Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION
L’essence d’une passion ne peut s’expliquer par notre seule essence (Défin. 1 et 2, p. III), c’est-à-dire (Prop. 7, p. III) la puissance d’une passion ne peut se définir par la puissance avec laquelle nous persévérons dans notre être, mais (comme nous l’avons montré Prop. 16, p. II) doit se définir nécessairement par la puissance de la cause extérieure comparée à la nôtre. C. Q. F. D.
La force d’une passion ou d’une affection peut surpasser les autres actions de l’homme, ou sa puissance, de telle sorte que cette affection demeure attachée à l’homme.