‹ Hokousaï : l'art japonais au XVIIIe siècleChapitre 60 sur 74 · LX

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Une étude sur Hokousaï serait incomplète sans une brève énumération de ses élèves, qui sont:

TODOYA HOKKEI, vulgairement Iwakoubo Kinyémon, et sortant d'une maison qui avait le privilège de fournir le poisson aux daïmios. De là, le nom de Todoya (marchand de poissons). Il porte aussi les noms Aohiga-oka, Kiôsaï.

C'est l'élève au talent le plus inspiré par le maître, et qui parfois l'imite si bien, que le Dôtchûgwafou, ALBUM DE DESSINS DE VOYAGE, par Hokousaï, lui a été attribué par quelques-uns.

Il est l'auteur d'une Mangwa publiée vers 1830, où il y a des compositions dignes de son maître. De charmants et spirituels livres d'Hokkei sont: Foujin gwa zo shou, PORTRAITS DES FEMMES POÈTES DU JAPON, ACCOMPAGNÉES D'UN CHOIX DE LEURS POÉSIES RÉUNIES, PAR GWURIUYÉN, publiés en 1806. Kioka Santo Meishô zouyé, LES ENDROITS CÉLÈBRES DES TROIS CAPITALES AVEC LES POÉSIES, publiées en 1812; Tôto jûnikei Kiôkashû, POÉSIES SUR LES DOUZE VUES DE YÉDO, publiées en 1819; Fûsô meishô, Kioka-shû, POÉSIES SUR LES ENDROITS CÉLÈBRES DE FUSO (nom poétique du Japon), publiées en 1824; Gakoumen Kiôka Siû, LES POÉSIES DANS DES CADRES ORNEMENTÉS, publiées en 1826. Un des beaux et rares livres d'Hokkei est le Shôkokou Meishô, LES ENDROITS CÉLÈBRES DES CONTRÉES DU JAPON, et encore Yoshiwara juninotoki, LES DOUZE HEURES DU YOSHIWARA, et encore: Kiôka Sonikodeiô, trois volumes en couleur.

Indépendamment des livres, il a publié nombre de sourimonos de la plus belle couleur.

Deux cahiers d'esquisses au trait, que Duret a acquis à Londres, et un certain nombre de croquis du cabinet d'estampes de Berlin, montrent l'habile dessinateur qu'il était.

On n'a aucun détail sur la vie de cet artiste qui aurait été un littérateur distingué. La date de sa mort est ignorée et, si M. Gonse n'avait eu la bonne fortune de découvrir dans l'exemplaire de Rokoujouyén, POÉSIES ET PORTRAITS DE 120 POÈTES MODERNES, ayant appartenu à Hokkei, une note indiquant qu'il avait 31 ans en 1811, nous ne saurions pas qu'il est né en 1780.

GAKOUTEI, l'admirable artiste des sourimonos, le dessinateur de la femme de l'aristocratie, de la femme à l'aspect sacerdotal, et qui, dans un petit livre intitulé: Itirô Gwafou, ALBUM DES DESSINS D'UN VIEILLARD, a un paysage dans le brouillard, merveilleux de vérité. Indépendamment de la signature Gakoutei Harounobou, il se servait de la signature Sada-oka ou Teikô.

Gakoutei serait un littérateur qui aurait traduit du chinois les 75 volumes du Sangokoushi, HISTOIRE DES TROIS ROYAUMES, un littérateur donnant ses inspirations à Hokousaï et qui, à la fin, fut si charmé, si séduit par son talent, qu'il devint peintre, et se fit son élève.

TEISAI HOKOUBA. Son nom vulgaire est Arisaka Gorohati. Il signifie quelquefois Shushunsaï. Il se reconnaît à la grâce contournée de ses femmes. M. Anderson donne comme son oeuvre principale Hoshi-zoukiyo Kénkwaïrokou, OMBRES ET LUEURS DES ASTRES DE LA NUIT, publié en 28 volumes à Yédo, en 1809. Hokouba avait la réputation de dessiner aussi bien de la main gauche que de la main droite.

SHINSHAÏ. Son nom vulgaire est Hanjiro, propriétaire à Kanda. Il signe quelquefois Riûriûki. Il travaillait en 1800 et 1810.

KATSOUSHIKA TAÏTO. Ce nom, porté par Hokousaï pendant cinq ans, de 1815 à 1819, il le donna à un élève nommé Kameya Kisabro, d'une habileté hors ligne. Les biographies disent que ce nom a été cédé par Hokousaï à Kameya en 1816, mais il y a une erreur, car en 1819, le Maître signe encore Taïto dans le second volume d'Hayabiki, où Ikkou, un ami d'Hokousaï, parle dans sa préface du talent du vieux Taïto; ce n'est donc qu'en 1819 ou 1820 qu'a eu lieu cette cession, car c'est à l'automne de l'année 1820 que Hokousaï signe: I-itsou autrefois Hokousaï.

Le Hokousaï Taïto a illustré des livres et publié des estampes en un assez grand nombre, mais sa signature est toujours accompagnée soit d'un cachet, soit d'un autre nom et, pour éviter la confusion avec le maître, voici ses noms: Guénriûsai, Beikwa, Kankwan, Foumiô Yatikou, Shôzan.

Son exécution ressemble tellement à son maître qu'il est de toute nécessité d'étudier la signature si l'on ne veut pas se tromper. C'est ainsi que, parmi ses estampes, on a pris pour des Hokousaï les pièces suivantes:

1° La carpe dans l'eau; 2° Deux cigognes et deux pins; 3° Femme en promenade, dans le format en hauteur, et dans les autres formats des fleurs et oiseaux, des paysages, des personnages, et un paysage de nuit où il y a un pont éclairé par la lune.

HOKOUSÉN, qui signe Toyénrô, et qui collabora à la Mangwa.

HOKOUSOU, qui signe aussi Souiteisaï ou Kankanrô, ou Ransaï, et qui illustra des romans entre 1804 et 1805.

HOKOUJU, signant aussi Shôteï, et qui publia des paysages dits de l'école hollandaise.

HOKOU-OUN, qui signe au-dessus de son nom: Tonasé, et passe pour avoir beaucoup aidé Hokousaï dans la Mangwa. De son premier état architecte; il apprit l'architecture à Hokousaï.

BOKOUSÉN portait aussi les noms de Hokouteï, Quekkôteï, Hiakousaï, Tokôrô, etc. C'était l'artiste de Nagoya chez lequel descendit Hokousaï, quand il se rendit dans cette ville, et ce fut chez lui que le premier volume de la Mangwa fut dessiné. On a de lui Hokousén sogwa, un recueil de planches en couleur publiées en 1815.

SÔJÏ, qui signa successivement Tawarayo, Hishikawa, et en 1799 Sôri, le nom qu'avait porté un moment son maître, et qu'il lui abandonna. Il est célèbre par ses fleurs, ses oiseaux, ses paysages, dessinés à l'encre de Chine.

HOKOUTAÏ, signant Yeisaï, Hokoutaï, et qui illustra quelques romans aux environs de 1805.

HÔTEI HOKOUGA, un illustrateur de livres.

KODAÏ, un fabricant de saké de la province de Shinano, en même temps qu'un artiste. Hukousaï resta chez lui plus d'un an.

YANAGWA SHIGHÉNOBOU, né vers 1778 et mort en 1832. Il signa d'abord Raïto, nom que lui donna Hokousaï dont il devint le gendre, ayant épousé sa fille Omiyo qui divorça et mourut assez jeune. À la suite d'une dispute avec son maître et son beau-père, il abandonna son faire et imita Toyokouni.

Il a collaboré avec Sadahidé et Keisaï Yeisén à l'illustration de Satomi Hakkendén, et a publié en 1821 deux albums: le Riûsén gwa-jô et le Riûsén gwa-fou.

Les autres élèves sont:

Raïshiù,--Raïsén,--Hokouga (autre que Hôtei Hokouga),--Hokoumokou, --Hokoushiû,--Hokonyén--Hokouguiou,--Katsoushika Hokouriou,--Hokouitsou, --Hokoumei,--Hokoudô,--Hôkkô,--Hokouyô (Faucon du Nord),--Hokouyei, Hokouyô (Océan du Nord),--Hokojiû,--Hokoushiû (Nord distingué), --Hokkei--(Nord respectueux; ne pas le confondre avec celui du même nom, Todoya Hokkei),--Hokousén,--Hokou-i,--Taïgakou,--Taï-itsou,--Shimrei, --Hakouyei,--Raijin,--Taïsô,--Isaï,--Masahisa,--Guessaï Outamasa, --Gwasanjin.

