‹ Histoire de Marie StuartChapitre 12 sur 19 · VI. - VII.

VI. - VII.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ses paroles fardées, Ses pleurs, ses plaincts remplis de fiction, Et ses hauts cris et lamentation, Ont tant gagné, que par vous sont gardées Ses lettr' escrit' ausquels vous donnez foy; Et si l'aymez, et croyez plus que moy.

Vous la croyez, las! trop je l'apperceoy, Et vous doubtez de ma ferme constance, O mon seul bien et ma seule espérance! Et ne vous puis asseurer de ma foy. Vous m'estimez légère que je voy, Et si n'avez en moy nulle asseurance, Et soupçonnez mon cœur sans apparence, Vous défiant à trop grand tort de moy. Vous ignorez l'amour que je vous porte, Vous soupçonnez qu'aultre amour me transporte, Vous estimez mes paroles du vent, Vous dépeignez de cire, las! mon cœur, Vous me pensez femme sans jugement, Et tout cela augmente mon ardeur.

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