CCCIII - CCCIV
MAUVAIS MOMENTS
L’orage monte à l’horizon; mon chien se traîne, La langue basse; mes poiriers sont accablés Par leurs fruits mûrs; des fleurs se fanent dans les blés, Et Célestine a des regards chargés de haine.
AU VILLAGE
Pourquoi ce regard Hagard Et pourquoi cette joue humide? Pourquoi cet air si soucieux? Pourquoi ces rides Sous tes yeux? A quoi peut te servir de contempler la meule Du coin du champ, Et comment te trouve-t-on seule, Toute seule, et si triste, et d’aspect si touchant? Dis-le moi comme à confesse, Dis-le moi, morbleu! Sans larmes, fais-m’en l’aveu... Serait-ce Ton père qui t’aurait grondée, Ou plutôt... oui, plutôt, le charmant Amédée Qui t’accompagnait très souvent, Depuis son retour de voyage, Et dont l’humeur volage... Hélas! je comprends tout, pauvre fille! Au couvent!