On remarquera l'appropriation que les élèves d'Hokousaï ont faite du premier caractère de son nom, le caractère Hokou.

BIBLIOGRAPHIE

M. Hayashi auquel je dois la traduction des préfaces d'Hokousaï, et la documentation de ce volume, a bien voulu rédiger la bibliographie des livres et des albums du grand peintre japonais[33].

[Note 33: La difficulté de traduire en langue française la pensée japonaise a parfois amené quelques différences entre la traduction des titres des livres et romans, improvisée dans le travail du tête-à-tête et la traduction longtemps réfléchie du travail solitaire.]

CATALOGUE DES LIVRES ET ALBUMS DE HOKOUSAÏ

Livres jaunes.

Petits volumes de 17 centimètres de hauteur sur 12 centimètres et demi de largeur, avec texte et dessins. Chaque volume est généralement de 5 feuilles. On les a ainsi appelés à cause du ton de la couverture jaune: Kibiôshion Aohon.

Arigataï Tsouno Itiji, GRÂCE À UN MOT GALANT.--Texte de Koréwasaï (pseudonyme de Hokousaï). 2 vol. 1781.

Kamakoura Tsoushindén, LES COURRIERS DE KAMAKOURA.--Texte de Guioboutsou (pseudonyme de Hokousaï) et dessins de Shunrô (ancien nom de Hokousaï). 2 vol., 1782.

Shiténnô Daïtsou-jitaté, LES QUATRE HÉROS ANCIENS (COMPARÉS AUX ROIS DES POINTS CARDINAUX) HABILLÉS À LA DERNIÈRE MODE. Texte de Koréwasaï et dessins de Shunrô. 2 vol., 1782.

Nitirén Itidaïki, LA VIE DE NITIREN.--Texte de Mariko et dessins de Katsoukawa Shunrô. 2 vol., 1782.

Kaï-oun Ohghino Hanaka, PARFUMS DES FLEURS DE L'ÉVENTAIL.--Dessins de Shunrô. 2 vol., 1784.

Nozoki-Karakouri Yoshitsouné Yama-iri, EXPÉDITION DANS LA MONTAGNE DE YOSHITSOUNÉ VUE DANS UNE BOÎTE À SPECTACLE.--Texte d'Ikoujimonaï (pseudonyme probable de Hokousaï) et dessin de Katsoukawa Shunrô. 2 vol., 1784.

Onnén Oujino Hotaroubi, LA HAINE TRANSFORMÉE EN FEU LES LUCIOLES D'OUJI.--Dessins de Shunrô. 3 vol., 1785.

Oyayuzouri Hanano Kômyô, LA GLOIRE DU NEZ VENANT DE L'HÉRITAGE D'UN PARENT.--Dessin de Goummatei, Shunrô changé de nom. 3 vol., 1785.

Ni-iti ténsakou Nisshinno isshin, LA DIVISION DE L'ARITHMÉTIQUE.--Texte de Tsoushô et dessins de Shunrô. 3 vol., 1786.

Zénzén Taïheiki, HISTOIRE ANTÉRIEURE À L'HISTOIRE DE LA PAIX. (La paix qui a suivi la lutte des Taira et Minamoto.)--Texte d'Ounoboré-Sanjin et dessins de Shunrô. 4 vol., 1786.

Waga-iyé rakouno Kamakoura-Yama, MON INSOUCIANCE À MA MAISON DE CAMPAGNE DE KAMAKOURA.--Texte de Goummatei. 2 vol., 1786.

Jiwara-mompino Nakanotchô, LA RUE DU MILIEU AUX JOURS DE GRANDES TOILETTES.--Texte de Hakousek et dessins de Goummatei. 3 vol., 1786.

Jhinkôki Nihiki Moutsouzouki, LES DEUX RATS DANS LE PREMIER MOIS D'APRÈS L'ARITHMÉTIQUE POPULAIRE, LE JHINKÔKI.--Texte de Tsoushô et dessins de Goummatei, nombre de volumes inconnu, 1788.

Foukou kitarou Warô Kadomatson, LE PIN À LA PORTE DU VISAGE SOURIANT OÙ ARRIVE LE BONHEUR.--Texte de Tsoushô et dessins de Shunrô, 2 vol., 1789.

Kousakimo Nabikou shirikourabé, L'ODEUR ALLÉCHANTE DU CONCOURS DES FESSES.--Texte de Kéntô et dessins de Shunrô. 2 vol., 1789.

Rekkasén Kiojitson Ténzan, LE CALCUL DES VÉRITÉS ET DES MENSONGES DES SIX POÈTES.--Dessins de Shunrô. 3 vol., 1789.

Rûgou séndakou Banashi, CONTE D'UNE BLANCHISSEUSE DU PALAIS DES DRAGONS. --Dessins de Shunrô, 2 vol., 1791.

Mibouri kawaïro Nadaïno Fourisodé, L'IMITATION DE LA VOIX ET DES GESTES D'UN CÉLÈBRE ACTEUR EN SA BELLE ROBE.--Texte de Shinkô et dessins de Shunrô. 2 vol., 1791.

Nouyé Yorimasa Meikano Shiba, LA POPULARITÉ DE LA POÉSIE SUR LA LÉGENDE DU GUERRIER YORIMASA ET DU MONSTRE NOUYÉ.--Dessins de Shunrô. 3 vol., 1792.

Moukashi-moukashi Momotaro Banashi, L'ORIGINE DU CONTE DE MOMOTARO. --Texte de Kiôdén et dessins de Shunrô. 3 vol., 1792.

Himpoukou Foutamata Dôtchû-no Ki, CONTE DU VOYAGE DES DEUX ROUTES DE LA PAUVRETÉ ET DE LA RICHESSE.--Texte de Kiôdén et dessins de Shunrô, 3 vol., 1793.

Ti-yé shidaï Hakoné-zoumé, AVEC L'INTELLIGENCE ON SURMONTE LES DIFFICULTÉS DE LA PASSE DE HAKONÉ.--Texte de Haroumitino Kousaki et dessins de Shunrô. Nombre de volumes inconnu, 1793.

Azouma Daïboutsou Momiji Meisho, LA CÉLÉBRITÉ DE L'ÉRABLE ET DU GRAND BOUDDHA DE YÉDO.--Texte et dessins de Hakousanjin Kakô (pseudonyme et autre nom de Hokousaï)... vol., 1793.

Foukouju-Kaï Mouriôno Shinadama, UNE ÉTOILE DE L'OCÉAN DU BONHEUR ET DE LA LONGÉVITÉ SANS LIMITE.--Texte de Bakin et dessins de Shunrô. 3 vol., 1794.

Nozokimi Tatoyéno Foushi-ana, LES PROVERBES VUS À TRAVERS UN TROU DE MUR.--Texte de Tsoubohira et dessin de Shunrô. 2 vol., 1794.

Mousouméno Tomozouna, LE CORDON D'UNE FILLE.--Texte de Kiorori et dessins de Tokitarô Kakô (Tokitarô, prénom de jeunesse de Hokousaï). 2 vol., 1794.

Asahina Ohighéno-tiri, LA POUSSIÈRE DE LA BARBE D'AHAHINA.--Texte de Jihinari et dessins de Hokousaï... vol., 1796.

Bakémono Yamito Honzô, HISTOIRE NATURELLE DES MONSTRES DU JAPON. --Texte de Kiôdén et dessins de Kakô. 3 vol., 1798.

Kamado Shôgoun Kanriakou no-maki. LA TACTIQUE DU GÉNÉRAL FOURNEAU. --Texte et dessins de Tokitarô Kakô. 3 vol., 1800.

Guékaïno baka Hanano-ouyé Oiti-Téngou, TÉNGOU TOMBÉ DU HAUT DE SON NEZ DANS LE MONDE BÊTE D'ICI-BAS.--Texte de Jakousei et dessins de Goummatei, Shunrô changé de nom. 3 vol., 1801.

