‹ Fables de FlorianChapitre 63 sur 114 · 3 · Le Parricide

3 · Le Parricide

LE PARRICIDE.

<span title=U style="page-break-inside:avoid; break-inside:avoid; max-width: 100%; height: auto; float: left; clear: left; margin-right:15px ; padding-left:0; width:200px ;text-indent: 0; color:inherit; background-color: transparent; padding-top: 20px; padding-bottom: 0px;
-webkit-shape-outsidepolygon(0 0, 100% 0, 100% 48%, 65% 48%, 65% 100%, 0% 100%);
-moz-shape-outside: polygon(0 0, 100% 0, 100% 48%, 65% 48%, 65% 100%, 0% 100%);
shape-outside: polygon(0 0, 100% 0, 100% 48%, 65% 48%, 65% 100%, 0% 100%);
-webkit-clip-path: polygon(0 0, 100% 0, 100% 48%, 65% 48%, 65% 100%, 0% 100%);
-moz-clip-path: polygon(0 0, 100% 0, 100% 48%, 65% 48%, 65% 100%, 0% 100%);
clip-path: polygon(0 0, 100% 0, 100% 48%, 65% 48%, 65% 100%, 0% 100%); ">

n fils avait tué son père.

Ce crime affreux n’arrive guère
Chez les tigres, les ours ; mais
l’homme le commet.
Ce crime affreux n’arrive guèreCe parricide eut l’art de cacher son forfait,
Nul ne le soupçonna : farouche et solitaire,
Il fuyait les humains et vivait dans les bois,
Espérant échapper aux remords comme aux lois.
Certain jour on le vit détruire, à coup de pierre,
Un malheureux nid de moineaux.
Eh ! que vous ont fait ces oiseaux ?
Lui demande un passant : pourquoi tant de colère ?
Ce qu’ils m’ont fait ? répond le criminel,
Ces oisillons menteurs, que confonde le ciel,

Me reprochent d’avoir assassiné mon père.
Le passant le regarde : il se trouble, il pâlit,
Sur son front son crime se lit ;
Conduit devant le juge, il l’avoue et l’expie.
Ô des vertus dernière amie,
Toi qu’on voudrait en vain éviter et tromper,
Conscience terrible, on ne peut t’échapper !

Page 1