Première Partie. I. – La Comédie humaine · Scènes de la Vie de province
XXIX. Ursule Mirouët, daté de Paris, juin-juillet 1841. Dédié à mademoiselle Sophie Surville (nièce de l’auteur). Imprimé pour la première fois, avec sa date, dans le Messager du 25 août au 23 septembre 1841, ce roman parut ensuite, avec sa dédicace datée de Paris, août 1841, en deux volumes in-8, chez Souverain en 1842 ; ces deux versions étaient divisées en chapitres dont voici les titres :
En 1843, il entra, toutes divisions de chapitres supprimées et remplacées par deux parties : les Héritiers alarmés et la Succession Minoret, dans le tome I de la troisième édition des Scènes de la Vie de province (première édition de la Comédie humaine). Voir tome XXII, page 384, la préface de la première édition des Scènes de la Vie de province, parue en décembre 1833.
XXX. Eugénie Grandet, daté de Paris, septembre 1833. Dédié à Maria. Ce roman parut inédit, sauf le début, avec préface datée de septembre 1833, et postface datée d’octobre 1833 (voir tome XXII, page 385), dans le tome I de la première édition des Scènes de la Vie de province, 1834-1837. Il était alors divisé en sept chapitres dont voici les titres, et dont le premier avait paru dans l’Europe littéraire du 19 septembre 1833 ; l’ouvrage n’y fut pas continué.
La dédicace parut pour la première fois en tête de l’édition Charpentier, un volume in-18, 1839. Dans le tome I de la troisième édition des Scènes de la Vie de province (première édition de la Comédie humaine), où Eugénie Grandet entra en 1843, toutes les divisions sont supprimées et l’ouvrage porte pour la première fois sa date actuelle.
XXXI. Le Lys dans la vallée, daté de Paris, octobre 1835. Dédié, sous la même date, au docteur J.-B Nacquart ; cette dédicace contient la variante que voici dans la première édition : « Cher docteur, voici l’une des pierres qui domineront dans la frise d’un édifice littéraire lentement et laborieusement construit, etc. » Ce roman, dont la publication avait été commencée dans la Revue de Paris, n de novembre et de décembre 1835, fut l’occasion d’un important procès dont on a pu lire les détails au tome XXII. L’ouvrage parut pour la première fois en volumes, daté de Paris, juin 1835 — juin 1836, deux tomes in-8, avec la dédicace, deux préfaces (datées, la première de Paris, juillet 1835, et la seconde de Paris, 2 juin 1836) et l’historique du procès, daté du lundi 30 mai, avec post-scriptum du vendredi 3 juin 1836 (voir tome XXII, page 428), chez Werdet, en juin 1836 ; ce précis avait paru d’abord dans le numéro de la Chronique de Paris portant la date du 2 juin, publié le 4. L’auteur ayant gagné son procès contre la Revue de Paris, ne lui livra pas la fin de l’ouvrage qui parut inédite, dans ces volumes. Il était alors divisé comme suit :
L’envoi était daté d’abord du 8 août 1827, date qui a disparu depuis et qui précisait l’époque où se passe cette histoire. Les divisions ont aussi disparu aujourd’hui, sauf l’envoi et la réponse. La Revue de Paris avait publié seulement la première préface, l’envoi, le premier chapitre et la moitié environ du second, partie qui se termine avec la ligne 35 de la page 520 de l’édition définitive.
En 1839, Balzac écrivit une autre préface datée des Jardies, juin 1839, pour l’édition in-18 de cet ouvrage parue chez Charpentier (voir tome XXII, page 488), et enleva celles qu’il avait écrites d’abord. En 1844, le Lys dans la vallée entra dans le tome III de la troisième édition des Scènes de la Vie de province (première édition de la Comédie humaine, tome VII). On sait que Balzac passe pour avoir voulu reprendre dans cet ouvrage le thème de l’œuvre de Sainte-Beuve : Volupté.
Nous allons donner ici le curieux article que publia la Revue de Paris en juin 1836 lorsque le Lys dans la vallée eut paru complet en volume ; on se rappelle que la Revue avait perdu le procès qu’elle avait intenté à M. de Balzac pour avoir le droit de publier la fin de l’ouvrage.