‹ Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IVChapitre 17 sur 241 · CHAPITRE XXI. - CHAPITRE XXII.

CHAPITRE XXI. - CHAPITRE XXII.

=Ce qui est profit pour l’un, est dommage pour l’autre=, =I=, 155.--Dans toute profession, on ne fait bien ses affaires qu’aux dépens d’autrui (DEMADE l’Athénien), 155.

=Des coutumes et de la circonspection à apporter dans les modifications à faire subir aux lois en vigueur=, =I=, 155.--Force de l’habitude; elle s’exerce même malgré des intermittences de certaine durée (MITHRIDATE, ALIMENTATION de certains peuples, endurcissement de l’ATHLÈTE, habitants des CATARACTES, MUSIQUE CÉLESTE, VÊTEMENTS parfumés, bruit de CLOCHES), 155.--Les vices prennent pied chez l’enfant dès le bas âge et devraient être combattus dès ce moment, 159.--Habileté à laquelle on peut atteindre par l’habitude, 161.--Puissance de la coutume sur les opinions; elle est cause de la diversité des institutions humaines, 161.--Coutumes bizarres de certains peuples, 161.--Les lois de la conscience dérivent plus des coutumes que de la nature; notre attachement au gouvernement, au pays, est notamment un fait d’habitude, 169.--L’habitude est aussi la source de grands abus, entre autres la vénalité des charges de la justice, son mode d’administration; et, en fait de choses de moindre importance, le grotesque de certains vêtements de notre époque; difficulté d’aller à l’encontre, 173.--Il n’en faut pas moins se conformer aux usages et, sauf le cas d’absolue nécessité, se garder de toute innovation dans les institutions publiques. Ébranlement causé en France par l’introduction de la Réforme (CHARONDAS, LYCURGUE, l’ÉPHORE et la CYTHARE, la RÉFORME et la LIGUE, le SÉNAT ROMAIN, l’ORACLE de DELPHES), 177.--L’obéissance aux lois est un principe de la religion chrétienne; quant à ses propres dogmes, ils sont hors de toute discussion, 181.--Cas où l’absolue nécessité impose des modifications à l’état de choses existant (OCTAVIUS, CATON, AGÉSILAS, ALEXANDRE LE GRAND, les LACÉDÉMONIENS avec Lysandre et Périclès, PHILOPŒMEN), 185.