30 janvier.
A présent nous savons pourquoi Paris a dû subir si brusquement son sort. Encore une fois nous n’avons plus d’armée ! Tandis que celles de l’Ouest et du Nord sont en retraite, celle de l’Est est en déroute. Le malheureux Bourbaki, harcelé, dit-on, par les exigences, les soupçons et les reproches de la dictature de Bordeaux, s’est brûlé la cervelle. Aucune dépêche ne nous en a informés, les journaux que nous pouvons nous procurer le disent timidement dans un entrefilet. Mais on le sait trop à Versailles, et devant l’évidence Jules Favre a dû perdre tout espoir.
Ce nouveau drame est navrant. Celui-là ne trahissait pas qui s’est tué pour ne pas survivre à la défaite !
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