Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION
Toutes les affections se ramènent au Désir, à la Joie ou à la Tristesse, comme le montrent les définitions que nous en avons données. Mais ce que nous entendons par Tristesse, c’est que la puissance de penser de l’Âme est diminuée ou réduite (Prop. 11 avec son Scolie), et ainsi, en tant que l’Âme est contristée, sa puissance de connaître, c’est-à-dire d’agir (Prop. 1), est diminuée ou contrariée. Il n’est donc point d’affections de Tristesse qui se puissent rapporter à l’Âme en tant qu’elle est active, mais seulement des affections de Joie et de Désir, y en ayant (Prop. préc.) qui se rapportent à elle considérée comme telle. C. Q. F. D.