, en laissant planer, par un Avertissement, un doute sur le véritable auteur. Il suffit, pour éviter toute équivoque, de se reporter à la REVUE DE PARIS du 2 mai 1841; on y trouvera, page 5, Denise, avec la signature de Paul, son seul et véritable auteur. Cela a été révélé par M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul dans une lettre publiée par le JOURNAL DES DÉBATS du 1er juillet 1897. Le même journal donnait le lendemain une autre note rectificative (qui émanait de moi) dans laquelle je disais que le fait d'attribuer à Alfred ce qui venait de Paul, n'était pas unique, et je faisais allusion à une lettre envoyée par Alfred de Musset à un de ses éditeurs pour se plaindre de cela. Voici cette lettre:
«Monsieur Charpentier, 19, rue de Lille.
«Lundi, 30 septembre [1850].
«Mon cher ami,
«Je vous envoye le catalogue de l'Assemblée, où vous trouverez quatre ou cinq romans de mon frère, annoncés sous mon nom. Vous m'avez dit que vous vous chargeriez de demander la rectification. J'aimerais mieux en effet que vous me rendissiez ce service, attendu qu'il est délicat pour moi de parler de mon frère.
«D'ailleurs, votre position, étant mon éditeur, vous donne, il me semble, toute espèce de droit. Car c'est, au bout du compte, une sotte tromperie qui est toujours préjudiciable: le public peut nous croire complices.
«Si vous voulez bien vous en charger, tenez-moi au courant, parce que, si on ne rectifie pas l'erreur, il faudra écrire dans d'autres journaux.
«Tout à vous.
«ALFRED DE MUSSET.»
Ce catalogue est annoncé dans le numéro de l'ASSEMBLÉE NATIONALE du 26 juillet 1850, et paraît pour la première fois dans le numéro du 28 juillet; il est fréquemment reproduit, notamment dans le numéro du 21 septembre. En ce qui concerne les deux frères, l'annonce est ainsi faite:
«Le Bracelet, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.
Samuel, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.
Tête et Coeur, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.
Les Amours de Planoche et de Mme de Laguette, par Paul de Musset. 2 vol. in-8º.
Lauzun, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.»
Dans ce numéro, qui est probablement celui qui accompagnait la lettre, le catalogue occupe toute la troisième page et la moitié de la quatrième. Toutefois, si M. Charpentier a demandé une rectification, il ne fut pas tenu compte de sa demande, car le catalogue continue à paraître avec ses inexactitudes; je l'ai retrouvé tel jusque dans le numéro du 7 décembre 1850.
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
SUR LA
CORRESPONDANCE
DE
ALFRED DE MUSSET
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
SUR LA
CORRESPONDANCE
DE
ALFRED DE MUSSET
La correspondance d'Alfred de Musset, à côté des détails biographiques qu'elle renferme et de sa valeur littéraire, offre ceci de particulier, que le poète se laisse voir tel qu'il était dans la vie intime: obéissant à l'impression du moment, il écrit sans affectation, sans pose, mettant son coeur et son esprit à nu. Le jour où ses lettres seront connues, bien des jugements portés sur lui devront être réformés.
Malheureusement, ce n'est pas dans le recueil de ses oeuvres complètes qu'il faut aller chercher cette correspondance. Les trente-cinq lettres publiées par les soins de son frère Paul, en 1866, à la fin du tome X de l'édition dite de souscription (OEuvres posthumes), ne donnent qu'une bien faible idée de ce que sont les autres et n'en représentent qu'une partie bien minime.
Cependant, beaucoup d'autres lettres de notre poète existent éparses dans des journaux, des revues ou des livres. Voici, avec l'indication du recueil dans lequel je les ai trouvées imprimées pour la première fois, celles qui sont parvenues à ma connaissance.
ARAGO (Alfred).
1.--Sans date: «J'ai connu un jeune peintre, qui avait une demoiselle de compagnie». Le Monde Illustré, 27 septembre 1862. Fragment.
AUGIER (Émile).
2.--Lundi, 1848: «Vous allez me trouver, mon cher Augier, une bien ridicule créature». Le Gaulois, 7 août 1893. Je n'ai pu vérifier si, comme on me l'a dit, c'est cette lettre qui est donnée en fac-similé d'autographe dans l'Album de l'Exposition d'art dramatique à Vienne, en 1892. Paris, 1894. In-folio.
BELGIOJOSO (Mme la princesse Christine Trivulce de).
3.--S. D. (1836): «Je ne crois pas, princesse, toute fausse modestie à part». Inventaire des Autographes de M. Fillon. Séries V à VIII. Étienne Charavay, 1878. In-8º, page 148, fragment.
BELMONT (Marquis Alfred de).
