Bestiales provocations en Mandchourie
On sait le rôle capital joué, en même temps, en Extrême-Orient par les bandes blanches dans le but de provoquer la déclaration de guerre de l’U.R.S.S. au Japon : assauts à main armée des institutions soviétiques en Mandchourie, vastes actes de sabotage des voies du Chemin de Fer de l’Est Chinois, ponts et ouvrages publics détruits par des explosions, incursions sur le territoire soviétique.
Et à qui fera-t-on croire que cette propagande de banditisme accomplie sous la suprême direction de l’Etat-major du général Miller siégeant à Paris, par l’intermédiaire de son représentant à Kharbine, le général Dieterichs — ait pu, contre toute vraisemblance, s’accomplir sans la connivence et la complicité des éléments impérialistes japonais et de toutes les grandes puissances ? Tout cela, visiblement se tient.
Ces manœuvres ont eu en 1929, pour résultat, un conflit armé entre les généraux chinois à la solde des puissances impérialistes et l’U.R.S.S. Grâce au sang-froid imperturbable et à la réelle volonté de paix de la diplomatie et du gouvernement soviétiques, ce confit n’a pas dégénéré en guerre. Le banditisme provocateur et officieux des blancs a été jusqu’ici paralysé dans ses objectifs. Jusqu’à quand ?
Ceux qui veulent provoquer le massacre par le crime, voient grand et regrettent le temps perdu, qui aurait pu être si sanglant.
« Il fallait, s’écrie le Tocsin du 12 février 1932, il fallait commencer ce qu’il aurait fallu commencer il y a 14 ans : la guerre sainte contre le diable. Nous devons entreprendre non seulement une guerre sainte, mais aussi une boucherie diabolique ».
Le Tocsin, par l’intermédiaire de Krutchkov, secrétaire de Gorguloff, se trouvait SOUS LE CONTROLE ETROIT DE LA PREFECTURE DE POLICE, Krutchkov, agent de la Sûreté, est à la disposition du Commissaire de la Préfecture Faux-Pas-Bidet.
Mais est-il utile d’ajouter cette précision ? Même s’il n’y avait pas eu les « relations d’affaires », la liaison et les attaches qu’il y avait, entre la police française et l’émigration blanche organisée pour la terreur et pour le meurtre, n’est-il pas absolument indéniable que la police et le gouvernement de M. Tardieu étaient admirablement au courant d’un état d’esprit qui s’exprimait d’une façon si catégorique et si publique, et qui devait avoir comme aboutissement tout à fait logique l’attentat de Gorguloff ?
C’EST POURQUOI J’ACCUSE TARDIEU ET SON CHEF DE SERVICE CHIAPPE D’AVOIR ETE EXPRESSEMENT, EN FAIT, LES COMPLICES DE L’ASSASSINAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DOUMER.
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