‹ ÉthiqueChapitre 195 sur 459 · Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Ce qui peut détruire notre Corps, ne peut être donné en lui (Prop. 5), et l’idée de cette chose ne peut être donnée en Dieu, en tant qu’il a l’idée de notre Corps (Coroll. de la Prop. 9, p. II) ; c’est-à-dire (Prop. 11 et 13, p. II) l’idée de cette chose ne peut être donnée dans notre Âme ; mais, au contraire, puisque (Prop. 11 et 13, p. II) ce qui constitue en premier l’essence de notre Âme, est l’idée du corps existant en acte, ce qui est premier et principal dans notre Âme, est un effort (Prop. 7) pour affirmer l’existence de notre Corps ; et ainsi une idée qui nie l’existence de notre Corps est contraire à notre Âme, etc. C. Q. F. D.

Si quelque chose augmente ou diminue, seconde ou réduit la puissance d’agir de notre Corps, l’idée de cette chose augmente ou diminue, seconde ou réduit la puissance de notre Âme.

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