4.--Madame la vicomtesse de Janzé nous apprend dans ses Études et Récits (Plon, 1891, in-12, p. 217) que M. de Belmont «essaya à plusieurs reprises d'enrôler son ami Alfred de Musset dans la poursuite du surnaturel, mais il ne put le persuader. Ils avaient eu entre eux une correspondance suivie que M. de Belmont brûla peu de temps avant sa mort», survenue en 1857.
BLANC (Edmond).
5.--4 novembre 1838. «Monsieur le Secrétaire-Général, lorsque vous m'avez fait l'honneur de me recevoir». La Nouvelle Revue, 15 janvier 1899.
BONNAIRE (Félix), éditeur.
6.--S. D. (1837 ou 1838). «Mon cher ami, voilà mes épreuves». Bibliographie des OEuvres d'Alfred de Musset par M. Clouard. Rouquette, 1883. In-8º, p. XII.
BOUCOIRAN (Jules).
7.--7 mars 1835. «Monsieur, je sors de chez madame Sand et on m'apprend qu'elle est à Nohant». La Revue de Paris, 15 août 1896.
BROHAN (Mme Augustine).
8.--15 mars 1849. Des Haricots. «O ma chère Brohan, je suis dans les fers». Le Parlement, 6 avril 1883. Annuaire des Amis des Livres, 11e année. 1890. In-8º, p. 94.
9.--S. D. «Il ne m'est pas possible, ma chère Brohan, de dîner chez vous». Catalogue de la bibliothèque de feu M. Yver, 2e partie. Paris, E. Paul et L. Huart, 1893. In-8º, no 740. Ne manque que le post-scriptum.
10.--S. D. «Ma chère Brohan, vous avez été deux fois aimable». Catalogue d'autographes, vente hôtel Drouot le 13 juin 1890. Paris, Gabriel Charavay. In-8º, No 94, fragment.
11.--S. D. «Ma chère Brohan, je vous écris à tout hasard». Alfred de Musset par Eugène de Mirecourt. Havard, 1854. In-32. Fragment en fac-similé d'autographe. Le Gaulois, 18 août 1896.
BULOZ (François), directeur de la Revue des Deux-Mondes.
12.--Lundi, 18 (août 1834). «Mon ami, ma mère me donne de quoi aller aux Pyrenées». La Revue de Paris, 15 août 1896.
13.--(Février ou mars) 1835. «Mon cher Buloz, ayez la bonté de prier Mme Dudevant, lorsque vous la verrez». Revue Bleue, 3 avril 1897.
14.--S. D. «Mon cher Buloz, si vous voulez me rendre le service de faire donner 200 francs». Catalogue de la Collection Dentu. Autographes, tome II, 3e fascicule. 1888. In-8º, p. 223.
15.--S. D. «Mercredi. O mon ami, réfléchissez avant de répondre à cette simple parole». Catalogue d'autographes, vente le 8 décembre 1891, hôtel Drouot. Paris, Étienne Charavay. In-8º. No 117. Fragment.
16.--S. D. «Lundi, 28. Voilà, mon cher monsieur, la pièce dont je vous ai parlé. Les uns voudraient que je la fisse siffler». Bulletin de la maison Étienne Charavay, no 286. Avril-mai 1898. In-8, no 42096. Fragment.
CANTEL (Henri).
17.--23 novembre 1848. «Monsieur, par le plus singulier des hasards, il m'a été donné d'apprécier votre charmant talent». La Revue de France, 1er mars 1881. A tenir pour douteuse jusqu'à production de l'original.
CARJAT (Étienne).
18.--Simple billet répondant à une demande d'autorisation de publier un portrait-charge dans le Diogène: «Monsieur, la gaieté des gens d'esprit ne m'a jamais fait peur; faites de moi ce qu'il vous plaira.--Alfred de Musset». Polichinelle à Paris, 22 janvier 1857.
CHARPENTIER (Gervais), éditeur.
19.--30 septembre 1850. «Mon cher ami, je vous envoyé le catalogue de l'«Assemblée» où vous trouverez quatre ou cinq romans de mon frère». Les Héritiers d'Alfred de Musset contre M. Charpentier. Mémoire pour M Charpentier. Paris, 1867, In-8º, p. 17.--Revue d'Histoire littéraire de la France, 15 janvier 1898.
20.--27 juin 1851. «Mon cher ami, Hetzel a fait proposer hier par Berrurier de vous remettre». Les Héritiers d'Alfred de Musset contre M. Charpentier. Mémoire pour M. Charpentier. Paris, 1867. In-8º, p. 16.
21.--19 février 1857. «Mon cher Charpentier, j'ai réfléchi depuis que je vous ai vu...» Dix ans chez Alfred de Musset, par Mme Martellet. Paris, Chamuel, 1899. 1 vol. in-12, page 98.
CLÉSINGER, statuaire.
