Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION
Ce que nous imaginons qui affecte la chose aimée de Joie ou de Tristesse, nous affecte aussi de Joie ou de Tristesse (Prop. 21). Mais l’Âme (Prop. 12) s’efforce, autant qu’elle peut, d’imaginer ce qui nous affecte de Joie, c’est-à-dire (Prop. 17, p. II et son Coroll.) de le considérer comme présent ; et, au contraire (Prop. 13), d’exclure l’existence de ce qui nous affecte de Tristesse ; nous nous efforçons donc d’affirmer de nous et de la chose aimée tout ce que nous imaginons qui l’affecte ou nous affecte de Joie, et inversement. C. Q. F. D.
Nous nous efforçons d’affirmer d’une chose que nous avons en haine, tout ce que nous imaginons qui l’affecte de Tristesse, et, au contraire, de nier tout ce que nous imaginons qui l’affecte de Joie.