« Tue ! »… et l’on assassine…
Tel est, en grandes lignes, le réseau. Telle est la tâche de lèpre blanche qui se cramponne et s’étend, par son infection même, sur tous les pays, et spécialement dans le nôtre.
La question se pose pour tous les gens dont le sens est droit et la conscience propre, de savoir s’il n’est pas honteux pour une grande puissance qui se targue d’honneur public, non seulement de collaborer avec ce redoutable ensemble parasitaire dont le but est de saper et d’ensanglanter une nation avec laquelle cette puissance a des relations diplomatiques officielles, mais même de le tolérer ?
Mais il faut aller plus loin, et montrer le sens exact que prend actuellement le terrorisme des émigrés blancs, organisé avec l’aide des polices gouvernementales et des gouvernements policiers.
Ce terrorisme, en dehors de ses appels à la guerre, a d’abord exercé des attentats contre les personnalités (personnalité) soviétiques.
Les excitations directes au meurtre ont été multipliées du genre de celle qui a été lancée par le métropolite Antoine.
Ce saint homme déclare — et écrit — en novembre 1930 dans son bulletin :
« Peuple russe ! le Diable rouge a engagé un combat décisif contre notre foi... Cela ne peut pas être ! Notre flambeau ne s’éteindra pas. Debout pour la foi du Christ. Tue les communistes ! Tue le serpent à la tête. Ne laisse pas vivre non plus les enfants du serpent ! La terreur populaire, c’est le glaive de Dieu ».
Des appels de l’espèce de celui-ci — que je cite entre cent avaient déjà retenti et avaient été entendus : Voroski assassiné à Genève par Conradi ; Voïkov, ambassadeur, assassiné à Varsovie ; Chapochnikov assassiné à Moscou ; tentative d’assassinat contre Anikiev, représentant commercial à Tokio, contre Staline, contre Litvinov, contre Dovgalevski (et ici il me faut épingler l’infamie de la Liberté qui, après un attentat contre un employé de l’ambassade soviétique que l’agresseur avait pris pour l’embassadeur, publia la photographie de celui-ci avec cette légende : « Le camarade Dovgaleveki : Ne vous trompez plus désormais », etc., etc.
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