22.--16 avril 1851. «Mon cher Clésinger, je suis allé pour vous voir ce matin à Madrid». Catalogue des Autographes de M. A. Bovet, vente 19-21 juin 1884. Paris, Étienne Charavay. In-4º, no 910, en fac-similé.
COLIN (Adèle), devenue Mme Martellet, gouvernante d'Alfred de Musset.
23.--16 août 1847. «Je n'aurais pas cru que vous puissiez vous éloigner ainsi de moi...» Dix ans chez Alfred de Musset, par Mme Martellet. Paris, Chamuel, 1899. 1 vol. in-12, page 16 et en fac-similé.
24.--S. D. «Je n'ai pas fermé l'oeil; j'ai les premières attaques de mes délires».--Revue de Paris et Saint-Pétersbourg, décembre 1887, p. 43.
Mme Martellet prépare en ce moment une deuxième édition de ses souvenirs, où se trouveront certainement d'autres lettres.
DAVID D'ANGERS, statuaire.
25.--Samedi soir, 1831. «Monsieur, je suis de service demain pour presque toute la journée». Revue de l'Art Français, 1893, p. 204.
26.--1832? «Mon cher David, je suis allé chez Micheli pour avoir de vos médailles». David d'Angers et ses relations littéraires par Henri Jouin, Plon, 1890. In-8º, p. 67.
DIRECTEUR DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE.
27.--Août 1848. Lettre relative au prix De Maillé Latour-Landry, décerné à Alfred de Musset dans la séance du 17 août. Le Moniteur Universel, 25 août 1848.
DIRECTEUR DU CONSTITUTIONNEl.
28.--Juillet 1844. «Monsieur, on a beaucoup parlé de chroniques, de légendes et de ballades». Sert de préface à la nouvelle «Les frères Van-Buch». Le Constitutionnel, 27 juillet 1844.
DIRECTEURS DE L'EUROPE LITTÉRAIRE.
29.--23 novembre 1832. «Messieurs, je serai très heureux de pouvoir entrer pour quelque chose dans la rédaction de votre nouveau journal». Supplément au Prospectus de l'Europe Littéraire, 1832. In-8º, p. 7.--Revue d'Histoire littéraire de la France, 15 janvier 1898.
DIRECTEUR DU NATIONAL.
30.--Janvier 1849. «Monsieur, j'apprends que le journal «l'Événement» à propos des élections de l'Académie». Le National, 13 janvier 1849.
DIRECTEUR DE LA PATRIE.
31.--Juin 1848. «Je lis dans votre journal qu'on avait annoncé par erreur que j'étais destitué de la place de Bibliothécaire». La Patrie, 20 juin 1848.--La Presse, 20 juin 1848. Souvent réimprimée.
DUC D'ORLÉANS.
32.--1838. «Monseigneur, les journaux annoncent que M. Vatout, bibliothécaire de Sa Majesté, est chargé». Catalogue des autographes de M. Charles Keissner, 12 mars 1889. Gabriel Charavay. In-8º, no 126, fragment.--La Nouvelle Revue, 15 janvier 1899, fragment.
DU CAMP (Maxime).
33.--1840. «Monsieur, je suis bien en retard envers vous.» Souvenirs littéraires par Maxime Du Camp. Hachette, 1882. In-8º. Tome I, p. 153.
DUMAS père (Alexandre).
34.--16 juin 1848. «Mon cher Dumas, je viens de lire «La France Nouvelle» et j'irai vous serrer la main». La France Nouvelle, 21 juin 1848.
FORTOUL (Hippolyte), ministre de l'Instruction publique.
35.--27 août 1856. «Monsieur le ministre, je ne puis assez remercier Votre Excellence des paroles de bonté». Bibliographie des OEuvres d'Alfred de Musset, par M. Clouard. Rouquette, 1883. In-8º, p. XVI.
FOUCHER (Paul).
36.--Le Mans, 19 octobre 1827. «Je reviens, mon cher ami, jeudi prochain». L'Amateur d'Autographes, 1er janvier 1867.
GIRARDIN (Mme Émile de), née Delphine Gay.
37.--7 janvier 1835. Fragment d'une lettre dans le Catalogue d'Autographes, vente le 24 février 1892, hôtel Drouot. Paris, Gabriel Charavay. In-8º, no 140.
38.--Jeudi, 8 (juin 1848). «Il est vrai, madame, que je ne suis pas conservé en qualité de conservateur». Études et Récits sur Alfred de Musset, par Mme de Janzé. Plon, 1891. In-12, p. 93.
GRENIER (Édouard).
39.--Lettre envoyée par Alfred de Musset au printemps de 1843 et détruite accidentellement pendant la Commune en 1871. Voir à ce sujet la Revue Bleue des 3 septembre et 15 octobre 1892, p. 301 et 492.
GUTTINGUER (Ulric).