Tigo Monju Osana-kiôkoum, L'ÉDUCATION DES ENFANTS D'APRÈS L'ENFANCE DE BODHI-SATTAWA MONJU.--Textes et dessins de Kakô. 3 vol., 1801.

Mouna zannyô Ousono Tana-oroshi, L'INVENTAIRE DES MENSONGES DRESSÉ PAR LE COEUR.--Texte et dessins de Tokitarô Kakô. 3 vol., 1803.

Boutchôhô Sokouséki riôri, LA CUISINE AU HASARD.--Texte et dessins de Tokitarô Kakô. 3 vol., 1803.

Sangokou Wakaran Zatsouwa, LA CONVERSATION INCOMPRÉHENSIBLE EN TROIS LANGUES (japonais, chinois et hollandais).--Texte de Onitaké et dessins de Kakô. 2 vol., 1803.

Ahah Shinkirô, LE PALAIS DU MIRAGE OU LES VICISSITUDES HUMAINES. --Texte et dessins de Kakô. 3 vol., 1803.

On-aï Sarouno Ada-outi, LA VENGEANCE D'UN SINGE AFFECTIONNÉ.--2 vol., dont le premier dessiné par Toyokouni et le second par Kakô; texte de Kiorori, 1804.

Ouwaki-zôshi. LE ROMAN DES CAPRICES AMOUREUX.--Texte de Ran-i et dessins de Hokousaï. 3 vol., 1806.

Yûkoun misao Rénrino Motibana, LA FLEUR DE FIDÉLITÉ D'UNE COURTISANE ENVERS SON AMANT.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 2 vol., 1807.

Kataki-outi Migawari Miôgô, LA VENGEANCE ACHEVÉE GRÂCE À UNE PROTECTION MYSTÉRIEUSE.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 6 vol., 1808.

Yûriakou Onna Kiôkoun, L'ÉDUCATION DE LA FEMME DANS L'HÉROÏSME.--Texte de Ikkou et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1808.

Kataki-outi Moukouhino Aoyaghi, LE SAULE PLEUREUR DANS UNE HISTOIRE DE VENGEANCE.--Auteur inconnu et dessins de Hokousaï. 6 vol., 1808.

Shimpén Tsoukino Koumasaka Banashi, NOUVEAU CONTE SUR KOUMASAKA, BRIGAND DE LA LUNE.--Texte et dessins de Tokitarô Kakô... vol., 1811.

Tamakoushighé Ishidômarou Monogatari, CONTE SUR ISHIDÔ-MAROU OU LA BOITE AU PEIGNE DE JADE.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 3 vol., sans date.

Tokoyémou (nom d'un personnage de ce roman, dont le titre, le nombre de volumes et la date sont inconnus).--Texte de Tsoushô et dessins de Shunrô.

Romans illustrés.

Le format de 23 centimètres de hauteur sur 16 centimètres de largeur. Chaque volume contient de 30 à 40 pages, et de 3 à 5 dessins en planches doubles, sauf le 1er volume toujours embelli de 4 ou 5 planches extra, tirées avec soin sur papier de luxe.

Yéhon Azouma foutaba nishiki, LE BROCART DES DEUX POUSSES D'UNE PLANTE DE L'EST.--Texte de Kobéda Shighérou et dessins de «Hokousaï, fou de dessin», 5 vol., 1805.

Shimpén Souiko Gwadén, LA NOUVELLE TRADUCTION DE SOUIKO-DÉN AVEC ILLUSTRATIONS.--Ouvrage en 90 vol., paru dans l'ordre suivant:

1e section, 10 vol. traduits par Kiokoutei Bakin et illustrés par Katsoushika Hokousaï, 5 vol. en 1805 et 5 autres en 1807.

2e section, 10 vol. traduits par Takaï Ranzan et illustrés par Hokousaï, parus seulement en 1829.

3e à 9e sections; sections également traduites par Takaï Ranzan et illustrées par Hokousaï, parues successivement par série de 10 vol. la section, mais nous n'avons pas les dates.

Tamano Otiho, L'ÉPI DE PERLES TOMBÉ.--Texte de Hohéda Shighérou et dessins de Hokousaï. 10 vol. dont 5 parus en 1806, et 5 en 1808.

Kataki-outi Ourami Kouzounoha, LA VENGEANCE D'UNE RENARDE HAINEUSE OU LA LÉGENDE DE KOUZOUNOHA.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1807.

Sonono Yuki, LA NEIGE DU JARDIN.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1807.

Soumidagawa Baïrû Shinsho, LE PRUNIER ET LE SAULE PLEUREUR DE LA RIVIÈRE SOUMIDA.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 6 vol., 1807.

Tchinsétsou Yamihari Zouki, LE CROISSANT DE LA LUNE OU LE CONTE DU CAMÉLIA.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 28 volumes en 5 sections dont la 1re, 6 vol, en 1807; les 2e et 3e, 6 vol. de chaque, en 1808; les 4e et 5e, 5 vol. de chaque, en 1811.

Shin Kasané Guédatsou Monogatari, LA CONVERSION DE L'ESPRIT DE KASANÉ.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1807.

Sanshiti Zéndén Nankano Yumé, LE RÊVE DU CAMPHRIER DU SUD OU L'HISTOIRE DE SANKATSOU ET HANSHITI.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 16 volumes en 3 sections: la 1e, 6 vol., 1808; les 2e et 3e, 10 vol. ont paru en 1811, sous le nouveau titre de Nanka Kôki, LE CONTE SUPPLÉMENTAIRE DU RÊVE DU CAMPHRIER DU SUD.

Raîgô-Ajari Kwaïso-dén, LE RAT MONSTRE DU PRÊTRE RAÏGO.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï. 8 vol. en 2 sections. 1808.

Yuriwaka Nozouyèno Taka, LE FAUCON DE YURIWAHA.--Texte de Mantei Sôba et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1808.

Awano Narouto, LES GOUFFRES D'AWA.--Texte de Rûtei Tanéhiko et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1808.

Shimoyono Hoshi. LES ÉTOILES D'UNE NUIT OÙ IL GÈLE.--Texte de Tanéhiko et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1808.

Ounamoji Nouyé Monogatari, LE CONTE SUR NOUYÉ, écrit en lettres de femme.--Texte de Shakouyakoutei et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1808.

Kanadéhon Gonitino Bounshô, L'HISTOIRE DES FIDÈLES VASSAUX APRÈS LA VENGEANCE.--Texte de Tatékawa Yémba et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1808.

Hidano Takoumi Monogatari, L'HISTOIRE DE L'ARCHITECTE DE HIDA.--Texte de Rokoujuyén et dessins de Hokousaï. 6 vol., 1808.

Foutatsou Tchôtcho Shiraïto Zôshi, LES DEUX PAPILLONS ET LA SOIE BLANCHE OU LES DEUX LUTTEURS. Texte de Shakouyakoutei et dessins de Hokousaï Tokimasa (un des prénoms de Hokousaï). 5 vol., 1809.

Nouréghinou Zôshi, LE ROMAN D'UNE ROBE MOUILLÉE. --Texte de Shakou-yakoutei et dessins de Hokousaï. --Le nombre de volumes et la date inconnus.

Kohino Oukihashi, LE PONT IMAGINAIRE DE L'AMOUR.--Texte de Rakou-rakou-an Tôyei et dessins de Hokousaï, 1re section, 3 vol., 1809.

On-yô Imos-yama, LES FIANCÉS ISOLÉS SUR DEUX MONTAGNES EN FACE.--Texte de Shinrotei et dessins de Hokousaï. 6 vol., 1810.

Tiyosaki-himé Shitihénghé Monogatari, LES SEPT TRANSFIGURATIONS DE LA PRINCESSE TIYOSAKI.--Texte de Shinrotei et dessins de Hokousaï. 5 vol., sans date.

Sétano-Hashi Riûjo Hondji, LA FEMME-DRAGON DU PONT DE SÉTA ou Tawara tóda Rôkoden, LE VIEUX RENARD DU GUERRIER TAWARA TÔDA.--Texte de Rûtei Tanéhiko et dessins de Hokousaï. 3 vol., 1811.

Hokou-itsou Kidan, LES LÉGENDES FANTASTIQUES DE LA PROVINCE DE YÉTIGO.--Texte et dessins de Tatibana Shighéyo, augmenté des dessins de Hokousaï Raïshin (un des noms portés par Hokousaï), 6 vol., 1811.

