CHAPITRE VI.
=Des coches=, =III=, 287.--Différence des opinions des philosophes sur les causes et les origines de divers usages et accidents, par exemple sur l’habitude de dire: «Dieu vous bénisse!» à qui éternue, sur le mal de mer; digression sur la peur (PLUTARQUE, MONTAIGNE, SOCRATE, ÉPICURE), 287.--Variété d’emploi des chars à la guerre; usage qui en a été fait pendant la paix, par nos premiers rois, par divers empereurs romains (les HONGROIS et les TURCS, les ROIS FAINÉANTS, MARC-ANTOINE, HÉLIOGABALE, l’empereur FIRMUS), 293.--En général, les souverains ont grand tort de se livrer à des dépenses de luxe pour se montrer avec plus d’apparat, donner des fêtes au lieu d’employer leurs trésors à élever des monuments et des établissements utiles; ces prodigalités sont mal vues des peuples qui estiment, avec raison, qu’elles sont faites à leurs dépens (ISOCRATE, DÉMOSTHÈNE, THÉOPHRASTE, ARISTOTE, le pape GRÉGOIRE XIII, la reine CATHERINE, l’empereur GALBA), 295.--Un roi, en effet, ne possède rien, ou ne doit rien posséder en propre et il se doit tout entier à son peuple; une sage économie et la justice doivent présider à ses libéralités d’autant que, quoi qu’il fasse, il lui sera toujours impossible de satisfaire l’avidité de ses sujets (DENYS LE TYRAN, CYRUS et CRÉSUS), 297.--On pouvait à Rome excuser la pompe des spectacles, tant que ce furent des particuliers qui en faisaient les frais, mais non quand ce furent les empereurs, parce que c’était alors les deniers publics qui en supportaient la dépense (PHILIPPE père d’Alexandre), 301.--Description de ces magnifiques et étranges spectacles; ce que l’on en doit le plus admirer, c’est moins leur magnificence que l’invention et les moyens d’exécution; nous y voyons combien les arts, que nous croyons arrivés chez nous à la perfection, sont moins avancés que chez les anciens; l’artillerie et l’imprimerie qui viennent d’apparaître chez nous, étaient connues depuis mille ans en Chine (l’empereur PROBUS, SOLON et les PRÊTRES ÉGYPTIENS), 301.--Un nouveau monde vient d’être découvert; ses habitants sont gens simples, moins corrompus que nous, ayant du bon sens; des arts leur sont absolument inconnus, d’autres, à en juger par certaines de leurs œuvres, ne le cèdent en rien à ce que nous-mêmes pouvons produire, 307.--Pour ce qui est de leur courage, il n’est pas douteux que, s’ils ont succombé, c’est beaucoup plus par ruse et par surprise que du fait de la valeur de leurs ennemis, 309.--Tout autre eût été le sort de ces peuples s’ils étaient tombés entre les mains de conquérants plus humains et policés comme étaient les anciens Grecs et Romains; les réponses que firent certains d’entre eux à leurs envahisseurs se présentant pour pénétrer chez eux, témoignent de leur mansuétude et de leur bon sens, 311.--Mauvaise foi et barbarie des ESPAGNOLS à l’égard des derniers rois du Pérou et de Mexico; horrible autodafé qu’ils firent un jour de leurs prisonniers de guerre, conduite odieuse que la Providence n’a pas laissée impunie, 313.--L’or, par lui-même, n’est pas une richesse, il ne le devient que s’il est mis en circulation, 317.--Les MEXICAINS croyaient à cinq âges du monde, et pensaient se trouver dans le dernier quand les Espagnols vinrent les exterminer, 319.--La route de QUITO à CUSCO, au Pérou, surpasse sous tous rapports n’importe quel ouvrage qui ait été exécuté en Grèce, à Rome et en Égypte, 319.--Pour en revenir aux coches, ils étaient inconnus dans le Nouveau Monde; le dernier roi du Pérou était, au milieu de la mêlée, porté sur une chaise d’or élevée sur des brancards d’or, lorsqu’il fut fait prisonnier par les Espagnols, 321.