40.--1832. Honfleur, fragment d'une lettre: «Je n'ai jamais tenté de faire une hymne à mon Dieu». L'Événement, 12 juin 1885.
HOUSSAYE (Arsène).
Quatre lettres publiées dans: Les Confessions, par Arsène Houssaye. Dentu, 1885-1897. 6 vol. in-8º.
41.--1842. Billet en réponse à une invitation: «Vous me faites, mon cher maître, honneur et plaisir». Tome I, planche de fac-similé XVII.
42.--1851. «Je ne prétends pas être joué quatre fois par semaine». Tome I, planche de fac-similé XVII.
43.--1851. «Mon cher ami, j'ai reçu les deux billets». Tome III, p. 253, et précédemment dans le Figaro, 2 novembre 1882.
44.--1853? «Mon cher ami, je vous avais parlé de Mme Brohan». Tome V, planche de fac-similé III.
JANIN (Jules).
45.--(Décembre 1838). «Monsieur, je vous ai cherché hier soir au Théâtre Français». L'Événement, 28 janvier 1886. Souvent réimprimée, traduite en allemand dans Frankfurter Zeitung, 17 janvier 1890.
JAUBERT (Mme Caroline), la «Marraine».
J'ai pu vérifier sur les originaux le texte de moitié environ des lettres adressées à «la Marraine» et publiées soit dans les Souvenirs de Mme Jaubert, Hetzel, 1881. 1 vol. in-12, soit dans les OEuvres posthumes d'Alfred de Musset. Charpentier, 1867. 1 vol. in-12[88]. Dans cette moitié vérifiée, j'ai constaté qu'à côté de quelques lettres imprimées sans changement, le plus grand nombre offre des retouches ou des suppressions considérables. J'en conclus que celles non vérifiées sont dans les mêmes conditions: aussi vais-je donner mes indications pour tout ce qui est publié[89].
[88] Quelques-unes de ces dernières lettres avaient été publiées antérieurement dans la Revue Nationale et Étrangère du 1er avril 1866.
[89] Les lettres dont je n'ai pas retrouvé les autographes sont précédées d'une astérisque (*).
46.--1er avril 1836. «Belle Madame, style Musset, je suis enfermé de nouveau». Le Clairon, 27 novembre 1881. Textuel.
A.--(Mai ou juin 1836). «Vous avez eu grand tort, Madame, de n'être pas venue ce soir au Théâtre Français». OEuvres posthumes, p. 203. Dix lignes et un dessin supprimés à la fin. (Mlle Plessy dans le Barbier de Séville).
B.--27 février 1837. «Madame, voici le fait: La Princesse m'écrit qu'elle ne peut me bâtir un sujet». OEuvres posthumes, p. 204. Post-scriptum de cinq lignes supprimé.
47*.--28 juin 1837. «Madame, comme votre départ m'avait un peu vexé». Souvenirs, p. 165.
48.--17 octobre 1837. «Le bruit court que madame Jaubert revient à Paris». Souvenirs, p. 139. Textuel.
49.--(1837). «Marraine, le fieux est déconfit». Souvenirs, p. 191. Deux mots changés sans importance.--Le Temps, 12 janvier 1881.
50.--27 octobre 1837. «Madame, vous avez trouvé le vrai nom du sentiment qui nous unit». Souvenirs, p. 160. Textuel, sauf le mot «Marraine» mis plusieurs fois à la place de «Amie».
C.--(15 décembre 1838). «Madame, mon arrangement de loge a manqué ce soir». OEuvres posthumes, p. 205. Une phrase changée.
D.--17 décembre 1838. «Vous vous trompez, ma chère marraine, en croyant que c'était sur vous que je comptais». OEuvres posthumes, p. 206. Plusieurs phrases supprimées ou changées.