Matsouwô Monogatari, L'HISTOIRE DE MATSOUWÔ.--Texte de Kohéda Shigérou et dessins de Hokousaï. 6 vol., 1812.

Aoto Foujitsouna Moriô-an, LES DESSINS DU JUGE AOTO.--Texte de Bakin et dessins de Hokousaï Raïshin. 10 vol., en 2 sections, 1812.

Ogouri Gwaïdén, LA LÉGENDE SUR LE PRINCE OGOURI.--Texte de Kohéda Shighérou et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1814.

Beibei Kiôdan, LE CONTE VILLAGROIS DES DEUX ASSIETTES.--Texte de Bakin et dessins de «Taïto, précédemment Hokousaï». 8 vol., 1815.

Tâkó Tchôrai Foushi, LA MORALITÉ DES CHANSONNETTES ITAKO-BOUSHI.--Texte de Yémba et dessins de Hokousaï. 5 vol., 1817.

Shakouson Itidaïki Zouyé, LA VIE DE ÇAKIAMOUNI.--Texte de Yamada Isaï et dessins de Hokousaï. 6 vol., 1839. Cet ouvrage est d'un format de 18 centimètres de largeur sur 25 centimètres de hauteur.

Yéhon Kan-So Goundan, LA GUERRE DES DEUX ROYAUMES DE KAN ET DE SO. --Texte de Shôriô Sadataka et dessins de Katsoushika I-itsou Manjirôjin (Le vieillard Manji ou Katsoushika I-itsou noms divers de Hokousaï). 20 vol., en 2 sections. 1845.

Guénji Ittôshi, LA POSSESSION DU POUVOIR PAR LA FAMILLE DE MINAMOTO. --Texte de Shôtei Kinsoui et dessins du vieillard «Hatiyémon, Hokousaï I-itsou». 5 vol., 1846.

Sanshodayû, nom du personnage du roman pris pour le titre.--Texte de Oumébori Kokouga et dessins Hokousaï.--Le nombre de volumes et la date d'édition sont inconnus. L'auteur a écrit autour de 1800.

Livres de dessins.

Les Yéhon, littérairement livres de dessins, ainsi appelés à cause de la reliure semblable aux livres ordinaires, et par opposition aux Jô, albums faits avec du beau papier replié dans une couverture de luxe.

Il y a 3 formats dans les livres de dessins:

1° Le grand ou Oh-hon, 26 centimètres de haut sur 18 de large.

2° Le moyen ou Tchûhon, 23 centimètres de haut sur 16 de large.

3° Le petit ou Kohon, 18 centimètres de haut sur 13 de large.

LIVRES DU GRAND FORMAT.

Yéhon Riôhitsou, LE LIVRE DE DESSINS AUX DEUX PINCEAUX.--Les paysages et les plantes par Rikkosaï de Ohsaka, les personnages et animaux par Hokousaï Taïto de Yédo. 1 vol., 1817.

Riôhitsou Gwafou, LE RECUEIL DE DESSINS AUX DEUX PINCEAUX.--Le titre donné aux seconds tirages de l'ouvrage ci-dessus.

Hokousaï Gwakiô, LE MIROIR DU DESSIN DE HOKOUSAÏ--1 vol., 1818, signé: «Katsoushika Taïto».

Dénshin Gwakiô. LA TRANSMISSION DE L'ESPRIT DU DESSIN QUI EST LE REFLET DU COEUR.--Signé: «Katsoushika Taïto, autrefois Hokousaï». Titre du second tirage, dans la même année, de l'ouvrage ci-dessus.

Shûywa Itiran, UN COUP D'OEIL SUR LES DESSINS REMARQUABLES.--Titre que porte le tirage en couleurs, du Hokousaï Gwakiô, tirage très postérieur dans lequel on supprima 4 folios (18 à 21).

Hokousaï Gwashiki, LA MÉTHODE DU DESSIN DU HOKOUSAÏ.--Signé: «Katsoushika Taïto, ci-devant Hokousaï». 1 vol., 1819.

Hokousaï Sogwa, LES DESSINS GROSSIERS DE HOKOUSAÏ.--Signé: «Katsoushika Taïto». 1 vol., 1820.

LIVRES DU FORMAT MOYEN.

Hokousaï Mangwa. LES ÉTUDES LIBÉRALES DE HOKOUSAÏ--15 vol., parus dans l'ordre suivant:

1er vol., 1812; 2e vol., 1814; 3e vol., 1815; 4e vol., 1816; 5e vol., 1816; 6e vol., 1817; 7e vol., 1817; 8e vol., 1818; 9e vol., 1819; 10e vol., 1819; 11e vol., 1834; 12e vol., 1834; 13e vol., 1849; 14e vol., 1875; 15e vol., 1879.

Odori Hitori Keiko, LA LEÇON DE DANSE PAR SOI-MÊME.--Invention et dessins par Katsoushika Hokousaï, et revus et corrigés par Foujima Shinzabro, maître de danse. 1 vol., 1815. Il y a le tirage de 1835 en 2 vol.

Santaï Gwafou, LES TROIS FORMES DE DESSIN.--Signé: «Taïtô, Hokousaï changé de nom». 1 vol., 1816.

Ippitsou Gwafou, LE RECUEIL DE DESSINS À UN SEUL COUP DE PINCEAU. --Invention de Foukouzénsaï et l'idée continuée par Hokousaï Taïto, 1 vol., 1823.

T'chûgki souikodén Yéhon, LES PERSONNAGES DE SOUIKODEN.--Signé: «I-itsou, autrefois Hokousaï». 1 vol., 1829.

Dôtchû Gwafou, LE RECUEIL DES DESSINS DU VOYAGE (de Yédo à Kiôto). --Signé: «I-itsou, autrefois, Hokousaï». 1 vol., 1830.

Feugakou Hiakkei, LES CENT VUES DE FOUZI-YAMA.--Signé: «Manji, vieillard fou de dessin.» 3 vol., la 1re, 1834; la 2e. 1835, et la 3e, sans date.

Shin Hinagata, LE NOUVEAU MODÈLE POUR LES OUVRIERS.--Signé: «Manji, vieillard fou de dessin, autrefois Hokousaï». 1 vol., 1836.

Yéhon Sakigaké, LES HÉROS DE LA CHINE ET DU JAPON.--Signé: «Manji, vieillard fou de dessin, autrefois Hokousaï». 1 vol., 1836.

Yéhon Mousashi Aboumi, LES ÉTRIERS DU SOLDAT ou le 2e volume de Sakigaké.--Signé: «Manji, vieillard fou de dessin, autrefois Hokousaï». 1 vol., 1836.

Yéhon Wakan Homaré, LES GLOIRES DE LA CHINE ET DU JAPON.--Signé: Manji, vieillard fou de dessin, autrefois Hokousaï». 1 vol., 1850.

Manjiwô Sôhitson Gwafou, LE RECUEIL DES DESSINS CURSIFS DU VIEILLARD MANJI.--Signé: «Le vieillard Manji, autrefois Hokousaï». 1 vol., 1843. Ce volume a été dessiné en 1833, et porte une préface de 1834; mais on ne connaît que l'édition de 1843.

Shoshin Gwakan, LES MODÈLES DE DESSINS POUR LES COMMENÇANTS.--1 vol. Le titre qui porte le retirage du Sôhitsou Gwafou ci-dessus avec huit dessins de moins.

Hokousaï Mangwa Sohitsouno-bou, LA PARTIE DIT PINCEAU CURSIF DE LA MANGWA DE HOKOUSAÏ.--Le titre que porte un autre retirage très postérieur de Sôhitsou Gwafou. Les sept dessins y manquent également. Le tirage est colorié médiocrement.

Hokousaï Gwafou, LE RECUEIL DES DESSINS DE HOKOUSAÏ.--3 vol., 1849.

Cet ouvrage n'est qu'une réimpression, en format réduit, de Hokousaï Gwashiki et de Hokousaï Sogwa, avec un dessin de moins, et quatorze de plus.

Hokousaï Gwayén, LE JARDIN DES DESSINS DE HOKOUSAÏ.--3 vol.

