L.
METTEUX DE POULES A COUVER: qui s'amuse à des riens. Voyez COLIN-FEMMETTE. L.
MEU, E; mûr, mûre.
MEULER: beugler, mugir. L.
MEULON: tas de bois, de fagots, de bourrées, etc.
MEURDRE: meurtre. MEURDRI: contusionné.
MEURDRIR: meurtrir. En patois Walon, moudri. L.
MEURISON; MEURISSON: maturité qui s'effectue.
MEURON: maturité avancée. Des fruits perdus de meuron sont des fruits passés.
MEU; MEUR; E: mûr, e.
MEUX. Même signification.
MEUSA. Voyez MURAS.
MIAILLON (s. m.): enfant. De mion qui, en Roman, signifie plus petit. Du grec [Grec: maiôn].
MIANDER; MIANER: miauler. Onomotapée tirée du cri du chat. A. L.
MIANDOUX: hypocrite.
MIAU: morceau.
MIAULÉE: mélange de pain et de lait, ou de cidre, ou de vin, etc.
MIAUTÉE: petit morceau, petite partie d'un miau.
MICAMAU (s. f.): mélange de café et d'eau-de-vie.
MICHEL-FILLETTE. Voyez COLIN-FEMELLE.
MICHER: pleurer. De pleurmicher pour pleurnicher.
MICHETTE: sein de jeune femme. De miche, pain. L.
MICHOTTER: chiffonner les michettes. L.
MICHOTTIER: celui qui michotte. L.
MIE: point.
MIÉE; ÉMIÉE. Même sens que MIAULÉE.
MIELLE: terre sablonneuse sur le bord de la mer. Cherbourg.
MIÈRE: médecin. C'est une manière de prononcer le mot roman mire, médecin.
MIET (s. m.): petite quantité; miette. De Mica.
MIETTE (UNE): un peu.
MIETTE: pas, point. Particule négative. Je ne suis miette content: je ne suis pas content, nullement content.
MIGAUT; MIGOT; MIGEOT: fruiterie; réserve de fruits pour l'hiver. On trouve migôt dans le Formulaire des Élus du président de La Barre. Voyez MURAS.
MIGEOTER: faire bouillir doucement, à petit feu. S.-I. A Bayeux, migeoter signifie dorloter.
MIGNARD, E: plaintif avec mignardise. L.
MIGOTER: mûrir dans le fruitier.
MILGRET (s. m.): Calamagrostis arenaria. B.
MILGREUX: sorte de jonc qui croît dans les sables. Dans Du Cange, Melogarium. De Crescentiis, ch. 26. Voyez MILGRET.
MILICE (ÊTRE): être la dupe. M. l'abbé Decorde.
MILLAUD: mendiant A.
MILLAUDER: mendier. A.
MILLAURAINE ou MILLARAINE (s. f.): sorte de loup-garou. (Valognes.)
MILLE-SOUDIER: homme dont la richesse est inépuisable. De mille et de sou.
MIMI: chat. Voyez MIANDER. Mira signifie une chatte dans le patois de Grenoble.
MIN: mon.
MINABLE: qui a la mine hideuse, l'aspect sinistre. Patois Lorrain.
MINCE (s. f.): mèche de fouet. O.
MINCÉE: choses coupées mince. Une mincée de choux: choux coupés en petits morceaux et mêlés avec du son et du lait caillé pour l'engraissement des porcs.
MINCER: réduire ou briser en petits morceaux (minces). A.
MINDRAILLE: menue monnaie; chose de peu de valeur.
MINDRE: moindre. S.-I.
MINDRER: amoindrir, mincer, couper en petits morceaux.
MINDRÉE: masse d'objets mincés, rompus, écrasés menu.
MINE (GRANDE-): mesure de 8 boisseaux. La petite mine est de 6. H.-N.
MINEAU; MINON; MINOT: minet, chat.
MINEAUX; MINOTS: fourrures. De minet.
MINET, TE: joli petit garçon, jolie petite fille. Métaphore de minet: petit chat.
MINETTE: Lotus corniculatus. B.
MINGRELET; MINGRELIN (corruption de maigrelet): maigre et chétif. Mingrâlin, dans le patois Troyen.
