CHAPITRE XXXVIII.
=De la solitude=, =I=, 411.--Les méchants sont nombreux; nul doute que leur société ne soit funeste, c’est un motif de rechercher la solitude (BIAS, l’ECCLÉSIASTIQUE, ALBUQUERQUE, CHARONDAS, ANTISTHÈNE), 411.--Ce que la plupart des hommes y recherchent, c’est d’y vivre loin des affaires et dans le repos; mais elle ne nous dégage ni de tous soins domestiques, ni surtout de nos vices (SOCRATE), 413.--Affranchir notre âme des passions qui la dominent, la détacher de tout ce qui est en dehors de nous, c’est là la vraie solitude; on peut en jouir au milieu des villes et des cours (STILPON, ANTISTHÈNE, l’évêque PAULIN), 415.--Les hommes se passionnent pour mille choses qui ne les concernent pas, 417.--La retraite convient surtout à ceux qui ont consacré la majeure partie de leur vie au service de l’humanité (THALÈS), 419.--Il faut être capable de faire abstraction de toutes nos obligations, et, faisant un retour sur nous-mêmes, être exclusivement à nous; tempéraments qui s’y prêtent le mieux; comment y arriver, 419.--Il faut user de ce que nous avons, mais sans nous en faire une nécessité, et être prêts à nous en passer, si la fortune vient à nous en priver, 421.--Occupations qui conviennent davantage dans la vie solitaire (CYRUS, DÉMOCRITE), 423.--Pline et Cicéron conseillent de mettre à profit la retraite pour se faire un nom par quelque œuvre littéraire, 423.--Cas particulier de ceux qui, par dévotion, recherchent la vie solitaire, 425.--Combien peu est raisonnable le conseil de Pline et de Cicéron, 425.--Études et soins auxquels on peut se livrer dans la solitude; sciences dont, à ce moment, il ne faut pas s’embarrasser l’esprit, 427.--La gloire et le repos sont choses incompatibles (ÉPICURE et SÉNÈQUE), 427.