Nohant, 1er janvier 1871.
Pas trop battus aujourd’hui ; on se défend bien autour de Paris, Chanzy tient bon et fera, dit-on, sa jonction avec Faidherbe, que je sais être un homme de grand mérite. Bourbaki dispose de forces considérables. On se permet un jour d’espérance ! C’est peut-être le besoin qu’on a de respirer ; mais que peuvent d’héroïques efforts, si les causes profondes d’insuccès que personne n’ignore et que nul n’ose dire augmentent chaque jour ? – Et elles augmentent !
Pour mes étrennes, Aurore me fait une surprise ; elle me chante une romance que sa mère lui accompagne au piano, et elle la chante très bien. Que c’est joli, cette voix de cinq ans !
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