MINGROLLE (s. f.): moustache de chat. De minet et de grouin, pour museau.
MINIEUT; MIGNIEUT; MESGNIEUT: minuit.
MINON: chat.
MINS, E: mis, mise. S.-I.
MINUTE: patience! attendez un peu!
MIOCHE (s. m.): petit enfant qui ne mange encore que de la mie. L.
MIOCHÉE; MIOLÉE; MIOTÉE: pain émié dans du cidre, du poiré ou du lait.
MIONNER: manger avidement.
MIOT: gros morceau de mie; oiseau dernier éclos. Du vieux mot mion: plus petit. Voyez ÉCLOCU.
MIOTS: miettes.
MIQUER: ajuster. B.
MIRE: vue, regard, exposition. Mettre en mire: exposer aux regards, à la vue, à l'attention.
MIRABOULIA FECI (IL A L'AIR DE): hableur. Sans doute de mirabilia feci: j'ai fait des merveilles.
MIRETTE (s. f.): germe de l'oeuf--Petit miroir.
MIREUX; MIROUX: miroir.
MIRLIFICHÉ: enjolivé minutieusement. Mistifrisé, dans le patois Walon.
MIROTER: ajuster avec un soin minutieux.
MIROTER (SE): se mirer long-temps et avec coquetterie.
MIROUX: merveilleux. De mirus. B. Voy. MIREUX.
MISÉRABLE (s. m.): le quart d'un petit-pot d'eau-de-vie, la trente-deuxième partie d'un litre. L.
MISÉRER: macérer, rendre misérable; le devenir par excès de travail ou de privations. Misérer son corps.
MISERETTE: musaraigne. En patois Walon, misuette signifie un souriceau. B.
MISTANFLUTE. Terme d'amitié trivial et un peu dédaigneux.
MISTANFLUTE (A LA): de travers. Patois Troyen.
MISTAU: jeune garçon de belle venue. O.
MITAINES A QUATRE POUCES: objet qui sert à plusieurs emplois. L.
MITAN: milieu, moitié. De medietanus.
MITER (v. a.): user, gâter. O.
MITEUX: chassieux. Voyez BOGUÉYEUX.
MITON: chat; MITON: morceau de mie.
MITONNÉE (s. f.): panade.
MITOURIES (s. f. pl.): cérémonies, façons. Que de mitouries! c'est-à-dire, que de cérémonies! que de façons! que d'embarras! Les Dieppois appelaient Mitouries (des mots mi août) une procession solennelle fondée, en commémoration de la victoire signalée remportée par eux, le 14 août 1443, sur les Anglais, après 23 ans passés sous leur domination. Comme ce jour était la veille de la fête de l'Assomption, quelques personnes ont cru que les Mitouries étaient uniquement en l'honneur de la Vierge. L.
MITOYEN: cidre pressuré avec de l'eau par moitié. L.
MITTON: petit morceau. De miette.
M'N: mon. M'n ami: mon ami; m'n éfant: mon enfant. Devant les voyelles, au lieu de m'n, on dit man. Voyez MAN. On dit aussi m'n pour m'en. Je m'n allais: je m'en allais.
MOCHE (s. f.): petit pain. On dit aussi une moche de beurre. De motte.
MOCHE: paquet de vers pour pêcher l'anguille; agglomération de.
MOCHI-MORA: pas trop, suffisamment.
MOCHON: grumeau, morceau de pain. Dans le département de la Mayenne, on appelle mottons les grumeaux qui se forment dans la pâte ou dans la bouillie.
MODEUSE (s. f.): modiste, marchande de modes. A.
MOGNON: moignon.
MOIGNEAU: moineau.
MOINDREMENT (LE): le moins, très-peu, la moindre quantité.
MOINE: poisson de mer. B.
MOI-S'EN: m'en. Donnez-moi-s'en; donnez-m'en. L.
MOISILLON: paysanne qui singe la demoiselle de ville pour sa toilette.
MOISON: maison. L.
MOISSE: ce qu'on trait d'une fois.
MOISSERON: pinçon. O.
MOISSON (s. m.): moineau. Voyez PASSE. L.
MOISSON D'ARBANIE: moineau friquet. B.
MOLLACHE: mollasse, mou. De mollis.
