‹ ÉthiqueChapitre 338 sur 459 · Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Une imagination est une idée par laquelle nous considérons une chose comme présente (Scolie de la Prop. 17, p. II), mais qui indique plutôt l’état du corps humain que la nature de la chose extérieure (Coroll. 2 de la Prop. 16, p. II). Une affection est donc une imagination (Déf. Gén. des Aff.), en tant qu’elle indique l’état du corps. Mais une imagination est plus intense (Prop. 17, p. II) aussi longtemps que nous n’imaginons rien qui exclut l’existence présente de la chose extérieure ; donc une affection aussi, dont nous imaginons que la cause est actuellement présente, est plus intense ou plus forte que si nous n’imaginions pas la présence de cette cause. C. Q. F. D.

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