II
LES MINES
Les communes de Djebel-Atik et Atranas renferment des mines de chrome. Quelques-unes exploitées par concession fournissent le chrome brut exporté en Europe, principalement en Angleterre.
Le caza d’Erdek produit le marbre. Diverses carrières sont en exploitation; le marbre que l’on en retire est transporté à Constantinople.
Le même caza d’Erdek et celui de Panderma possèdent des carrières de marbre rouge et de plusieurs autres couleurs; ce marbre est transporté à Brousse et à Constantinople.
La commune d’Eschiklar, dépendant du caza de Bohaditz, possède des carrières de pierre blanche que l’on emploie pour les constructions de luxe, telles que palais, mosquées, etc.
La commune de Tirhilé, dépendant du caza de Somma, renferme des mines de houille dont le produit est consommé dans les fabriques de coton établies dans les cazas de Kirk-Agatche, Bourhou et Somma.
Le sandjak de Kutahia possède également des mines de houille et de cristaux, mais peu ou point exploitées.
Dans ces dix dernières années, 250 permis de recherches ont été délivrés pour des mines d’or, d’argent, de chrome, de plomb, de houille, etc. etc., se trouvant dans le vilayet de Hudavendighiar.
En dehors de ce vilayet, les richesses minières des diverses provinces de la Turquie d’Asie sont nombreuses et les explorations en révèlent chaque jour encore de nouvelles.
Si les provinces de la Turquie d’Europe sont riches en gîtes métallifères, celles d’Asie ne le sont pas moins. Dix de ces mines sont exploitées par le gouvernement. M. Tchihatcheff constate que parmi ces mines, celles d’argent pourraient rendre annuellement 569,000 ocques, celles de plomb 175,000 ocques, celles de cuivre 965,520 ocques.
Tous ces éléments de richesse restent malheureusement abandonnés. Les mines ne seront l’objet de travaux importants que lorsque la Turquie donnera aux concessionnaires et à leurs capitaux la sécurité et les facilités qui leur font encore défaut dans ces contrées.