XXXII.
Les sentiments et les arguments de la lettre «à MM. de la Faculté de théologie du collége de Sorbonne», œuvre de Du Plessis-Mornay, sont résumés avec force dans la dernière page:
«Jugez donc ici, Messieurs, qui des deux parties a plus de droit, qui des deux doit avoir plus de respect en son droit, qui des deux aussi propose un expédient plus salutaire à ces Etats, plus favorable à l'Eglise. L'étranger requiert que l'enfant de la maison soit chassé par force, sous prétexte d'hérésie, l'étranger qui de longtemps trame d'entrer en sa place; moi certes, je n'ai désiré et ne désire que d'être ouï en ma cause, d'être instruit en un concile, de mieux faire, si mieux je suis enseigné...
«Si, nonobstant ma requête, on poursuit, contre tout ordre de l'Eglise, par proscriptions, meurtres et autres rigueurs et barbaries, à ces énormes précipitations et violences je me délibère d'opposer une juste défense, et la malédiction en soit sur ceux qui ont troublé cet Etat sous le faux prétexte de l'Eglise...» (_Page 204._)