Deuxième partie : De la nature et de l’origine de l’âme · EXPLICATION
Je dis indéfinie parce qu’elle ne peut jamais être déterminée par la nature même de la chose existante non plus que par la cause efficiente, laquelle en effet pose nécessairement l’existence de la chose, mais ne l’ôte pas.
VI. Par réalité et par perfection j’entends la même chose.
VII. Par choses singulières j’entends les choses qui sont finies et ont une existence déterminée ; que si plusieurs individus concourent en une même action de telle sorte que tous soient cause à la fois d’un même effet, je les considère tous à cet égard comme une même chose singulière.
I. L’essence de l’homme n’enveloppe pas l’existence nécessaire, c’est-à-dire il peut aussi bien se faire, suivant l’ordre de la Nature, que cet homme-ci ou celui-là existe, qu’il peut se faire qu’il n’existe pas.
II. L’homme pense.
III. Il n’y a de modes de penser, tels que l’amour, le désir, ou tout autre pouvant être designé par le nom d’affection de l’âme, qu’autant qu’est donnée dans le même individu une idée de la chose aimée, désirée, etc. Mais une idée peut être donnée sans que soit donné aucun autre mode de penser.
IV. Nous sentons qu’un certain corps est affecté de beaucoup de manières.
V. Nous ne sentons ni ne percevons nulles choses singulières, sauf des corps et des modes de penser.
Voir les Postulats à la suite de la Proposition 13.
La pensée est un attribut de Dieu, autrement dit Dieu est chose pensante.