E.--(27 mars 1839). Lettre publiée dans la première édition des OEuvres posthumes (Charpentier, 1860. In-12, p. 101), sous le titre de: Un souper chez Mlle Rachel, et dont le texte est complètement remanié par Paul de Musset. Comme terme de comparaison, en voici le début, auquel ressemble toute la suite:
MANUSCRIt TEXTE IMPRIMÉ
«J'avais perdu l'adresse «Merci d'abord, madame exacte d'Angerville; je viens et chère marraine, pour la de la retrouver trop tard. lettre que vous me communiquez Merci d'abord de la lettre de de l'aimable Paolita. Paolita. Elle est bien gentille, Cette lettre est bien remarquable mais moins que vous, qui ne et bien gentille; mais manquez jamais une occasion que dirais-je de vous qui ne d'envoyer un moment de joie manquez jamais une occasion à ceux qui vous aiment? Vous d'envoyer un peu de joie à êtes la seule créature humaine, ceux qui vous aiment? Vous mâle ou femelle, que êtes la seule créature humaine je connaisse faite ainsi. Un que je connaisse faite bienfait n'est jamais perdu: ainsi. Un bienfait n'est jamais en réponse à votre lettre de perdu. En réponse à votre Desdémone, je veux vous lettre de Desdémone, je veux servir un souper chez mademoiselle vous servir un souper chez Rachel, qui vous Mlle Rachel, qui vous amusera, amusera peut-être, si nous si nous sommes toujours sommes toujours du même du même avis, et si avis. Ma petite scène sera vous partagez encore mon pour vous seule, d'abord admiration pour cette sublime parce que la noble enfant fille. Ma petite scène déteste les indiscrétions et sera pour vous seule, d'abord ensuite parce que, depuis parce que la noble enfant que je vais quelquefois chez déteste les indiscrétions et elle, on a fait tant de can-cans, ensuite parce qu'on a fait, de bavardages et de depuis que je vais quelquefois niaiseries, que j'ai pris le chez elle, tant de sots parti de ne pas seulement propos et de bavardages, dire que je l'avais vue au que j'ai pris le parti de ne Français. On avait joué pas même dire que je l'ai vue Tancrède, etc...» au Théâtre Français. On avait joué Tancrède, etc...»
[Illustration: Tombeau d'un homme qui est allé à l'Opéra-Comique, croquis à la plume par Alfred de Musset.
(transcription) et alors--l'infortuné est rentré chez lui et a fumé un grand nombre de cigarettes.
Priez pour lui.
Je vous serre la main en désespéré.]
Dans le dialogue entre Rachel et sa mère, puis entre la tragédienne et l'auteur, il n'y a pas une seule phrase qui n'ait subi quelque changement, soit par retranchement, soit par addition. La fin manque dans l'original et Paul de Musset l'a remplacée par une phrase de sa façon[90].
[90] Le Catalogue de la Bibliothèque de M. Paul Eudel, 1re partie, vente du 12 au 14 mai 1898, Paris, Em. Paul et fils, 1898, in-8º, no 243, renferme une curieuse notice sur le manuscrit et donne p. 105 le fac-similé des huit premières lignes.
51*.--Lundi, nuit (1839?). «Ma chère marraine, je suis allé deux fois chez vous aujourd'hui». Souvenirs, p. 183.
52*.--Mardi (1839). «Je vous avais écrit une lettre qui commençait ainsi». Souvenirs, p. 185.
53.--Mercredi soir (1839?). «J'ai profondément réfléchi et j'ai découvert que ce n'était pas la peine». Souvenirs, p. 194. Textuel.
54*.--S. D. (1839?). «Votre conseil était bon, chère marraine; venant de vous, il devait l'être». Souvenirs, p. 187.
F.--(Fin mars 1840). «Comment allez-vous, ma chère marraine, et que faites-vous?» OEuvres posthumes, p. 208. Textuel.
G.--Jeudi soir (juin 1840). «Voilà comme vous êtes, vous autres femmes». OEuvres posthumes, p. 211. Nombreuses coupures; plus de la moitié de la lettre est supprimée.
H.--31 juillet 1840. «Si vous savez pourquoi vous répondez vite et bien». OEuvres posthumes, p. 213. Nombreuses coupures et un dessin supprimé. (Tombeau d'un homme qui est allé à l'Opéra-Comique).
55.--9 octobre 1840. «Vous êtes à la campagne, vous, je suis à Paris, moi.» Souvenirs, p. 202. Quelques mots changés.--Illustration, 22 mai 1880.
56.--19 octobre 1840. «Encore une raison qui fait que je vous réponds tard». Souvenirs, p. 203. Seulement les vingt premières lignes de cette lettre, qui a huit pages et est ornée d'un dessin. (Rachel me lance un coup d'oeil à la Hermione).
57*.--Lundi matin (janvier 1841?).--«Madame, je rentre de ma garde, et, à propos d'une baliverne». Souvenirs, p. 220.
I.--13 avril 1841. «Je ne puis aller ce soir chez vous, ma chère marraine». OEuvres posthumes, p. 222. Textuel.
58.--(Juin 1841?). «Ai-je besoin de vous dire, ma petite et blonde marraine, qu'une note de vous». Cette lettre est publiée dans les Souvenirs, p. 218, comme étant une lettre complète; mais sur une copie écrite par Paul de Musset, en outre des nombreuses variantes, cela ne formerait que la seconde partie d'une autre lettre, du 28 octobre 1844, que l'on, trouvera p. 204 des mêmes Souvenirs (no 64).
59.--(2 avril 1842). «Madame, si un atome de moi vivait encore». Souvenirs, p. 108. Textuel.
60*.--(Juin ou juillet 1842?). «Eh bien, madame, vous ne vouliez pas le croire». Souvenirs, p. 196.
