En liaison avec l’Etat-Major et le gouvernement français
Gorguloff est peut-être une brute et un imbécile, mais, c’est, à coup sûr, EXCLUSIVEMENT UN GARDE BLANC. La farce grotesque et immonde tendant à accoler, même de travers, une étiquette rouge à ce blanc qui a tout simplement obêi au mot d’ordre vulgarisé des siens et qui se débat comme un diable pour rester ce qu’il est, tombe à plat devant la précision d’un faisceau de constatations indiscutables, celles qui établissent la carrière politique du sbire en question.
C’est le fils d’un grand propriétaire exproprié par la révolution, et qui a fondé un parti des propriétaires terriens expropriés (parti paysan vert, pan-russe, parti fasciste russe). Le programme fasciste et « nazzi » de ce parti ayant pour but la guerre avec la Russie, n’a été nullement, lui non plus, secret. Deux journaux l’ont publié : le Roul, en 1930 et la Renaissance, en 1931. Sous sa signature, Gorguloff y publiait des extraits significatifs du programme de son parti de guerre à tout prix contre la Russie Soviétique « Le premier article du programme des Verts, c’est la guerre contre la Russie actuelle ».
Gorguloff a appartenu à l’Armée Blanche comme officier cosaque. Son livret d’étudiant saisi à Monaco (où nous savons très bien qu’on ne peut séjourner qu’avec l’autorisation de la police française) porte la photographie du personnage estampillée par l’administration tsariste. Il n’a cessé de mener campagne pour la terreur blanche et, partant, AVEC L’ETAT-MAJOR FRANÇAIS ET LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS. Il était en contact constant avec Krutchkov, ouvrier chez Renault et policier, et le journaliste policier Géo London est obligé lui-même, de reconnaître, de Prague même où il est allé « étudier l’affaire », que Jakovlev, terroriste en vue, directeur du Tocsin et de la Grande Russie (blanche) et qui avait ses entrées chez l’ambassadeur français à Berlin, François Poncet était le « second » de Gorguloff. Gorguloff était notamment en relations avec Maslov, chef d’organisation blanche, et le général Miller a avoué qu’il le connaissait.
Les déclarations publiquement faites par Gorguloff : « Je voulais forcer la France à entrer en collision avec la Russie » (Journal) « J’ai vu que la France travaillait avec les bolcheviks et c’est cela qui m’a déterminé à abattre son chef » (Journal) « J’ai des amis français nationalistes (Petit Journal) « Je suis un cosaque, un patriote, je voulais forcer la France à faire la guerre aux bolcheviks... J’ai tiré parce que la France aime les bolcheviks »… ajoutées à tout ce qu’il a écrit d’autre part dans la presse blanche et qui se résume dans cette formule signée de lui : « La guerre voilà le salut pour les émigrés russes. VIVE LA GUERRE » ne sont manifestement que le reflet des provocations de la vaste organisation blanche, repaire d’espionnage, de provocations, de fabrications de faux et de bombes, de préparations d’attentats et dont la raison d’être finale est de mettre les grandes puissances en état d’hostilité et de guerre avec l’U.R.S.S.
On voit ce que valent les larmes de crocodile des Russes Blancs lorsqu’a été démasqué le rôle joué par un des leurs, agent les plus dociles et les plus cyniques.
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