MOLLAIN (s. m.); MOLLIÈRE (s. f.): terrain marécageux et mou, où l'on peut s'embourber. Voyez EMMOLER. L.
MOLLE: botte de cercles dont le nombre diminue en proportion que les cercles sont plus grands. M. Decorde.
MOLLET. Voyez DIABLE. B.
MOLLETTE: couverture de molleton pour lit.
MOLLETTEMENT: très-mollement. L.
MOMON: farceur qu'on introduit le jour des noces dans l'assemblée pour amuser la société. Voyez BIDOCHE. A Dijon, les momons sont des farceurs masqués durant le carnaval. A.
MONCHAIS; MONCHÉE; MOUCHÉE: monceau.
MON: moi. Donnez-mon; écoutez-mon: donnez-moi; écoutez-moi. Dans les Nouvelles de Des Périers XVII et XLVIII, on lit: «Regardez-mon», pour regardez-moi. A.
MONCORNE: mélange de pois, de vesce, d'orge et d'avoine qu'on sème au printemps. H.-N.
MON DIEU (ÊTRE HORS DES): n'être ni beau ni laid.
MONÉE ou MONNÉE (s. f.): quantité de grain livrée au monier (meunier) pour être convertie en farine. M. Dureau de La Malle s'est trompé en écrivant monnaie et en partant de là pour expliquer savamment ce mot qu'il n'a pas entendu.
MONER: hésiter, être irrésolu. Du grec [Grec: monos]: seul.
MONGNAN: chaudronnier ambulant. Voyez MAGNAN.
MONGNE: soufflet, taloche, coup.
MONGNER: donner des mongnes.
MONIER: meunier;--cheverne, poisson de rivière qui se plaît dans le voisinage du moulin.
MONT: tas, monceau.
MONTAIN: verdier, oiseau. B.
MONTARDE: moutarde.
MONTEUX (PIED): pied gauche du cheval, du côté qu'on monte.
MONTON: mouton.
MONTOUS: montez-vous? Contraction.
MONTOUX: escabot pour monter, chemin en pente.
MONSIEUR: cochon. Antiphrase qui se trouve dans le patois du Vendomois et du Berry, où cet animal est appelé un noble. Dans l'arrondissement de Cherbourg, on dit un monsieur de Tréauville, et dans presque toute la province, un vêtu de saie. C'est sans doute une allusion satirique, faite par la classe des travailleurs à la vie oisive des gentilshommes et des habitants des villes. MM. Duméril.
MOQUE (s. f.): bol, vase de terre plus grand que la tasse.
MOQUE: mouche. Mohc, en patois Walon.
MOQUÉE; MOQUIE: le contenu d'une moque.
MOQUET: lumignon, petite lampe; partie calcinée de la mèche. M.
MOQUETONNER: donner un baiser à la manière des vieillards, en ayant l'air de mâcher. Ce verbe a la même origine que le verbe moquer. A proprement parler, moquetonner, c'est donner un baiser ridicule, qui excite à la moquerie.
MOQUETTE: tromperie par plaisanterie. De moquer.
MOQUOUS: moquez-vous. Contraction.
MOQUOUX: moqueur.
MORCÉ: morceau.
MORCUI (mort-cuir): peau calleuse et morte, soit aux mains, soit aux pieds. L.
MORDIENNE (A LA GROSSE): grossièrement; à la hâte; sans soin; vaille que vaille.
MORDURE: morsure.
MOREL: noir. Cheval morel: cheval dont la robe est noire.
MORELLE: le jeu de la merelle. A.
MORET; MOURET: airelle ou myrtille (Vaccinium myrtillus), ainsi que la mûre de la ronce, qui en effet est noire ou moresque. On appelle aussi moret cette partie de la paille brûlée qui est noire et légère, et qui est, en quelque sorte, le charbon de la paille.
MORFILER (v. n.): décliner, décheoir. Corruption de mal filer, ou, comme on dit vulgairement, filer un mauvais coton.
MORFLON (s. m.): la Centaurea nigra.
MORFONTURE (s. f.): maladie occasionnée par refroidissement, que les paysans de l'Orne désignent aussi par le nom d'enfontume.
MORGUE; mine. Bonne morgue: bonne mine. S.-I.
