‹ ÉthiqueChapitre 186 sur 459 · Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Ce qui constitue en premier l’essence de l’Âme n’est rien d’autre que l’idée du Corps existant en acte (Prop. 11 et 13, p. II), et cette idée (Prop. 15, p. II) est composée de beaucoup d’autres dont les unes sont adéquates (Coroll. Prop. 38, p. II), les autres inadéquates (Coroll. Prop. 29, p. II). Toute chose donc qui suit de la nature de l’Âme et dont l’Âme est la cause prochaine, par où cette chose se doit connaître, suit nécessairement d’une idée adéquate ou inadéquate. Mais, en tant que l’Âme a des idées inadéquates (Prop. 1), elle est nécessairement passive ; donc les actions de l’Âme suivent des seules idées adéquates et, pour cette raison, l’Âme pâtit seulement parce qu’elle a des idées inadéquates. C. Q. F. D.

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