Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION
L’Âme, en tant que raisonnable, n’appète rien d’autre que la connaissance, et ne juge pas qu’aucune chose lui soit utile, sinon ce qui conduit à la connaissance (Prop. préc.). Mais l’Âme (Prop. 41 et 43, p. II, dont on verra aussi le Scolie) n’a de certitude au sujet des choses qu’en tant qu’elle a des idées adéquates, ou (ce qui, par le Scolie 2 de la Prop. 40, p. II, revient au même) en tant qu’elle est raisonnable. Donc il n’est aucune chose que nous sachions avec certitude être bonne pour nous, sinon ce qui conduit réellement à la connaissance ; et aucune chose que nous sachions au contraire mauvaise, sinon ce qui empêche que nous ne possédions la connaissance. C. Q. F. D.
Le bien suprême de l’Âme est la connaissance de Dieu, et la suprême vertu de l’Âme de connaître Dieu.