Deuxième partie : De la nature et de l’origine de l’âme · DÉMONSTRATION
Soit A la propriété commune au Corps humain et à certains corps extérieurs, qui se trouve pareillement dans le Corps humain et dans ces mêmes corps extérieurs et est enfin pareillement dans la partie de l’un quelconque des corps extérieurs, et dans le tout. Une idée adéquate de A lui-même sera donnée en Dieu, (Coroll. de la Prop. 7) aussi bien en tant qu’il a l’idée du Corps humain qu’en tant qu’il a les idées des corps extérieurs supposés. Supposons maintenant que le Corps humain soit affecté par un corps extérieur par le moyen de ce qu’il a de commun avec lui, c’est-à-dire de A ; l’idée de cette affection enveloppera la propriété A (Prop. 16) et, par suite (Coroll. de la Prop. 7), l’idée de cette affection sera adéquate en Dieu en tant qu’il est affecté de l’idée du Corps humain ; c’est-à-dire (Prop. 13) en tant qu’il constitue la nature de l’Âme humaine ; et ainsi (Coroll. de la Prop. 11) cette idée est aussi dans l’Âme humaine adéquate. C. Q. F. D.