‹ ÉthiqueChapitre 448 sur 459 · Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Quatrième partie : De la servitude de l’homme · DÉMONSTRATION

Une affection ne peut être réduite ni ôtée que par une affection contraire et plus forte que l’affection à réduire (Prop. 7). Or, l’Audace aveugle et la Crainte sont des affections que l’on peut concevoir également grandes (Prop. 5 et 3). Une vertu, ou force d’âme (voir la Déf. dans le Scolie de la Prop. 59, p. III), aussi grande est donc requise pour réduire l’Audace que pour réduire la Crainte ; c’est-à-dire (Déf. 40 et 41 des Aff.) qu’un homme libre évite les périls par la même vertu qui fait qu’il tente d’en triompher. C. Q. F. D.

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