J.--Mardi, 26 (juillet 1842). «J'ai grogné tout mon saoul, mais je ne veux pas écrire». OEuvres posthumes, p. 167. Nombreux changements, plusieurs suppressions.
61*.--Lundi (octobre 1842). «Il faut que je vous aime terriblement, madame». Souvenirs, p. 212.
62*.--Vendredi (octobre 1842). «Ainsi Uranie n'a pas lu la Revue». Souvenirs, p. 209.
63*.--(Novembre 1842?). «Voilà mon frère qui me dit:--Aujourd'hui vendredi». Souvenirs, p. 215.
K.--23 novembre (1842). «Je remercie d'abord la plus petite de toutes, de n'avoir pas oublié son ancienne coutume». OEuvres posthumes, p. 225. Nombreuses coupures.
[Illustration: Alfred de Musset et Rachel, croquis à la plume par Alfred de Musset.]
64*.--Vendredi, 28 (octobre 1844). «Ce qui fait qu'on n'a pas répondu plus tôt à sa marraine, c'est que le fieux». Souvenirs, p. 204. Voir no 58.
65.--(1851). Billet. Souvenirs, p. 224.
66*.--S. D. «Est-ce que nous sommes brouillés aussi, marraine». Souvenirs, p. 207.
67*.--S. D. Dimanche. «Je ne suis pas content, marraine, je suis ennuyé et dérangé». Souvenirs, p. 217.
68*. S. D. «Madame, il vous est arrivé certainement très souvent de souffler dans un ballon sec». Souvenirs, p. 194. Le Temps, 12 janvier 1881.
69*.--S. D. «J'ai besoin d'un renseignement musical que ma soeur me dit ne pas pouvoir me donner». Souvenirs, p. 176.
70*.--S. D. «Mon grand-père avait fait un jour acquisition de deux petits boeufs d'airain». Souvenirs, p. 180. Une phrase changée.
71.--S. D. «Voulez-vous, madame, être assez bonne pour me renvoyer les romances de M. Cervini». Inventaire des Autographes Fillon. Séries V à VIII. Étienne Charavay, 1878. In-8º, p. 147.
LEVRAULT (Mme), banquier, à Strasbourg.
Trois lettres publiées dans les Annales de l'Est, no 4, octobre 1887.
72. Bade, 18 septembre 1834. «Madame, vous avez peut-être déjà reçu du directeur de la Revue des Deux-Mondes un mot d'avis».
73.--Bade, septembre 1834. «Madame, j'ai écrit à Paris pour qu'on me fasse passer quelqu'argent».
74.--Strasbourg, octobre 1834. «Madame, je pars à l'instant et je ne puis vous remercier moi-même».
LISZT (Frantz).
Deux lettres publiées dans Études et Récits sur Alfred de Musset, par Mme la vicomtesse de Janzé. Plon, 1871. 1 vol. in-12.
75.--20 juin 1836. «Votre lettre, mon ami, m'a fait double plaisir», p. 20.
76.--Novembre 1836. «Je voulais aller vous voir aujourd'hui, mon cher Liszt», p. 192.
MARETTE (Monsieur), à Paris.
77.--31 mars 1840. Billet par lequel il le prie de remettre ses appointements au porteur. Nouvelle Revue, 15 janvier 1899.
MÉRIMÉE (Prosper).
78.--1832. «Au moment de terminer mes épreuves, j'ai oublié de vous demander une autorisation». Revue rétrospective, 1er mai 1891.
MONTALIVET (le Comte de).
79.--23 octobre 1838. «Monsieur le Comte, permettez-moi de vous témoigner la vive reconnaissance». Nouvelle Revue, 15 janvier 1899.
MUSSET (Mme Edmée de), sa mère.
80.--14 septembre 1848. «Je ne pouvais, ma chère mère, recevoir une meilleure nouvelle». Nouvelle Revue, 15 janvier 1899, fragment.
MUSSET (Paul de), son frère.
81.--1er décembre 1842. «Je te remercie de tout mon coeur, mon cher ami, de la bonne lettre que tu m'écris». Biographie d'Alfred de Musset par Paul de Musset. Charpentier, 1877. In-12, p. 283. Deux coupures.
PÉHANT (Émile), à Nantes.
82.--29 novembre 1854. «Monsieur, je n'avais point oublié votre nom, mais je ne savais pas que vous habitiez Nantes.» Jeanne la Flamme, par Émile Péhant. Hachette, 1872. In-12, p. IX.
RENDUEL (Eugène), éditeur.
Deux lettres, publiées dans Le Romantisme et l'éditeur Renduel, par Adolphe Jullien. Charpentier, 1897, 1 vol. in-12.
83.--9 septembre 1832. «Monsieur, je voudrais bien que vous m'écrivissiez franchement», p. 172.
84.--Lundi, 1832. «Voilà qui s'appelle agir d'une façon aimable», p. 174.
