CCXLII - CCXLIII - CCXLIV
STRATÉGIE
Lorsque le taon voit l’éléphant, au lieu de fuir, Il l’attaque tout droit, mais c’est la grande bête Qu’il veut atteindre, quand il le pique à la tête, Non pas les petits poux qui paissent sur son cuir.
BALLET
La poudre des chemins, sous un choc de semelles Rejaillit pour danser au bal inattendu Où des moucherons d’or allègrement se mêlent A des échos de cloche et des duvets perdus.
POINT DE VUE SPÉCIAL
Tu veux voir une nymphe auprès de chaque source, A quelques pas d’un joli temple: Aréthuse, par exemple, Suivant de ses yeux clairs la course De son onde et dont la chevelure Suit aussi le courant d’eau pure. Tu veux voir le satyre peignant sa fourrure, Certaine flamme dans les yeux Et des raisins dans les cheveux, Et le faune jouant du flûteau, Et l’hamadryade aux bras haut Levés ou largement tendus, Comme pour bénir, Et la naïade au long buste vêtu De seule écume.--Ton plaisir Est d’espérer cela, mais, ô jeune homme! tu Ne verras rien, si ton esprit ne se délivre, D’abord, du souvenir hallucinant des livres: Les demi-dieux Ont peur d’un bachelier ès-lettres curieux.