Ces 3 volumes ne sont qu'une réimpression tout à fait moderne de diverses pages des livres de Hokousaï, de Hokkei, de Hokou-oun, de Hiroshighé, de Keisaï-Yoisen, etc.

LIVRES DU PETIT FORMAT.

Imayô Kouishi Kisérou Hinagata, MODÈLES DE PEIGNES ET DE PIPES À LA MODE.--Signé: Katsoushika, I-itsou, autrefois «Hokousaï». 3 vol. dont 2 de peignes, 1822 et 1 de pipes, 1823. Ces volumes sont en largeur.

Riakougwa Haya Shinan, LEÇON RAPIDE DU DESSIN CURSIF.--Signé: «Katsoushika Taïto, précédemment Hokousaï». 2 vol., 1812 et 1814.

Gwadô Hitori Keiho, LEÇON DE DESSIN PAR SOI-MÊME.--1 vol. 1815. Ce volume fait le 3e du Haya Shinan.

Yéhon Hayabiki, RÉPERTOIRE RAPIDE DE DESSIN.--Signé: «Taïto, autrefois Hokousaï. 2 vol., 1816 et 1819. Ces deux volumes constituent les 4e et 5e vol. de Hayashinan.

Nagashira Moushabouroui, RÉPERTOIRE DES SUJETS GUERRIERS.--Signé «I-itsou autrefois Hokousaï». 1 vol., 1841. Ce vol. fait le 3e vol. de Hayabiki et 6e vol. de Hayashinan.

Hokousaï Mangwa Hayashinan, LEÇON RAPIDE DU DESSIN ARBITRAIRE DE HOKOUSAÏ.--Titre que porte un retirage d'un certain nombre de pages des 3 premiers volumes de Hayashinan. 1 vol.

Shingata Komantchô, NOUVEAUX DESSINS POUR LES IMPRESSIONS D'ÉTOFFE. --Signé: «Hatsoushika I-itsou». 1 vol., 1824.

Hokousaï Moyô Gwafou, RECUEIL DES DESSINS D'ÉTOFFE DE HOKOUSAÏ.--Titre porté par un retirage moderne de l'ouvrage ci-dessus.

Yéhon Saïshiki-tsou, TRAITÉ DU COLORIS.--Signé: «Manji, vieillard fou de dessin». 2 vol., 1848.

Soshin Yédéhon, MODÈLES DE DESSIN POUR LES TOUT COMMENÇANTS.--Non signé et sans date. 1 vol.

Ce petit volume est en forme d'album, et imprimé en couleur. D'après le style, il paraît avoir été fait en 1812, comme supplément du 1er volume de Hayashinan.

Ouvrages divers illustrés par Hokousaï.

Adadéhon Tsoushin Mouda, ALLUSION À L'ÉPISODE DES 47 RÔNINS.--Texte de Kogané Atsoumarou et dessins de Hokousaï. 1 vol. (format petit), 1803. Le second volume de cet ouvrage annoncé n'a pas paru.

Jôdan Foutsouka Yehi, IVRESSE DES DEUX SOEURS.--Texte de Jippénsha Ikkou. 2 vol., petit format: le premier illustré par Hokousou et le deuxième par Hokousaï, 1811.

Jôrouri Zekkou, PRINCIPAUX SUJETS DES DRAMES.--Auteur inconnu et dessins de Hokousaï, avec collaboration de Bokousén. 1 vol., format moyen, 1815.

Yéhon Teikin Ohraï, L'ÉDUCATION DANS LA FAMILLE SOUS FORME DE CORRESPONDANCE.--Ouvrage ancien, aux dessins signés: «I-itsou, autrefois Hokousaï». 3 vol., format moyen, le premier 1828, le deuxième 1848, et le troisième sans date.

Tôshisen Yéhon, LES POÉSIES DES THANG ILLUSTRÉS.--Commentaire par Takaï Ranzan. 10 vol. en deux sections: les premiers 5 vol. signés: «I-itsou autrefois Hokousaï», format moyen, 1833; les deuxièmes 5 vol. signés: «Man-ô, le vieillard fou de dessin», 1836.

Yéhon Tôshisen Gogon-zékkou, ILLUSTRATION DES POÉSIES DES THANG, partie de cinq caractères par ligne.--2 vol., format moyen, signé: «I-itsou, autrefois Hokousaï» (signature de 1883), publié en 1880.

Yéhon Koboun Kôkiô, LA PITIÉ FILIALE ILLUSTRÉE.--Texte en chinois ancien et dessins du «vieillard Manji, autrefois Hokousaï», 2 vol., format moyen, 1835.

Yékon Tchûkiô, ILLUSTRATION DE LA FIDÉLITÉ ENVERS LE MAÎTRE.--Ouvrage chinois, 1 vol., format moyen, 1834. Dessins «de Manji, autrefois Hokousaï».

Yéhon Sénjimon, LE POÈME EN MILLE CARACTÈRES DIFFÉRENTS.--Ouvrage chinois illustré par «Katsoushika I-itsou autrefois Hokousaï». 1 vol., format moyen, 1834.

Wakan Inshitsoudén, EXEMPLES CHINOIS ET JAPONAIS DES CONSÉQUENCES DES BONNES OU MAUVAISES ACTIONS INAPERÇUES.--Texte de Fouji-i Raïsaï et dessins de «Manji le vieillard fou de dessin». 1 vol., format moyen, 1840.

Yéhon Onna Imagawa, L'ILLUSTRATION DE «IMAGAWA» POUR L'USAGE DES FEMMES.--Exemplaire où la signature et la date manquent. 1 vol., format moyen (1844?).

Ouvrages divers renfermant un ou deux dessins de Hokousaï.

Hitori Bokkou, RECUEIL D'AUTOGRAPHES ET DE DESSINS.--Une planche de «Hokousaï, fou de dessin» dans le second volume. 2 vol., grand format, 1801.

Katsoushika Zoushi Tégouri-bouné, LE PAYS DE KATSOUSHIKA.--Un dessin de Hokousaï.--1 vol., format moyen, 1813.

Hwankon Shiriô, PAPIERS JETÉS.--Texte de Tanéhiko avec quelques dessins et fac-similé de I-itsou. 2 vol., grand format, 1826.

Bongwa Hitori Keiko, LEÇON DU DESSIN AU SABLE.--Texte de Mme Tsouskihana Yei, avec un dessin de I-itsou. 1 vol., petit format en largeur, 1828.

Nikkô Sanshi, DESCRIPTION DE LA MONTAGNE DE NIKKÔ.--Au quatrième vol. 2 planches de cascades par «Manji, vieillard, fou de dessin». 5 vol., grand format, 1837.

Rétsoujo Hiakounin Isshu, CENT POÉTESSES.--Portraits par Toyokouni et petits dessins par «le vieillard Manji de Katsoushika». 1 vol., petit format, 1847.

Shûga Hiakounin Isshu, CENT POÈTES ARTISTES.--Les dix premiers folios par «Manji le vieillard de 88 ans». 1 vol. petit format, 1848.

Zokou Yeigu Hiakounin Isshu, CENT POÈTES GUERRIERS.--Les quinze premiers folios par «le vieillard Manji autrefois Hokousaï». 1 vol., petit format, 1849.

Guirétsou Hiakounin Isshu, CENT POÈTES HÉROS.--15 dessins du vieillard Manji. 1 vol. petit format, 1850.

Kwatchò Fougaétsow, RECUEIL DES POÉSIES KIÔKA SUR LES FLEURS, LES OISEAUX, L'AIR ET LA LUNE.--Ouvrage illustré par Hokousén avec quelques dessins de Hokousaï. 1 vol., format moyen, 1824.

Ressén Gwazôshú, POÈTES COMPARÉS AUX HERMITES.--Recueil des poésies Kiôka, avec dessins de «I-itsou, autrefois Hokousaï» 3 vol., format moyen, 1829.

Livres de dessins en couleur.

Tôto Meisho Itiran, COUP D'OEIL SUR LES VUES CÉLÈBRES DE YÉDO, par Hokousaï Tokimasa. 2 vol., grand format, 1808.

Tôto Shôkei Itiran, COUP D'OEIL SUR LES BELLES VUES DE YÉDO, titre que portent les seconds tirages de l'ouvrage ci-dessus. 2 vol., grand format, avec la même date.

