Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION
Le Contentement de soi est une Joie née de ce que l’homme considère sa propre puissance d’agir (Déf. 25 des Aff.). Mais la vraie puissance d’agir de l’homme ou sa vertu est la Raison elle-même (Prop. 3, p. III) que l’homme considère clairement et distinctement (Prop. 4 et 43, p. II) ; le Contentement de soi tire donc son origine de la Raison. De plus, tandis que l’homme se considère lui-même clairement et distinctement, c’est-à-dire adéquatement, il ne perçoit rien sinon ce qui suit de sa propre puissance d’agir (Déf. 2, p. III), c’est-à-dire de sa puissance de connaître (Prop. 3, p. III) ; de cette seule considération donc naît le Contentement le plus grand qu’il puisse y avoir. C. Q. F. D.