Deuxième partie : De la nature et de l’origine de l’âme · DÉMONSTRATION
Les corps, en effet, ne se distinguent pas par rapport à la substance (Lemme 1), et ce qui constitue la forme d’un Individu consiste (Déf. précéd.) en une union de corps ; or, en dépit d’un continuel changement de corps, cette forme (par hypothèse) est retenue ; l’Individu donc retiendra sa nature telle qu’auparavant, tant par rapport a la substance que par rapport au mode. C. Q. F. D.
Si les parties qui composent un Individu deviennent plus grandes ou plus petites, dans une proportion telle toutefois que toutes, à l’égard du mouvement et du repos, continuent de soutenir entre elles le même rapport qu’auparavant, l’Individu retiendra également sa nature telle qu’auparavant sans aucun changement dans la forme.