MORHENNÉ: fort triste; fort abattu.
MORIAUCHEMIN: marrube blanc. B.
MORIGINER: morigéner.
MORINE (s. f.): ruche abandonnée de ses abeilles. B.
MORINE; MOUAURINE (s. f.): mouches à miel qui sont mortes dans les ruches lorsqu'on en a extrait le miel.
MORMULER: murmurer, grommeler.
MORNIFLE; MORNINFLE: soufflet sur le nez. Dans le patois Troyen, morniau signifie museau.
MOROSIF: morose, sournois.
MORS DE PAIN: morceau de pain. Du verbe mordre. Patois Lorrain.
MORT (A): beaucoup, à l'excès. Charger à mort. Il y avait du monde à mort.
MORTIR: se faner, en parlant d'une plante ou fleur.
MORVAILLON: petit morveux, enfant.
MORVELIÉ: petit morveux. S.-I.
MORVETTE: petite morveuse, enfant.
MORZIEU: mordieu! Juron.
MOTTIER: grossier, matériel comme une motte. (Vire.)
MOTTIN: pain.
MOU: poumons d'un animal.
MOUAURETER; MOUAUTRER: montrer.
MOUCEAU: monceau.
MOUCHE (s. f.): guimbarde; à cause du son de cet instrument, lequel ressemble au bourdonnement des mouches. On l'appelle aussi môque, nom patois de la mouche.
MOUCHE D'EAU (Geris paludosa). B.
MOUCHE DE MARS (Crysops quadratus). B.
MOUCHÉE (s. m.): monceau.
MOUCHET: monceau.
MOUCHE TANTALIQUE: Cantharide (Cetonia aurata, et non pas la Cantharis vesicatoria). L.
MOUCHETÉE: plein un mouchoir.
MOUCHETTE (s. f.): petit mouchoir d'enfant, que l'on pend ordinairement à son côté.
MOUCHEUX (s. m.): mouchoir, fichu.
MOUCHEUX DE CO: mouchoir de cou, cravate.
MOUCHIAU: monceau. S.-I.
MOUCHIER: moucher.
MOUÉRAUQUE: chrysanthème des champs.
MOUETTE (s. f.): échardonnoir. L.
MOUFINER: remuer les babines, en parlant des lapins.
MOUFFLE (s. m.) (arrondissement de Valognes): gros gant fourré sans autre doigt que le pouce, dont on se sert pour couper les broussailles. MM. Duméril.
MOUFLE: visage gros et rebondi.
MOUFLER: faire la moue. De mufle.
MOUFLU se dit d'un pain ou d'un gâteau bien levé. M. l'abbé Decorde.
MOUGEAILLE: mangeaille.
MOUGIER: manger. Moujussez donc: mangez donc. En patois Walon, moudzi.
MOUILLASSE: mouillure désagréable. C'est une augmentatif de mépris, de même nature que ceux des Italiens: casaccia: mauvaise maison; salaccia: vilaine salle, venant de casa et de sala. A.
MOUILLASSER: mouiller mal à propos. A.
MOUILLE (s. f.): bouillon. N'avoir ni soupe ni mouille.
MOUILLES: moules.
MOUISSON; MOISSON: moineau.
MOUJUER: manger. Voyez MANJUSCER.
MOULANT: garçon meunier.
MOULÉ: imprimé en lettres moulées, en caractères d'imprimerie.
MOULÉE: sciure de bois.
MOULÉE (s. f.): quantité de grain, ordinairement la charge d'un cheval, ou deux hectolitres, livrée au moulin pour être convertie en farine. C'est aussi la quantité de farine et de son qu'on en rapporte.
MOULÉE (s. f.): excréments de petit enfant qui ont pris de la consistance.
MOULETIER: marchand de moules.
MOULETTE: moule, coquillage. Porter à moulette: porter sur le dos un enfant (qui s'y tient à califourchon) comme on porterait une hotte de moules.
MOULINAIRE: fabricant de moulins.
MOULINER: être toujours en mouvement, comme les ailes d'un moulin.
MOULT: beaucoup.
MOUNIER: meunier.
MOUQUE ou MOQUE: mouche, guimbarde.
MOUQUE ou MOQUE A MIÉ: abeille.