SAINTE-BEUVE.
85.--(1829). «Je ne vais pas vous voir, mon ami, c'est que je ne le puis». Indépendance belge, 23 mai 1880.--Revue hebdomadaire, 1er août 1896.
86.--9 septembre 1829. «Voilà un f... temps pour la chasse, mon ami». Catalogue de la librairie Detaille, 1er mai 1887. Le Pays, 3 février 1888. Le Constitutionnel, 9 février 1888. Longs fragments.
87.--27 avril 1834. «J'ai à vous remercier, mon cher Sainte-Beuve, de l'intérêt». Cosmopolis, mai 1896, p. 435.
88.--(Novembre 1834). «Je vous suis bien reconnaissant, mon cher ami, de l'intérêt». Cosmopolis, mai 1896, p. 435.
SAND (Mme George).
Les lettres écrites par George Sand à Alfred de Musset sont publiées dans la Revue de Paris du 1er novembre 1896, puis réunies à celles adressées à Sainte-Beuve, à la librairie C. Lévy, 1897. 1 vol. in-12. Celles d'Alfred de Musset à George Sand paraîtront assurément quelque jour; où et quand, je l'ignore. En attendant cette publication, on en trouvera de nombreux extraits dans:
1º Revue politique et littéraire (Revue Bleue), 15 octobre 1892. George Sand et Alfred de Musset, par E. Grenier.
2º Alfred de Musset par Mme Arvède Barine. Paris, Hachette, 1892. 1 vol. in-12.
3º Cosmopolis, revue internationale, 1er mai et 1er juin 1896. La Véritable Histoire de «Elle et Lui», par M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul. Ces deux articles, réunis en volume et considérablement augmentés, ont été publiés à la librairie Calmann Lévy, 1897. 1 vol. in-12.
4º Revue Hebdomadaire, 1er août 1896. Un roman vécu à trois personnages, par le docteur Cabanès. Joint à la 2e Série de Le Cabinet secret de l'histoire, du même auteur. Librairie A. Charles, 1897. 1 vol. in-8º, orné des portraits de G. Sand et du docteur Pagello, et de fac-similés d'écriture.
5º La Revue de Paris, 15 août 1896. Alfred de Musset et George Sand, par M. Clouard. Publié séparément et augmenté. Imprimerie Chaix, 1896. Br. in-8º avec deux portraits de G. Sand, dessinés par Alfred de Musset et un fac-similé, suivi d'un Index bibliographique. Cette notice, jointe au présent volume, renferme de nouveaux documents inconnus jusqu'à ce jour, pris sur les originaux.
J'omets avec intention un livre signé Paul Mariéton. Les textes cités dans cet ouvrage sont, d'une façon générale, absolument inexacts: la copie qui servit à M. Mariéton a été écrite par moi, et lui a été communiquée à mon insu, malgré les promesses faites, par la personne à laquelle je l'avais confiée. Cette copie a été prise sur celle arrangée par George Sand, qui est fort incomplète et présente de grandes différences de texte avec une autre copie qu'on m'affirme avoir été prise sur les originaux.
Je n'entrerai pas ici dans le détail de tous ces extraits et me bornerai à indiquer seulement ce qui est complet.
89.--Août 1834. «Je t'envoie ce dernier adieu, ma bien aimée». L'Homme Libre, 14 avril 1877. Très long fragment.
A.--GEORGE SAND. 19 avril 1838. «Mon cher Alfred, j'ai reçu ta lettre la veille de mon départ de Nohant». Véritable Histoire de «Elle et Lui», etc..., 1897, p. 130.
B.--GEORGE SAND. 30 avril 1840. «Elle (la correspondance) est à Nohant, dans un coffre dont j'ai les clefs ici». Cosmopolis, mai 1896, p. 445.
C.--GEORGE SAND. Vendredi (mai 1840). «Les lettres sont arrivées. Si vous voulez venir». Cosmopolis, mai 1896, p. 445.
SCHOZKO (Mme Olympe).
90.--S. D. «Madame, mon ami Alfred Tattet dîne aujourd'hui avec la M.» Gazette de Paris, 12 juillet 1857. Les noms propres sont supprimés.
91.--Février 1836. «Pichrocholine, avez-vous bien dormi?» Gil Blas, 26 mai 1880. L'Événement, 8 décembre 1897.
SECOND (Albéric).
92.--14 septembre 1848. «Monsieur, les apparences, je le vois, sont trompeuses, car votre sous-préfecture». La Comédie Parisienne, 10 mai 1857.
TATTET (Alfred).
93.--12 novembre 1834. «Tout est fini. Si par hasard on vous faisait quelques questions». La Revue de Paris, 15 août 1896.