Yéhon Azouma Asobi, PROMENADE DE YÉDO.--Hokousaï. 2 vol., grand format, 1802.

Cet ouvrage n'est autre que le tirage en couleur des dessins seuls du Azouma Asobi, imprimé en noir, en 1800, avec beaucoup de poésies, et formant un seul volume.

Yama Mata Yama, MONTAGNES ET MONTAGNES.--Hokousaï. 3 vol. grand format, 1804.

Soumidagawa Riôgan Itiran, COUP D'OEIL DES DEUX RIVES DE LA SOUMIDA. --3 vol. grand format, 1806.

Isosouzou-gawa Kiôka gourouma, CINQUANTE POÈTES DE KIÔKA, par Hokousaï Tokimasa.--1 vol. grand format, 1802.

Shûgwa Itiran, COLLECTION DE BEAUX DESSINS, titre que porte le tirage en couleur et postérieur de Hokousaï Gwakiô, avec 8 pages de moins.

Itakouboushi ou Tchôraï-zekkou, CHANSONNETTES SUR L'AIR DU BATELIER. --2 vol. petit format, 1801.

Yéhon Tchûshin goura, MAGASIN DES VASSAUX FIDÈLES, par Hokousaï Tokimasa.--2 vol. moyen format, 1802.

Misoka Kouzoukago, PANIER À PAPIER, AU 30 DU MOIS.--Recueil de poésies et de dessins, dont 4 par Hokousaï, fou de dessin». 1 petit vol. mince, 1804.

Kiôka Mouma Zoukoushi, POÉSIES POPULAIRES SUR LES CHEVAUX.--Recueil de Kiôka, avec un dessin de «I-itsou, le vieillard fou de la lune». 1 petit vol. mince, 1822.

Onna Itidaï Yeigwashû, AGRÉMENTS DE LA VIE DES FEMMES.--Recueil de poésies, avec deux planches de «I-itsou, autrefois Hokousaï, et âgé de 72 ans». 1 vol. format moyen, 1831.

Albums de poésies Kiôka avec des planches en couleur.

Ces albums sont du grand format.

Shunkiôjo, DISTRACTIONS DU PRINTEMPS, 2 vol., 1791 et 1798.--Un dessin par volume signé: «Sôri et Hokousaï Sôri.»

Hatsou Wakana, LE PREMIER LÉGUME VERT.--1 vol. Une planche de «Hokousaï, Sôri changé de nom», 1798.

Sandara Kasoumi, BRUME DE SANDARA.--1 planche de Hokousaï Sôri. 1 vol., 1797.

Yanaghino Ito, CORDELETTES DE SAULE PLEUREUR.--1 planche de Hokousaï Sôri. 1 vol., 1797.

Dantôka, CHANT DE DANSE D'HOMME.--1 planche de Hokousaï Sôri. 1 vol., 1798.

Haïkaï Shijikou zôshi, CAHIER DES QUATRE SAISONS.--1 planche de «Hokousaï Tokimasa, Sôri changé de nom». 1 vol., 1798.

Hananoyé, L'AÎNÉE DES FLEURS.--2 planches signées: «Hokousaï, Sôri changé et Hokousaï Tokimasa». 1 vol., 1798.

Onna Sanjû Rokkasén, TRENTE-SIX POÉTESSES, par Yeishi, et une composition par «Hokousaï, fou de dessin». 1 vol., 1801.

Harouno Fouji, FOUZI-YAMA AU PRINTEMPS.--Recueil de Kiôka, dont le titre est perdu, mais paraît, selon le texte, porter ce nom. 2 dessins de «Hokousaï, fou de dessin». 1 vol. 1803.

Albums de dessins.

Hokousaï Shashin Gwafou, ALBUM DES ÉTUDES D'APRÈS NATURE DE HOKOUSAÏ. --15 planches en largeur. 1 vol. grand format, 1814.

Albums de dessins originaux avec titre imprimé et vendus chez les libraires.

Nikoushitsou Gwajô, ALBUM DE DESSINS ORIGINAUX ou Zén Hokousaï Manji-ô Nikoushitsou Gwajô ALBUM DE DESSINS ORIGINAUX DU VIEILLARD MANJI, AUTREFOIS HOKOUSAÏ.--Signé: «Manji, le vieillard fou de dessin, âgé de 80 ans.» Format en largeur. 29 centimètres de largeur sur 19 1 2 de hauteur, 1 vol. renfermant 12 dessins cursifs, coloris léger, 1839.

Cet ouvrage a été inventé, exécuté et vendu par Hokousaï, à la suite des années de famine.

Albums et livres de dessins du printemps.

Kinohéno Komatsou, JEUNES POUSSES DE PINS.--Livres en couleur de format moyen, 3 vol.

Tsouma Kasané, DOUBLE OCCUPATION.--Livres en format moyen, 3 vol.

Foukoutokou Wagôjin, LES DEUX DIEUX D'UNION ET DE BONHEUR.--Livres en couleur du format moyen, 3 vol.

SANS TITRE.--Album à couverture aux planches de bois laqué noir et dessin or. 12 grandes feuilles en largeur, pliées en deux, grands dessins tirés sur un fond micacé et coloriés à la main, 1 vol.

NOTA.--Les autres albums ou livres érotiques attribués à Hokousaï, sont de ses élèves.

Albums d'amateurs.

Il existe nombre d'albums faits par des amateurs, avec des estampes, ou des sourimonos parus par série, tels que les Poètes, les Attributs du Cheval, les Scènes des rônins, les Tôkaïdo, les 36 Vues de Fouzi-yama, les Ponts célèbres, les 8 Vues de Liou-Kiou, les cent Poésies expliquées par la nourrice, les Fleurs, les Fleurs et Oiseaux, les Caricatures, etc.

Ces dessins n'ayant pas été édités en albums, ils entrent dans la classification des estampes et des sourimonos.

Les noms arbitrairement donnés à ces albums, ne sont pas acceptés par nous.

Livres parus ou non, mais dont on ne connaît que le titre annoncé dans des ouvrages.

Gwatsétsou, ESTHÉTIQUE DU DESSIN, 1 vol.

Hokousaï Ringwa, LE CALQUE, 1 vol.

Hokousaï Zankô, LA COMPOSITION ET LE DESSIN, 1 vol.

Hokousaï Gwakau, MODÈLES DE DESSINS DE HOKOUSAÏ. 3 vol.

I-tsou gwafou, ALBUM DE DESSINS D'I-ITSOU.

Shônin Kagami, ENCYCLOPÉDIE DES COMMENÇANTS. 3 vol.

Meizan Shokei Shinzou, PAYSAGES VRAIS DES MONTAGNES CÉLÈBRES. 1 vol.

Yédou Hakkei Shinzou, VRAIS DESSINS DES HUIT VUES DE YÉDO. 1 vol.

Mitino Shiori, INDICATEUR DU CHEMIN DES BEAUX PAYSAGES. 1 vol.

Azouma Hiakounin Isshu Tamazousa, LETTRES DES CENT POÈTES DE YÉDO. 1 vol.

Mandaï Hiakounin Isshu Misao Bounshô, EXPLICATION DES CENT POÉSIES. 1 vol.

Taïsei Hiakounin Tiyékagami, L'ESPRIT DE CENT PERSONNES. 1 vol.

Riôsandô Itiran, COUP D'OEIL SUR LES DEUX ROUTES DES MONTAGNES. 3 vol.

Tchûshingoura Jûnidan, LES DOUZE TABLEAUX DES SCÈNES DES RÔNINS. 1 vol.

Yéhon Katsoushika-bouri, LE FAIRE DES DESSINS DE KATSOUSHIKA.

Kiôgwa Katsoushika-bouri, DESSINS COMIQUES A LA MANIÈRE DE KATSOUSHIKA.

Yéhon Nakouté Nanakousé, LES SEPT MANIES DE LA PERSONNE QUI N'EN A PAS.

Riakougwa Mousha Kagami, DESSINS CURSIFS DES GUERRIERS.

Noui-moyô Tébikino Ito, DESSINS DE BRODERIE.

Yéhon Tokibano Matsou, LE PIN TOUJOURS VERT.

Yéhon Tiyéno Ita, LE JEU DES PLANCHES GÉOMÉTRIQUES.

