‹ Essai sur le patois gallotChapitre 7 sur 13 · verbes.

verbes.

Être, qu’on prononce ête, fait je sé pour « je suis » à l’indicatif présent.

L’imparfait est : j’étas, tu étas, il était, j’étions ou j’étiômes, v’étiez, iz étain.

Le conditionnel est : je seras, tu seras, i serait, je sérions, vous sériez, i serain.

Impératif : sé ou sois, sayons, sayez.

Subjonctif : que je sais ou que je sége, que tu séges, qui sége, que je ségions, etc.

Avoir, ava, avai.

Imparfait : j’avas, tu avas, il avait, j’avions, ou j’aviem, ou j’aviômes, v’aviez, i zavnin.

Passé défini : j’ai z u, tu as z u, il a z u, etc.

Futur : j’arai, tu aras, etc.

Futur antérieur : j’arai z u, etc.

Conditionnel présent : j’aras, tu aras, etc.

Infinitif passé : avai ou ava z u ou ava eu.

Le subjonctif présent fait aussi, outre la forme française, dans quelques communes, que j’aigions à la première personne du pluriel.

Première conjugaison.

Verbes en er, que certaines communes prononcent eu (aimer, aimeu).

Imparfait. — J’aimas, tu aimas, il aimait, j’aimions, v’aimiez, i z aimain.

Dans toutes les conjugaisons, l’i est supprimé aux deux premières personnes de l’imparfait.

Passé défini. — J’aimis, tu aimis, il aimi, j’aimimes, etc.

Conditionnel présent. — Il obéit aux mêmes règles dans les quatre conjugaisons ; sa terminaison est ras, ras, rai, rain, au lieu de rais, rais, rait, raient : j’aimeras, tu aimerai, il aimerait, j’aimerions, v’aimeriez, i z aimerain.

Deuxième conjugaison.

En ir, prononcé i (finir, fini).

Se conjugue comme le français correct, sauf la construction des pluriels avec un pronom singulier, l’i supprimé dans les deux premières personnes de l’imparfait et la forme du conditionnel présent.

Il y a aussi la forme du subjonctif présent : que je finige, que tu finige, qu’il finige, que je finigions, etc.

Troisième conjugaison.

En oir, prononcé ai ou a (recevoir, receva, recevai).

L’indicatif présent fait : je reçais, tu reçais, il reçait ; le reste comme en français.

Le subjonctif remplace oi par è : que je recève, que tu recèves, etc.

Quatrième conjugaison.

En dre, qui se prononce re ou de (prende ou prenre, rende ou renre), d’où le futur fait régulièrement renrai.

Dans certains pays, on trouve au subjonctif l’ancienne forme : que je prenge, que tu prenges, qu’il prenge, que je prengions, etc.

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