94.--20 juillet 1835. «Votre lettre, mon cher Alfred, est arrivée comme je n'étais pas à Paris». La Revue de Paris, 15 août 1896. Deux coupures, relatives à une affaire personnelle à M. A. Tattet.
95.--(1838). «J'apprends, mon cher Alfred, que vous avez manqué plusieurs fois». La Revue de Paris, 15 août 1896.
96.--Vendredi, 17 (août 1838). «Tout ce que je puis vous dire, mon cher Alfred». Le Figaro, 6 avril 1883. Fragment.
97.--14 mai 1844. «Mon cher ami, je viens d'avoir une fluxion de poitrine». Le Figaro, 6 avril 1883. Fragments.
98.--Mirecourt, 18 mai 1845. «Votre lettre est bien aimable, mon cher Alfred». Le Figaro, 6 avril 1883 et La France, 7 avril 1883. Fragments.
99.--20 août (1845). «Ecce iterum Crispinus. Me voilà à Paris, mon cher Alfred». La France, 7 avril 1883. Fragment.
A.--17 octobre 1845. «Mon cher Alfred, parmi les raisons qui m'ont empêché d'aller vous retrouver». Le texte publié dans les OEuvres Posthumes d'Alfred de Musset, p. 234, offre de nombreux changements avec l'original; le Figaro, du 6 avril 1883, donne tout le début correctement.
100.--Jeudi, 15 (1848). «Mon cher ami, je trouve ce matin le nom de votre oncle». Le Figaro, 6 avril 1883. Fragment.
TATTET (Madame Caroline).
101.--Angers, 6 octobre (1848?) «Madame, je reçois votre très aimable lettre au retour de plusieurs endroits». Le Figaro, 6 avril 1883 et La France, 7 avril 1883. Fragments.--En entier dans la Gazette Anecdotique du 30 juin 1885, qui l'emprunte au précédent numéro des Annales Politiques et Littéraires.
VIGNY (Alfred de).
102.--Mercredi, 20 (octobre 1829). Fragment d'une lettre par laquelle il lui demande un billet pour la première représentation d'Othello.--Revue des Autographes, no 176. Avril, 1895. Paris, Gab. Charavay, no 186.
Quatre lettres publiées dans Études et Récits sur Alfred de Musset, par Mme la vicomtesse de Janzé. Plon, 1891. 1 vol. in-12.
103.--17 décembre (1829). «Mon cher monsieur, puis-je espérer que vous voudrez bien venir entendre», p. 70.
104.--(19 décembre 1829). «Que vous êtes bon d'être venu», p. 71.
105.--Mercredi (1831). «Je suis comme ces femmes enceintes qui croient toujours», p. 71.
106.--S. D. Fragment: «Une troupe d'oiseaux de passage», p. 73.
107.--6 août 1832. Il le remercie d'une soirée qu'il lui a fait passer chez ses cousines. Catalogue de lettres autographes. Vente le 15 novembre 1899, hôtel Drouot. Paris, Noël Charavay, 1899. In-8, no 116. Fragment.
DESTINATAIRES INCONNUS.
108.--S. D. «Madame, j'ai une faveur à vous demander pour un de mes amis». L'Autographe, 15 février 1865.
109.--29 août 1854. «Monsieur, il m'est absolument impossible de rien comprendre à l'erreur singulière». Miscellanées Bibliographiques. Rouveyre, 1878. In-8º, p. 90.
110.--S. D. Billet à une dame: «Je suis tout à vos ordres, madame, mais vous les donnez de telle façon, que vous me permettrez de remercier avant d'obéir.--Alfred de Musset». Catalogue de lettres autographes, vente Hôtel Drouot, le 27 novembre 1888. Paris, Ét. Charavay. In-8º, no 128.
111.--Sous le numéro 1195 des Nouvelles acquisitions françaises, est déposé à la Bibliothèque Nationale, à Paris, un paquet cacheté renfermant une correspondance, qui ne devra être ouvert et le contenu publié qu'en 1910.--Voir p. 214.
· · ·
D'autres lettres d'Alfred de Musset doivent encore avoir été imprimées. Puissent de plus habiles chercheurs les découvrir et les ajouter à cette nomenclature assurément incomplète.
NOTE
Le MUSÉE FRANÇAIS de mars 1858, publie, page 5, le texte de ce billet d'Alfred de Musset à Béranger:
«Je vous aime, d'abord parce que vous vous appelez Béranger; je vous aime aussi et beaucoup, parce que vous avez fait le Voyage imaginaire, le voyage de Grèce; j'aime tant les Grecs.
«ALFRED DE MUSSET.»
Ceci a dû être écrit en 1828, mais il faudrait retrouver l'original avant que de l'admettre comme authentique.
ALFRED DE MUSSET
BIBLIOTHÉCAIRE DU MINISTÈRE
ET
LAURÉAT DE L'ACADÉMIE
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ET
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