Yéhon Irohagoura, MAGASIN DE L'ALPHABET.

Yéhon Hitori Annaï, GUIDE POUR SOI-MÊME.

Iitsou Sensei Keirokou Gwafou, ALBUM DE DESSINS DU MAÎTRE I-TSOU.

Fougakou Hattaï, HUIT ÉTATS DU FOUZI-YAMA.

Gwato Fou-ou Sessôhén, DESSINS DU VENT, DE LA PLUIE, DE LA GELÉE ET DE LA NEIGE.

Yéhon Oyakogousa, MÈRES ET ENFANTS.

Katsoushika Gwariôbaï, LA STRUCTURE DU DESSIN.

Yéhon Kounizoukoushi, GÉOGRAPHIE DES PROVINCES.

Yéhon Hana-shikishi, FLEURS DES QUATRE SAISONS.

Yésô Hiakkwasén, CENT FLEURS D'HERBES.

Hiakka Hijitsou, ART PITTORESQUE DES CENT MAÎTRES.

Kiôgwa Sôshitsou Hiakouyan, DESSINS COMIQUES ET CURSIFS DE CENT YEUX.

Hiakouju Hiakoufoukou, CENT LONGÉVITÉS ET CENT BONHEURS.

Onsén Hiakkei, CENT VUES THERMALES.

Ippiakou Jinén-zouyé, CENT DESSINS VENUS TOUT SEULS.

Hiakouba Hiakouguiou, CENT CHEVAUX ET CENT BOEUFS.

Hiakkin Hikoujû, CENT ANIMAUX ET CENT OISEAUX.

Guioka Hiakkei, CENT VUES DES VILLAGES DE PÊCHEURS.

Yéhon Katsoushika Bounko, LA MALLE DE PAPIERS DE KATSOUSHIKA.

Yéhon Gwaïdén, LES TRADITIONS.

Hanékomi Ousou-zaïshiki, LE COLORIS CLAIR.

Gokou Soshitsou, DESSIN EXTRÊMEMENT CURSIF.

Jinboutsou Dompitsou, DESSIN NÉGLIGÉ DES PERSONNAGES.

Livres et Albums sont illustrés de planches en couleur ou en noir, mais très souvent les tirages en noir sont harmonisés à l'aide d'une teinte grise, d'une teinte rose.

POSTFACE

Par Léon Hennique

Qui remarque une paille dans l'oeil d'autrui n'aperçoit pas toujours la poutre qui crève le sien. Nous allons le montrer une fois de plus. J'ai entre les mains (Feuilles de Momidzi, page 287) une vieille étude de M. Léon de Rosny: «Un mot aux amateurs de Japoniaiseries», étude où, après avoir déclaré qu'il se refuse à écrire un article sur Hokousaï, le nouveau livre d'Edmond de Goncourt, il en écrit un, désagréable, avec tranquillité; étude où il accuse pédantesquement ledit Edmond de Goncourt d'avoir appelé un poète chinois Lihacou, lorsqu'il se nomme Li-Taï-peh.

«Le terrible empereur Tsin-chi Hoang-ti, ajoute M. de Rosny, qui fit construire la grande muraille et brûla les livres et les lettrés de son heureux pays, lui aussi est cité par M. de Goncourt sous le nom de Shiko!»

Il n'y a point à barguigner, je suis tenu de découvrir la paille dans l'oeil du yamatophile incriminé. Yamatophile signifie, paraît-il, amoureux du Japon. Comment Edmond de Goncourt et son habituel conseiller, le Japonais Hayashi, ont-ils pu se tromper de la sorte?... Coupables, oui, plaidons coupables, je ne demande pas mieux... Cependant, pourquoi, en même temps, vois-je là-bas, au diable, malgré moi, un M. de Rosny coiffé d'un bicorne, et, le coupe-chou au poing, veillant sur ce qu'il croyait être son domaine?...

M. de Rosny fut un galant homme et un ethnographe. De son vivant, il déchiffrait assez bien trois langues: la chinoise, la japonaise et la coréenne. Elles se ressemblent comme trois soeurs, du reste. Je consulte quelquefois ses livres, quelquefois seulement, parce que les savants tels que lui sont des rocs abrupts, lourds, ennuyeux, et que, pauvre ignorant, j'aime à rencontrer à droite et à gauche, au cours de mes lectures, les simples, les jolies fleurettes d'une rhétorique choisie; mais j'ai consulté ses livres, je les consulterai peut-être derechef, tout est possible... Et cela est un pont de M. de Rosny à ma personne; et cela m'autorise à le joindre dans l'Empyrée, une minute, et à lui affirmer, en mon nom et en d'autres noms, que, s'il s'agit de l'art ou d'un artiste, ce n'est, le cas échéant, ni à lui, qui n'est pas artiste, ni à son érudition que nous nous adresserons. Ce sera, de préférence, à Edmond de Goncourt, plus averti, plus affiné, ou à Philippe Burty, à Théodore Duret, Henri Vever, Gustave Geffroy, ou à MM. Revon, Focillon Louis Aubert, au groupe serré de nos peintres et de nos dessinateurs. Car, vis-à-vis de la paille dévolue à M. de Goncourt, voici la poutre que je trouve aux yeux de M. de Rosny--va pour les à peu près médiocres,--à la fin de l'étude «Un mot aux amateurs de Japoniaiseries»,--poutre devant écraser net l'illustre Hokousaï et ses thuriféraires. Nous en sommes.

Je cite, textuellement:

«Qu'on me permette un mot sur ce fameux Hok'saï, le peintre japonais «fou de dessin» dont M. de Goncourt est le panégyriste enthousiaste et au char de triomphe duquel il espère atteler le public amateur des grandes cocasseries artistiques.»

Ouf!... Récitons:

«J'aurais sans doute mauvaise grâce, moi qui ai dit plus d'une fois, comme saint François Xavier, que les Japonais étaient les délices de mon coeur, de médire sur n'importe lequel de leurs artistes et surtout sur ce brave Hok'saï dont j'ai le premier fait une courte mention dans la biographie générale de Firmin Didot, il y a une vingtaine d'années...»

Oh! si courte, si incomplète, la mention, M. de Rosny! Poursuivons:

«Hok'saï est, à coup sûr, caricaturiste drôle par moments, bizarre presque toujours. Ses nombreuses charges à outrance amusent un instant. On s'arrête quelques minutes avec plaisir sur les premiers cahiers de la Mangwa, on parcourt les autres un peu plus vite, on examine les derniers avec le pouce...»

On, c'est M. de Rosny. Poursuivons encore:

«Je n'ignore pas qu'une telle déclaration est de nature à arracher des cris d'horreur à certains bibliophiles, et, pour cause, à un bon nombre de marchands de curiosités. Aussi bien qu'eux tous, j'apprécie parfois l'ancien art japonais, mais je juge qu'on a beaucoup surfait, chez nous, quelques-uns de ses choryphées... Mais, en feuilletant les oeuvres d'Hok'saï, on a parfois la velléité de dire qu'il a réalisé l'idéal du grotesque. Hok'saï, d'ailleurs, n'est devenu un artiste hors ligne aux yeux de ses compatriotes que depuis le jour où nous nous sommes avisés de rire un peu, pas bien longtemps, de ses croquis fantaisistes et ensuite de les admirer par genre, sans mesure et à tort et à travers.»

Halte! Brisons-là cette mauvaise humeur, l'épilogue ne nous apprendrait rien de neuf. On a lu et on a déjà haussé les épaules. De quel côté sont l'ignorance et la niaiserie? Du côté des Japonisants ou du côté de l'ethnographe?... Je me demande, pour ma part, si, lorsqu'il voulut écrire son étude, M. de Rosny, traducteur d'un traité sur l'éducation des vers à soie, connaissait à fond Katsushika Hokousaï. Et je me hâte de répondre: non, puisqu'il ne s'occupa que du moindre aspect de ce Protée, du caricaturiste qui le faisait rire un peu, pas bien longtemps. Ce bon M. de Rosny n'a donc pas l'air de se douter que le brave Hokousaï est l'inventeur d'une oeuvre immense, qu'il a tout essayé et tout réussi sous des appellations diverses: Shiunrô, Tokitaro, Tokimasa, Seshin, Taïto, Katsushikano, Iitsou et Manrôdjin, le vieillard fou de dessin. Il n'a pas l'air de savoir davantage que nos impressionnistes ont enrichi leur technique de celle que nous apportèrent les artistes nippons, à commencer par Hokousaï.

