‹ ÉthiqueChapitre 346 sur 459 · Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Une affection se rapportant à une chose que nous imaginons qui existe présentement, est plus intense que si nous en imaginions l’objet comme futur (Coroll. de la Prop. 9), et elle est beaucoup plus vive en cas que nous imaginions que ce temps futur est très éloigné du présent (Prop. 10). Une affection se rapportant à une chose dont nous imaginons que le temps d’existence est très éloigné du présent, est donc beaucoup plus relâchée que si nous en imaginions l’objet comme présent ; et néanmoins elle est plus intense (Prop. préc.) que si nous l’imaginions comme contingent ; et ainsi une affection se rapportant à une chose contingente sera beaucoup plus relâchée que si nous imaginions que la chose est actuellement présente. C. Q. F. D.

Une affection se rapportant à une chose contingente que nous savons ne pas exister présentement est, toutes choses égales d’ailleurs, plus relâchée qu’une affection se rapportant à une chose passée.

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