CHAPITRE LXXVIII. - CHAPITRE LXXIX.
CONCLUSION.
Nous voici avec la statue d'un dieu fort par excellence, juste, et que nous savons être immortel.
DIEU EST-IL BON OU MÉCHANT?
L'idée de bon ne passera point sans quelques difficultés. Le prêtre a un intérêt à montrer souvent le dieu irrité[237]. Il retardera la perfection des arts; mais enfin l'opinion publique, après avoir vacillé quelque temps, se réunira à croire que Dieu est bon: c'est là le premier acte d'hostilité de cette longue guerre du bon sens contre les prêtres. Nous avons donc un dieu fort, juste, bon et immortel. Ne croyons pas cette histoire si loin de nous. L'idée de bonté dans le Dieu des chrétiens n'est jamais entrée dans la tête de Michel-Ange.
[237] Voir tous les Voyages, et Moïse, primus in orbe deos, etc.