Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION
Si en effet il enveloppait un temps limité qui déterminât la durée de la chose, il suivrait de la puissance même par où la chose existe, cette puissance étant considérée seule, qu’après ce temps limité la chose ne pourrait plus exister mais devrait être détruite ; or cela (Prop. 4) est absurde ; donc l’effort par lequel la chose existe, n’enveloppe aucun temps défini ; mais, au contraire, puisque (Prop. 4), si elle n’est détruite par aucune cause extérieure, elle continuera d’exister par la même puissance par où elle existe actuellement, cet effort enveloppe un temps indéfini. C. Q. F. D.
L’Âme, en tant qu’elle a des idées claires et distinctes, et aussi en tant qu’elle a des idées confuses, s’efforce de persévérer dans son être pour une durée indéfinie et a conscience de son effort.