Je n'ai pas l'intention de narrer l'existence de ce grand homme; maints critiques l'ont racontée avec ferveur, avec talent. Edmond de Goncourt les précéda, fut disert et renseigné autant qu'il pouvait l'être en 1896. Mentionnons néanmoins qu'Hokousaï, noué à un labeur formidable jusqu'au terme de sa très longue carrière, fut une sorte de nomade archiméconnu par les plus titrés, les plus magnifiques de ses contemporains, regardé par les autres comme un maître sans doute, mais comme un maître adonné à un petit art, à l'art vulgaire, indigne de l'art noble et de l'Histoire, ce jardin où s'étaient épanouis les rosiers de Tosa et de Kano. Grave injustice à l'égard d'un semblable historien, d'un peintre aussi parfaitement distingué de la femme, de l'oiseau, de la fleur et du paysage! C'est elle qu'avait enfourchée M. de Rosny lorqu'il s'avisa de vilipender Hokousaï. Au nom de qui, au nom de quoi osa-t-il être plus Japonais que les Japonais d'à présent? Eux, ont oublié les préventions de naguère, de l'époque où leur archipel était clos de fils barbelés, et ils admirent comme nous Français, Anglais, Hollandais.

Hokousaï illustra seul plus de cent vingt ouvrages, dont l'un, le Souiko-Gwaden, compte quatre-vingt-dix tomes; il a collaboré à une trentaine de volumes. Le tas se forme avec les livres jaunes, livres populaires; le tas grossit avec des promenades orientales et occidentales, des coups d'oeil aux lieux célèbres, des manuels pratiques pour décorateurs et artisans, une vie de Çakiamouni, une conquête de la Corée, des contes, des légendes, des romans, des biographies de héros, d'héroïnes, des trente-six et des cent poètes, avec des recueils de chansons; et le faîte se couronne par de multiples albums d'oiseaux, de plantes, de patrons à la mode nouvelle, par des livres d'éducation, de morale, d'anecdotes, de croquis fantaisistes ou d'après nature, etc... etc... Hokousaï a tout abordé, tout réussi, je le répète. Il fut abondant, varié, génial, n'en déplaise à M. de Rosny; il accumula dessins sur dessins, estampes sur estampes, nous y enseigna ses compatriotes, leurs travaux et leurs plaisirs, le peuple de la rue, celui des champs et de la mer. Il nous mena des brillantes courtisanes, soies et broderies, à large noeud de ceinture étalé contre la poitrine et le ventre, au loqueteux sordide, estropié; puis vers des apparitions, des imaginations fantastiques, les plus terribles et les plus émouvantes que je sache. Le meilleur, selon moi, des Tchou-Chin-Goura, série de planches où l'on assiste à la vengeance et au triomphe des quarante-sept fidèles Ronins, est de lui. Quel pieux hommage il rendit à la montagne sacrée du Japon, au Fuji, par le moyen du livre et de la gravure! J'ai vu d'Hokousaï quantité de sourimonos charmants, gaufrés, rehaussés d'ors et d'argentures, nombre d'éventails fragiles et délicieux, de kakémonos pleins de grâce ou d'une puissance inattaquable. L'un d'eux nous présentait Yama-Uba, mère de Kentoki, l'enfant rouge, une Yama-Uba échevelée, bleue et verte, rayon de soleil, joie du regard et de l'esprit. L'autre, chez Octave Mirbeau, figurait un aigle robuste, fauve, l'oeil implacable. Debout sur un pic, la bête avait mine d'empereur, inspectait l'horizon; elle attendait; elle était prête à jaillir, à déchirer et à dévorer toute proie. Je me souviens en outre d'avoir vu, du même Hokousaï, encadrées d'une étoffe rosâtre, deux têtes fraîchement coupées. La première, celle d'un barbon, gisait blafarde, ruisselante de sang, et la deuxième était celle d'un jeune homme, les paupières fermées, la mâchoire à peine tachée de pourpre, une mâchoire sur laquelle un petit lézard avait élu domicile, se complaisait à la dernière tiédeur du mort. Je jure aux mânes de M. de Rosny que ces trois pièces ne sentaient point la caricature, le grotesque, ne dilataient aucune rate, pas plus que les précédentes.

Pour comprendre d'ailleurs, l'art d'un peuple lointain, très particulier, il ne suffit guère d'apprendre plus ou moins bien la langue de ce peuple: il faut avoir pénétré son âme, son goût; il faut s'être fait l'écolier docile de cette âme et de ce goût. Quelques privilégiés, par hasard, don naturel, ont eu la chance d'éviter l'école, mais ils sont rares. Aux gens que hante le Japon et qui le recherchent, je conseillerai, s'ils veulent aller vite, de lire d'abord les oeuvres de Lafcadio Hearn, ce professeur anglais échoué, un matin, aux rivages du Soleil Levant, ce vigoureux observateur qui, frappé d'admiration pour la force et le vouloir japonais, devint Japonais, puis épousa une indigène. La lecture terminée,--nul ne s'y morfondra une seconde,--on peut fréquenter les artistes du précieux empire, les anciens à l'aveuglette et les quasi-modernes avec prudence. On y constatera qu'ils abandonnèrent tout à coup leurs initiateurs, les Chinois. La raison de cette volte-face?... L'amour, l'extase profonde qu'ils ressentirent à exprimer la patrie. Ils l'ont aimée passionnément; ils ont chéri sa beauté, sa clarté, ils se sont ingéniés à «reproduire sa vie par le coeur»--l'expression est de Toriyama Sekiyen, au sujet des Insectes d'Outamaro;--ils ont peint leur Japon quand il pleut, quand il vente, quand il neige, lorsqu'il s'éveille dès l'aube, ou s'agite ivre de lumière, ou dort gavé de nuit noire et au clair de lune. Les cerisiers y dressent perpétuellement leurs bouquets radieux, les pins et les bambous y foisonnent sous la brise ou dans la tempête. Affection heureuse, travail incessant! Hokousaï est le résumé d'une foule. On me désignera des peintres plus élégants, plus coloristes: il n'en est pas un de plus mâle, ayant mieux accompli ce qu'il jugea utile de nous offrir.

Pour quel but, avec, derrière eux, de tels guides, certains Japonais modernes s'acharnent-ils à nous imiter, à copier notre manière et notre plastique?... Artistes nés au pays de Kôrin et de Sharakou, gardez-vous ferme de vos cosmopolites: ils en sont à fabriquer des portraits de jolies mondaines et de messieurs tout-le-monde; ils suivent d'un pas léger les moindres de nos fabricants habituels. Ne les cultivez point: vous perdriez le contact des ancêtres, vous ne seriez plus qu'une filiation bâtarde. Visitez-nous, parbleu! continuez à nous visiter! Nonobstant, la visite bâclée, dépêchez-vous de regagner le Japon; persistez, en vue de l'effet, à ne vous servir que du trait nécessaire, à ne flanquer d'ombres ni vos personnages, ni vos maisons, ni vos arbres. Ils n'en ont pas plus besoin aujourd'hui qu'hier: absurde est le progrès qui dépouille les êtres de leurs origines. Appréciez plutôt, appréciez comme se conduisent actuellement beaucoup de vos nationaux, malgré leurs marins, leurs soldats à l'européenne, malgré leurs nouveaux riches, leurs automobiles. Le soir tombé, rentrés au logis, en famille, à la lueur des douces lanternes de chez vous, des lanternes polychromes, ne reprennent-ils point les traditions, les moeurs et les costumes d'antan?... Demeurer soi, ne demeurer que soi, pas d'idéal supérieur à cet idéal.

Artistes japonais, je vous souhaite de rester vous-mêmes. Et c'est encore, je pense, la grâce que vous souhaiterait Edmond de Goncourt, s'il devait revivre, Edmond de Goncourt, un de vos plus indubitables, de vos plus vieux amis, en France.

LÉON HENNIQUE, de l'Académie Goncourt.

Ce livre parut en mars 1896 dans la "Bibliothèque Charpentier". Il en fut tiré 30 exemplaires sur japon et 25 sur hollande.--N. D. E.

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