MOUQUER: moucher. S.-I.
MOUQUERON: moucheron.
MOUQUET: petit bout de chandelle ou de bougie, qui ne vaut pas la peine d'être mouché. Peut-être de l'italien moccolo, bougie.
MOURBÊCHE (s. f.): ronce (Rubus fruticosus). A.
MOURE (s. f.): mûre de la ronce.
MOURET: fruit de l'airelle myrtille, petit arbuste qui croît dans les bois. On donne aussi ce nom au fruit de la ronce. Vient peut-être du latin barbare mourellus, noirâtre. En effet, ces deux espèces de fruits sont noirs, et noircissent les lèvres et les dents quand on les mange. Feu Ragonde.
MOURILLE: morille.
MOURINER: brûler si lentement que le feu semble toujours près de s'éteindre.
MOURMAUD: morose, sournois.
MOURME: morose, indolent, insensible.
MOURON (s. m.): salamandre dont le ventre est tacheté de jaune et de noir.
MOURONNÉ: tacheté de diverses couleurs, comme l'est le ventre du mouron ou sourd. L.
MOURONNET (s. m.): mouron (Anagallis).
MOURUE: morue.
MOUSE: gueule, langue. S.-I.
MOUSETTE: petite fille mal élevée, impertinente.
MOUSSIEU: monsieur.
MOUSSINER: s'agiter de désir ou de convoitise.
MOUSTILLE (s. f.): excréments. De l'ancien Argot mousse.
MOUTE (CHASSE-): garçon de moulin, qui va chez les pratiques chercher le grain à moudre.
MOUTE. Voyez MOULÉE.
MOUTE; MOUTE-MOUTE: chatte douce comme un mouton. Au figuré, petite moute: jolie petite fille bien douce.
MOUTON: grosse pièce de bois mobile d'un pressoir. La poutre correspondante, qui est immobile sur le sol et sur laquelle on élève ou l'on abaisse le mouton, s'appelle brebis.
MOUTURE: orge ou avoine, moulus grossièrement pour les animaux à l'étable.
MOUVER (actif et neutre): mouvoir, agiter, remuer. Mouvous de là: ôtez-vous de cet endroit. De movere.
MOUVETTE (OEUFS A LA): oeufs brouillés. Voyez GRIMELOTTÉE. L.
MOUVETTE: petite fille qui est toujours en mouvement.
MOUVETTE: cuiller de bois pour la cuisine.
MOYENNER: faire en sorte. Employé en ce sens dans la Danse aux aveugles.--Être en mesure de procurer un résultat.
MOYEU: noyau de noix, de cerises, etc. S.-I.
M'S: mes. M's éfants: mes enfants.
MUCER: murmurer.
MUCHE (s. f.): cachette. L.
MUCHE-POT (A): en cachette, en parlant du cidre et des autres liqueurs que l'on débite en fraude. L.
MUCHER; MUCHIER: cacher. Du vieux verbe mucer ou musser. Joinville dit que «Louis IX se mussait de sa mère.»
MUCHETTE: cachette. Voyez GUILLEMUCHE.
MUCRE: moite; un peu humide; exposé à moisir; moisi. Muck, en anglais. L.
MUCREUR (s. f.): légère humidité. L.
MUCRIER: avare qui laisse tout mucrir, moisir, plutôt que d'y toucher.
MUCRIR: devenir mucre; prendre odeur ou goût de mucre.
MUE: cage où l'on engraisse la volaille.
MUE: mieux.
MUGAS: vaurien, mauvais gas. B.
MULARD: boudeur, entêté, qui mule.
MULER: bouder; garder rancune.
MULETTE: estomac des oiseaux; gésier. Estomac du veau, dans lequel on prépare la présure pour faire le fromage. Voyez MAGUE.
MULON (s. m.): meule de foin qui vient d'être fané.
MURAS (s. m.): fruiterie; fruits conservés pour l'hiver; fruits placés pour qu'ils mûrissent. Peut-être du vieux mot mure: fourrure; parce que souvent ils sont placés dans un lieu fourré de paille, qui les préserve de la gelée. Voyez MIGEOT.
MUREUR: maturité. Ce fruit est passé de mureur: ce fruit est trop mûr.